Gods Games

Sommes-nous les jouets des dieux ?
Dans ce forum RP, des rencontres crues impossibles pourront avoir lieu
entre d'illustres ressuscités et des personnes de notre siècle

 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La Renarde

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: La Renarde   Dim 1 Avr - 18:52

Une histoire en dix chapitres


  • Amiko était sortie ce matin, pour une simple promenade. Elle s'était préparée avec soin, car elle aimait soigner les détails. Mince et d'apparence très délicate, elle ressemblait à une adolescente de quinze ans, une sorte d'incarnation de l'innocence. Mais la demoiselle avait vingt et un ans et n'avait plus rien d'une innocente.


    Armée de son ombrelle pour protéger sa peau laiteuse du soleil d'été, marchant à petits pas à cause de l'étroitesse de sa robe, elle se dirigeait vers le fleuve qu'elle aimait tant. Mais ses pas firent un détour et elle longea les murs de la prison de la ville.

    Elle s'arrêta devant cet endroit sinistre et songea à son père qui y attendait la mort pour un crime de plus. Elle s'étonna de ressentir aussi peu d'émotion. L'image de la petite fille de huit ans qu'elle fut lui revint en mémoire. Le jour où elle fut vendue par son père, pour payer ses dettes, restait présent dans son esprit. Mais ce souvenir appartenait à une autre vie. Elle espérait simplement que le bourreau s'y prenne à plusieurs fois, mais elle n'aurait pas cette chance. L’exécuteur de la ville était un artiste et son père aurait une mort propre.

    Elle reprit sa marche vers le fleuve, l'esprit ailleurs. Quand son attention fut éveillée par un homme marchant dans sa direction. A sa démarche pleine d'arrogance, elle reconnut un samouraï, bien avant de distinguer ses sabres. Elle vit sur lui l'insigne de Satsuma, l'un des clans les plus prestigieux du pays. Elle se rappela les histoires qu'on racontait sur ces guerriers redoutables. On glorifiait leur école du sabre, et les guerriers supposaient que la faiblesse des femmes était contagieuse. Elles devaient être fuies comme la peste.

    Amiko, dans un sourire, eut envie de vérifier cela. De sa démarche la plus modeste, elle se dirigea vers l'homme. Allait-elle ébranler un guerrier si déterminé ? L'homme sortit de ses pensées pour réaliser qu'une femme allait le frôler. Alors, Amiko vit cet homme faire un grand détour et partir en courant.
    La jeune femme resta un instant stupéfaite, puis partit dans un éclat de rire.
    La journée s'annonçait intéressante.

    C'est l'esprit encore joyeux qu'elle arriva au fleuve pour y trouver de la fraîcheur. Elle adorait s'y baigner depuis ses six ans et aucun cours d'eau n'avait de secret pour elle. Elle trouva un endroit tranquille pour se déshabiller et une fois nue, elle chercha un endroit pour entrer dans l'eau. Un bruit la fit se redresser pour qu'elle découvre sur l'autre rive, un homme nu comme elle et qui se préparait à se baigner. Elle eut juste le temps de se cacher. Ce n'était pas par timidité mais juste par... curiosité.

    Après son entrée dans l'eau, l'homme fit quelque brasses en direction du centre du fleuve, ignorant que s'y trouvaient les courants les plus forts. Amiko vit l'homme s'affoler puis disparaître sous une vague. Amiko se révolta devant une mort aussi stupide et sans réfléchir, elle se jeta à l'eau, se servant de sa connaissance des courants pour rejoindre l'homme qui coulait déjà. Elle parvint, après bien des efforts, à tirer son grand corps vers la rive. Elle le contempla alors, très fière d'elle. Sa poitrine se soulevait et elle en conclut que la mort n'avait pas voulu de son inconnu. Elle vit les affaires de cet homme à proximité. Elle reconnut la tenue d'un samouraï, ainsi que les insignes de Satsuma. Cette découverte la fit sourire. En une matinée, elle venait de croiser deux spécimens différents de ce clan, particulièrement stupides l'un comme l'autre.
    Elle se leva pour examiner cette tenue forcément guerrière de plus près. Elle y trouva, soigneusement protégée, une paire de sabres splendides. Dans un sourire, elle se dit qu'elle méritait bien une rétribution pour avoir sauvé un idiot. Ces sabres devaient valoir une petite fortune au marché noir. Son samouraï tenterait peut-être de la poursuivre mais elle serait plus rapide que tout ces lourdauds. Alors, tenant d'une main son nouveau trésor et de l'autre ses vêtements, elle disparut comme si des démons la poursuivaient.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Chapitre 2   Lun 2 Avr - 13:36



  • Jiro reprit conscience sur ce qui semblait étre une couche de feuillage, sous un abris de fortune. Aprés un regard circulaire, ses yeux croiseraient ceux d'une vieille femme. Cette dernière baissa la tète humblement.

    "Vous étes bien vivant."

    Jiro considera ses vétements roulés en boule à ses pieds.

    "Pourquoi t'inclines tu?
    - Vos mains ont souvent tenu des armes, ça se voit. Je choisis la prudence."

    Jiro s'assit et chercha à rassembler ses souvenirs. Il avait faillit mourir de la manière la plus stupide qui soit et cela était impardonable. Son sauvetage lui revint en mémoire et la honte le gagna. Une pensée le traversa. Celle d'une femme se vantant de ce sauvetage, et comme preuve, exibant...ses armes.

    Il se leva comme un fou, et retourna ce qui lui restait d'affaires.

    "Ou est le reste?".

    Dans sa colère et sa frustration, il avait saisit la malheureuse à la gorge. Il se força à respirer lentement et se rappela qu'il devait sans doute la vie aussi à cette vieille femme. Il la rejetta.

    "Ou sont mes armes?
    -Je n'ai trouvé que vos vétements".

    Il la lacha de dépit et sortit vers la berge. La vieille femme le suivit à une distance prudente.

    "Qui es-tu?"

    Il ne chercha pas à se retourner.

    "On m'appelle Oka. Je vis dans une baraque un peu plus bas.
    -Comment fais-tu pour vivre.
    -Je vis de récupération".

    Jiro se tourna vers elle, animé d'une certaine hostilité.

    "Quel genre de récupération?
    -Le fleuve me nourrit mais il porte aussi toutes les ordures possibles. Elles peuvent etre encore utiles.
    -Quelles ordures?"

    Elle le regarda, se demandant si continuer était prudent.

    "Hier, le corps d'un homme a été rejeté sur la rive. Il était lui aussi samourai. Il avait été tailladé.
    -Qu'as tu récupéré?"

    Malgrés le mépris évident qu'elle sentait. Elle continua.

    "Son argent et ses armes."

    Aprés un long silence:

    "As-tu toujours les armes?
    -Oui.
    -Montre les moi!"

    Le ton employé était sans réplique. C'était le ton d'un homme absolument habitué à se répéter. Aprés quelques centaines de pas en suivant la berge, ils arrivèrent en vue d'une misérable cabane. Oka y entra seule, et resortit avec un long sac. Jiro s'en empara et défit le tissu qui entourait grossièrement deux sabres, l'un court et l'autre trés long. Leur état était déplorable.

    "Que reste-il du samourai?
    -Rien que cela."

    Jiro ne voulut rien savoir de plus. Car il aurait surement tué cette femme. Reportant son attention vers les armes, il adressa une prière muette au mort. Et s'engagea à ne se servir du sabre qu'une fois. Sa tache accomplit, il ferait don de ces armes à un temple, pour le repos du mort.

    "J'ai vu prés de la berge un petit arbre que je vais tailler pour m'en faire un baton assez solide pour fendre un crane."

    Oka regarda le guerrier incrédule. Et Jiro sourit pour la première fois.

    "De la d'ou je viens, un sabre de bois entre de bonne mains, vaut un sabre d'acier."
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Le Dojo   Mar 3 Avr - 10:52

  • L'aprés-midi s'avançait, et les combattants continuaient l'entrainement au sein du dojo. Shiro observait les membres du Dojo s'exerçant. Un certain ennui commençait à le gagner. Jusqu'à ce que son adjoint se pencha à son oreille.

    "Un homme demande à être reçu. Sans doute un ronin."

    Il déplorait la présence de ces samourais errants et sans maitre, responsables de trop de trouble.

    "Que veut-il?
    -Apparemment, il souhaite un engagement."

    Sous doute un ronin affamé, cherchant un engagement dans la police.

    "Emmène le."

    L'inconnu fut amené.
    Il étonna d'emblée Shiro par sa taille au dessus de la moyenne et le sabre de bois porté au coté, à la place du katana, signe de reconnaissance de tout guerrier. Par sa manière de se déplacer, et les mouvements de son corps, Shiro devinait chez l'inconnu, une certaine habitude des armures. Ses vêtements misérables ne parvenaient pas à dissimuler sa nature.
    Il se demandait si il n'avait pas ouvert la porte à un renard.

    "J'ignorais qu'un engagement dans la police pouvait attirer un ronin. Quel est ton nom et d’où viens-tu?"

    Le jeune homme prit son temps en considérant l'assistance.

    "Je me nomme jiro Higaonna, j'appartiens à Satsuma. j'ai quitté Okinawa, il y a un mois. Je n'ai aucun bien, aucune famille et je souhaite servir."

    Shiro sourit:

    "Un samourai de Satsuma servant le shogun pourrait-être un spectacle intéressant".

    Après une hésitation.

    "Tu portes vraiment ce bout de bois comme arme. Mais je me trompe peut-être?"
    -Offrez-moi un adversaire."

    Son visage restait de marbre.

    Shiro tendit la main vers un subalterne nommé Taho et resté en retrait jusque là. Ce dernier se leva pour saisir un sabre d'excercise. C'était un jeune homme de taille moyenne, animé d'une grande retenue des qu'il entra sur le dojo. Sa posture, pour un regard non-initié, interdisait d'affirmer si sa timidité cachait une grande force ou une grande peur.

    Il ne sembla pas que ce doute traversa l'esprit de Jiro. La garde qu'il choisit était haute et semblait l'exposer complètement. Taho s'y engouffra, visant de la pointe de son sabre le ventre découvert. Mais tout ce qu'il rencontra, fut le vide. Son adversaire s'était dérobé. Il avait comme plié.
    Jiro reprit l'initiative avec son sabre de bois parfaitement en main et présenté par son revers. Il heurta de plein fouet le ventre de Taho. La violence du choc força ce dernier à tomber à genoux. Si Jiro avait eut un véritable katana, Taho aurait vu ses intestins se répandre sur le sol.

    Jiro se dirigea vers Shiro, sans un regard vers l'homme à terre.

    "Ai-je été convaincant?
    -Je croix que oui. Approche."

    D'un signe, il l'encouragea à s'assoir. Et poursuivit sur un ton plus confidentiel:

    "Maintenant, dis moi le pourquoi de ton engagement."

    Jiro resta un instant silencieux

    -Je cherche une femme."

    Shiro ne s'y attendait pas.

    "Elle m'a volé quelque chose d'essentiel pour moi."

    Et encore moins à cet aveu fait d'une voix sereine.

    -Tu as une certaine valeur en tant que combattant. Mais l'homme que j'engage ne doit pas servir ses propres intérêts.

    -Mes intérêts rejoignent ceux de l'ordre public. Alors quelle importance qui je poursuis."

    L'image d'un renard traversa de nouveau l'esprit de Shiro, puis il en chassa l'idée.

    "Des demain matin, tu te présenteras à nouveau et tu recevras les insignes de ta nouvelle charge."
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Le Conseiller   Ven 6 Avr - 10:45

  • Jiro considéra cette journée de service avec un certain ennui. Aprés avoir été consigné au dojo durant les jours précédents, ou l'on avait testé son degrés de motivation. Il se retrouvait cette nuit là, converti en garde du corps pour un notable probablement influent, un certain conseiller Otomo.

    Ce dernier avait voulu voir de prés une curiosité dont tout le monde parlait: le kabuki. Une nouvelle forme théâtrale, inventée par une prêtresse et jouée par des femmes.

    Jiro et un autre samourai, encadraient le petit fonctionnaire totalement excité par le spectacle de ces femmes travesties en homme. Jiro laissa son compagnon rappeler à cet homme sans dignité, que les actrices n'étaient pas des prostituées.

    Il vivait mal en tant que samourai, de devoir veiller à la sécurité d'un individu dont la position et le pouvoir semblaient reposer sur une fortune probablement colossale. Il ignorait le pourquoi de cette escorte. Ses supérieurs avaient sans doute contractés toutes sortes de dettes. Et le petit homme devait les persécuter.

    Jiro quant à lui, suivait distraitement la pièce de théâtre, contant l'histoire d'amour sans espoir, d'un samourai et d'une fille du peuple. Les larmes de ces amants de théatre le laissait stoïque, il préférait laisser ses pensées dériver.

    Il ne sut à quel instant précis, son esprit fut piégé par un détail. La figure du "samourai " qu'il voyait s'agiter sur scène, possédait quelque chose qui n'avait rien de théâtral. Son regard entrainé, avait reconnu à la ceinture du personnage, une véritable paire de sabre. ... la sienne...

    Des cet instant, la pièce lui sembla extrêmement longue. Pendant qu'il travaillait à maitriser les battements de son coeur, il consacra toute son attention sur le "samourai" de théâtre. Il lui semblait bien petit. Il chercha avec attention, tous les détails qui pouvaient trahir une femme.

    Une perruque masculine l’empêchait de contempler la longueur de ses cheveux et le plastron de soldat masquait sa poitrine. De plus sa voix lors des chants, était profonde. L'illusion était parfaite.

    Lors de l'intermède musicale de fin accompagnant la mort des amants, le conseil Otomo se pencha vers Jiro, et d'une voix qui masquait mal la curiosité malsaine:

    "Je souhaite me rendre dans les coulisses pour féliciter de si charmantes demoiselles.
    -Comme il vous plaira." Et pour lui-même, il se promis de féliciter en personne, le jeune "samourai" pour sa performance.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Renarde   Sam 7 Avr - 16:44

  • Les coulisses du théâtre ressemblaient à une ruche qu'on aurait dérangé, et Jiro fit appelle à tout son sang froid pour ne pas tailler son chemin par la violence. Le conseiller Otomo papillonnait, visiblement surexciter par la présence de ces artistes aux physiques ambigus. Il était tout à fait ravi par cette pièce de théâtre où les sexes étaient inversés. Totalement imbibé d'alcool, il murmura à l'oreille de Jiro si il trouvait le jeune samourai de théâtre à son gout.

    "J'ai pris le temps de vous observer lors de la représentation. La jeune personne sous cet attirail de théâtre semble diablement vous intéresser. Mais vous n'avez sans doute pas reconnu une femme."

    Il partit d'un grand éclat de rire, trés satisfait de son propre esprit. Et Jiro se dit que même si cet individu bénéficiait de protections puissantes, lui samourai, n'aurait qu'à payer une amende symbolique si d'aventure, il le tuait.

    Mais il penserait à cela plus tard, il avait à cet instant une autre priorité, trouver une demoiselle travestie en homme, qui avec sa chance se trouverait dans les loges les plus éloignées.

    ____


    Amiko retirait soigneusement le maquillage blanc de son visage. Cette opération lui permettait de laisser ses pensées divaguer et de songer à la représentation. Elle revoyait en pensée les visages de certains spectateurs. Elle n'avait pu manquer le regard lubrique du conseiller Otomo.

    Certaines actrices lui avaient décrite par le détail, les habitudes et les vices de cet individu. Amiko réalisait qu'elle aurait choisi la misère noire, à l'enfer d’etre entretenue par un pareil détraqué. Elle savait qu'elle allait devoir s'éclipser très vite, car il ne tarderait pas à trouver le chemin de sa loge. Il valait mieux qu'elle soit vide, il serait simplement frustré...elle espérait que cela ne le rendrait pas trop dangereux.

    Le visage soigneusement démaquillé, la chevelure sagement tirée en arrière, elle avait encore autour de la poitrine la bande de tissu qui la comprimait. Le corps protégé par un kimono masculin, elle ressemblait à un adolescent. Elle se regarda dans une glace, parfaitement satisfaite du résultat. Elle se décida à entrouvrir la porte pour découvrir la cohue qui régnait à l’extérieur. Elle put voir les habilleuses, les figurants et les musiciens, joyeusement mélangés et tout au bout du couloir, elle vit le conseiller poussant des cris aigus pour se faire un chemin.

    Le spectacle aurait pu lui donner envie de rire, alors pourquoi ressentait-elle ce sentiment de peur...Elle comprit que ce sentiment était provoqué par la haute silhouette, derrière le conseiller. Le samourai qui semblait étre son garde du corps, évoquait à la jeune fille un sentiment famillier.

    Et tout ce qu'elle avait appris durant les années où elle fut traquée, allait sans doute lui sauver la vie. Ses sens de fugitive lui révélèrent une évidence. Le samourai qui servait de garde du corps au conseiller était son samourai...celui qu'elle avait sauvé...et volé en même temps...elle ne devait donc n'en espérer aucune reconnaissance. Le sabre volé qui était encore dans sa loge, était là pour lui rappeler qu'un samourai n'existait pas sans son sabre. Elle savait sans l'ombre d'un doute, qu'il la tuerait pour avoir oublier ça.

    Elle referma la porte avec précipitation. Elle s'empara du sabre et l'attacha dans son dos. Elle monta sur une table pour soulever la trappe qui se trouvait au plafond. Et avec la souplesse d'un chat, elle s'y glissa. Elle se retrouva sur les toits, et se mit à courir pour échapper à l'admirateur qui voulait faire d'elle sa maitresse et l'autre, qui voulait très certainement la tuer.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Renarde   Sam 14 Avr - 17:06


  • Amiko courait comme si les démons étaient sortis de l'Enfer rien que pour elle. La capitale avait des rues étroites et elle avait confiance en sa souplesse. Elle avait le sentiment de glisser, tant la course était facile. Elle ignorait qu'au même instant une silhouette la suivait, peut-être avec une certaine peine, mais avec une détermination furieuse. Elle ignorait qu'en s'enfuyant avec le sabre, elle venait de commettre une faute. Car l'arme accrochée dans son dos brillait d'une lumière propre, et indiquait parfaitement à son maitre ou la trouver.


    Amiko, avec beaucoup d'énergie, parvint à atteindre les faubourgs de la ville. C'est à cet instant qu'une pluie, aussi forte que subite, s'abattit sur la ville. Cette situation sembla lui offrir une relative protection. Elle s’arrêta sur un pont, jugeant le moment favorable pour reprendre sa respiration. Quelques secondes suffirent pour qu'une main puissante s'abatte sur son épaule. Amiko laissa échapper un cri de surprise et de douleur. Elle se retourna pour se trouver face à des yeux noirs brillants.

    "Enfin, je peux voir ton visage..."

    Amiko tenta de sortir par la force, de cette fascination qui s'installait. De sa main libre, elle tenta de le repousser. Son effort était ridicule et fit rire le grand samourai. Vexée et furieuse, elle changea de tactique et mordit violemment la main qui lui tenait le bras. Surpris, il la secoua. S'en suivit, une bataille désespérée pour la jeune femme. Pendant un bref instant, elle se libéra mais légèrement déstabilisée et glissant sur des flaques d'eau, elle se sentit partir en arrière. Et entraina malgré elle le poids de l'homme dans sa chute. L'un et l'autre eurent la surprise de sentir la rambarde de bois céder sous leurs poids. Et en quelques secondes, l'un et l'autre se retrouvèrent à l'eau. La pluie violente avait fait monter le niveau du fleuve.

    A cet instant, Jiro crut que les dieux l'avaient maudit, quand il se sentit couler vers le fond, ses vêtements alourdis par l'eau. Forcé de lâcher sa proie, il lutta pour revenir à la surface, mais en vain, le poids de l'eau l'entraina vers le fond et il ne tarda pas à perdre conscience.

    Il ignora le temps qui s'était écoulé avant de reprendre conscience. Il sentit toujours tomber sur son visage une pluie violente, et quand il ouvrit les yeux, il connut sa punition pour ne pas s’être noyé. Ce fut le visage rieur de la jeune fille penché sur lui.

    Triomphante, elle posa à coté de lui son précieux sabre.

    "Tiens je te le le laisse pour te rappeler que je suis plus forte que toi."

    Elle se levait déjà, et s’apprêtait à courir, quand elle sentit une main l'agripper brutalement à la cheville. Elle tomba en avant, et le jeune samourai se redressa pour se jeter sur elle.

    En un instant, les deux corps se mirent à lutter dans la boue.

    "Ordure. Je t'ai sauvé la vie. Laisse-moi partir."

    A son grand désespoir, elle entendit sa voix sonnait comme une supplique. Elle sentait le poids de cet homme sur elle et ses mains plaquant ses bras au sol. Et cette sensation la terrifiait et la paralysait.
    Et elle n'était pas assez innocente pour ignorer le désir de l'homme contre elle. Elle était en train de calculer le prix de sa survie, quand l'homme se redressa brusquement. Il retira sa ceinture et la força à se placer sur le ventre, il ramena ses bras derrière son dos et l'attacha, puis la redressa sans ménagement.
    Et prononça d'une voix à peine tremblante:

    "Tu es en état d'arrestation."
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La Renarde   Mar 17 Avr - 18:19



  • Shiro contemplait son jeune subordonné depuis un long moment. Jiro avait répondu à la convocation, mais ne semblait pas particulièrement nerveux. Shiro avait espéré que le silence mettrait mal à l'aise le jeune homme. Mais il n'en était rien, le jeune samourai demeurait impassible.

    Shiro se décida à rompre le silence:

    "Le sort de cette femme a-t-il une importance pour toi?"

    Jiro leva enfin les yeux:

    "Oui." Jiro retomba dans le silence, au grand agacement de Shiro.

    "En tant que voleuse, elle recevra la bastonnade. Pour avoir volé un samourai, il y aura peut-être cinquante ou soixante coups de matraque...cela dépendra du juge. Mais je n'ai pas le souvenir d'une femme s'en sortant indemne...

    -Que sait-on d'elle?

    -Rien du tout...j'ai entendu dire qu'elle est une véritable furie. Les gardiens sont obligés d'utiliser des filets pour bêtes sauvages, pour espérer l'approcher...et j'oubliais...on raconte qu'elle te maudit."

    Un sourire passa sur le visage de Jiro. Et pour la première fois, le jeune homme baissa la tète de manière humble.

    "J'ai une demande à faire. Et je vous implore de l'entendre."

    Le ton surprit Shiro.

    "Je t'écoute.
    -Je ne désire pas que cette femme soit bastonnée. Il semble que je sois le seul à qui elle ait fait tort."

    Il sembla hésiter. Shiro crut même un instant qu'il rougissait.

    "Je souhaite épouser cette femme."

    Shiro avait rarement était aussi stupéfait.

    "Tu as des méthodes particulières pour te trouver une femme."

    C'est tout ce qu'il parvint à dire pour commencer. Alors que Jiro attendait une réponse, il se décida:

    "Tu as et j'en suis certain, un avenir prometteur dans la police. Une telle alliance me semble dangeureuse pour ton avenir. Pense à ton clan et à ton statut de samourai"

    Jiro redressa la tète et Shiro y vit quelque chose qui ressemblait à de la colère:

    "Je n'ai plus de clan, et si je dois en avoir un, il commencera avec celle qui sera ma femme. Quand à mon avenir..." Il sembla prendre de réfléchir. "Je fais confiance dans le destin."

    Shiro se mit à réfléchir:

    "Et bien si l'avenir ne t'angoisse pas. Moi, je suis curieux de voir si cette femme choisira la bastonnade ou bien toi."
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La Renarde   

Revenir en haut Aller en bas
 
La Renarde
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Déesse? Renarde? ou Sorière? [libre]
» Patrouille. [PV : Nuage de Renarde, Nuage de Rêve et Folie des Hibiscus].
» Présentation -- Lyrrha, la Renarde qui ressemblait à un Chat -- [OK]
» Le journal d'une renarde (Kira)
» Des amis~

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Gods Games :: Hors Jeu-Animations :: Vos talents :: Vos écrits-
Sauter vers: