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 Guerre ou Paix?

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Manakiel Emmanuel

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Messages : 117
Date d'inscription : 26/02/2012

MessageSujet: Guerre ou Paix?    Mer 20 Juin - 18:38

Devoir annoncer à Jeff, son « frère » que le Haut Lieu le bannissait aurait pu réjouir Emmanuel s’il avait eu un soupçon d’âme perverse. Au contraire, Manakiel obéit en soupirant, navré.
Maintenant qu’il était seul maître de la forteresse, le jeu avait perdu tout son sel. Tout ? Pas vraiment mais beaucoup.


*Pauvre Bérith… Réduit à la condition humaine, il ne s’en sortira jamais…*

De près ou de loin, Manakiel surveilla attentivement ce qui se passait au village bâti par ses soins.
Au début, il pleura presque devant le désarroi de son frangin. Paumé et muet, Jeff se débattit comme un beau « diable » pour surnager dans les éléments déchaînés. Recueilli et porté au centre médical il fut rapidement l’objet d’attentions particulières. Il était beau gosse mais quand même ! Pourquoi tant de femmes le réclamaient-elles en compagnon ? Fallait-il qu’elles se sentent seules, ces dames…
La palme échut à Miss Borija qui le revendiqua avec moult détails à l’appui.
Les suites amusèrent épisodiquement Manakiel. Jeff en débardeur ? Poilant ! Jeff adoptant un chien ? Étrange. Jeff fraternisant ? Surprenant !
Se pourrait-il que son frère s’adapte si vite et réagisse en conséquence ?
Un contrat fut passé avec l’ « ange » gardien qu’Emmanuel s’était choisi. Il n’était que justice que celui-ci puisse enfin jouir d’une vie « normale » après de loyaux services. Un allié direct n’était pas à négliger surtout quand on savait qu’une certaine personne disposait à présent de pouvoirs dépassant l’imagination.

Tout à son observation du village et de ses remous, Manakiel avait un peu négligé d’autres aspects des mondes créés. Il blêmit quand il vit ce que certains historiques préparaient.


*Les leçons de l’Histoire ne servent donc à rien ? *

Cela contrevenait singulièrement avec ses plans.
Des factions s’organisaient, des chefs pointaient leur nez, prêts à en découdre avec tous.
Pourquoi Manakiel s’intéressa-t-il plus à ce groupuscule plutôt qu’à un autre ? Dangerosité suspectée ? Attirance envers la meneuse ?
Rares étaient les femmes capables de subjuguer les masses. Il aurait peut-être dû s’y attarder plus tôt. La reine d’Egypte dont il n’avait que survolé l’avancée avait fait du chemin depuis sa résurrection. Elle en avait recruté du monde, et pas des moindres !
Du mécréant de bas étage au fils de noble souche, elle s’était constitué une petite armée.
Son but : raser toute opposition à son règne totalitaire.


*Eh m***e !*

Y mettre un frein immédiat n’aurait demandé qu’un claquement de doigt qu’il n’exécuta pas.
Curiosité ? Lassitude ?
Puisque Jeff était muselé et que son « ange » veillait au grain- pour autant que Lucrèce puisse être comparée à de l’ivraie -pourquoi rater l’occasion de se mêler au peuple ?
Pour capter l’attention de la splendide Égyptienne, il devrait faire fort.
Qui choisirait-il d’investir en esprit et en corps ?
Attila vaquait dans un coin nettement éloigné des tribulations de la belle, Napoléon Bonaparte dans un autre… Alexandre ? Ah non ! Ses mœurs allaient à l’encontre des idées de Manakiel pourtant large d’esprit. Un moment, l’élu pencha pour Ramsès II. Si les origines rapprochaient ceux-là, la reine aurait tôt fait de lui reprocher bien des choses.
Emmanuel se creusa les méninges en quête d’un véritable stratège capable de s’immiscer en douce tout en s’imposant en force.
Le candidat idéal, il le découvrit en plein combat contre une bande de primitifs assoiffés de sang.
Sans doute cet ex-général de l’armée américaine aurait-il préféré posséder un fusil-mitrailleur plutôt que ce glaive antique durement acquis…
Il était parfait…


Avec sa dizaine d’hommes dévoués sur les talons, glaive au flanc, George Patton se présenta au campement de la reine d’Egypte rebelle. On lui barra l'accès? Il dégaina et trucida, sans sourcilier, les opposants sur son passage :

Vauriens ! Va-nu-pieds ! Empotés ! Qu’est-ce que c’est que cette organisation de chiotte ! Je veux voir votre chef !

Une troupe nombreuse, dépenaillée, tenta de s’opposer. Le glaive sanglant se levait encore quand une voix suave s’éleva. Relevant un sourcil en accent circonflexe, Patton toisa la nana qui lui rendait la pareille. Il soutint son regard pourfendeur :

...George Patton, général de l’armée américaine. À qui ai-je l’honneur ?... Rien que ça ? … Non, je ne suis pas impressionné. On cherche un stratège dans le coin à ce qui se dit. Je m’emmerdais, je suis venu… Entre nous, si vous comptez l’emporter avec cette bande d’enfoirés, vous repasserez !... Qu’à cela ne tienne ! Bon vent !

Elle lui signifiait une fin de non recevoir pas piquée des vers, Manakiel s’en ficha. Trois gorges tranchées plus tard en s’en allant, elle demandait à parler posément en exigeant, toutefois, à ce qu’il daigne se décrasser d’abord.
L’odeur de la sueur et du sang incommodait cette reine ? On n’était pas sorti de l’auberge avec de tels principes… tant mieux.
Des servantes empressées s’occupèrent de la carcasse musclée qu’Emmanuel avait investie pour lui dispenser bien des attentions auxquelles il ne répondit pas.
Récuré et rasé de frais, une tunique immaculée sur le dos, Manakiel-Patton fut introduit sous la tente de la belle aux yeux allongés de khôl.
Hautaine et dédaigneuse, posée sur des coussins de satin, elle ne mâcha pas ses mots mais si elle s’attendait à des révérences, ce fut raté
:

… En ai rien à cirer de vos revendications. Suis chef de guerre. On m’a dit que vous en prépariez une. Je suis preneur à MES conditions... Mes références ? Pour le CV, vous repasserez. Je ne suis pas ignare, je sais qui vous êtes, vous ne pouvez pas prétendre en savoir aussi long que moi… Tout ce que je vois ici me fait vomir. Une armée, cette bande d’empaffés ? À d’autres… On va faire un deal, un accord, un pacte, si vous préférez. Je forme vos gars pendant deux mois. Si vous n’êtes pas contente au bout du compte vous me virez, frais compris, ça marche ?

Une main gracile et laiteuse s’allongea vers ses lèvres. George Patton avait reçu suffisamment d’éducation pour savoir pratiquer le baisemain sans gaucherie. Il aurait préféré un tope-la ferme m’enfin…
On discuta boutique : il obtint carte blanche.

Sitôt sorti de la tente, Emmanuel demanda à voir les « officiers » en place. Ils furent trois à se présenter sous la tente qui serait le QG réclamé. De chacun, il exigea un curriculum complet.

Beau gosse, un peu fluet, un certain Comte Anselme De La Tour prétendit avoir lutté vaillamment au siège de La Rochelle. Le massif et courtaud Hord-Ger grogna quelque chose que Manakiel capta comme une participation à la Guerre des Gaules où, apparemment, il n’avait pas fait long feu.
Midgard le sanglant, un géant hirsute, se réclama du peuple Vikings et son arme favorite était le marteau.

* Qu’est-ce que je vais faire avec de tels ignares !*

Une seule solution :

Vous êtes virés ! Qu’on fasse entrer mes potes Ed et Walt.

Ceux-là parlaient la même langue que le Patton du fleuve : la violence.


On a un défi de taille, mes p’tits gars. Faut dresser cette bande d’abrutis. On va les « auditionner » un à un. Virez les flemmards qui ne savent même pas tenir un bâton correctement, gardez uniquement les recrues potentiellement valables. On les bastonnera, leur pissera dessus, les fera rendre leurs tripes jusqu’à en faire de vrais combattants. S’ils résistent, tranchez les gorges. Allez !

Qu’est-ce que c’était marrant ! Flanquer une trouille pas possible à ces ploucs amusa énormément Manakiel. Ils y tenaient tant à leur fil de vie, ces idiots ! Aucun d’eux ne savait ne rien risquer dans l’aventure, bonne chose.

Après plusieurs heures d’extermination massive de ses troupes, Cléopâtre déclencha ses foudres, mandant, sur-le- champ, son chef de guerre qui haussa les épaules face au troufion de service :


Dites à votre maîtresse de prendre un bain de lait d’ânesse. Elle peut l’avaler, s’y noyer si elle veut. Je fais mon boulot, bordel !

De loin, Manakiel rigola en voyant la belle piquer sa crise. Elle se mordrait ses jolis doigts d’avoir fracassé tant de bibelots ! Il la dédaigna le reste du jour, travaillant sans relâche jusqu’à la nuit.
Par veine, on dénombra foule de déserteurs ce qui simplifia la sélection de la future élite.
Manakiel ignorait la fatigue. Il crut bon d’arrêter les frais afin de ne pas éveiller de suspicion. Les humains étaient obligés de récupérer un minimum de temps pour être en forme le lendemain.
Il entra dans sa tente personnelle en coup de vent, réveillant les deux servantes attachées à son service. Bain, massage, repas ? Pourquoi pas ?
Allongé sur le ventre, muscles détendus, le changement de masseuse ne le surprit pas. Les pensées agitant celle-ci non plus. Cléo connaissait la technique, pas à dire.


Tu en faisais de pareils à Marc Antoine ? murmura-t-il dans un sourire satisfait. Si tu traites aussi bien tous tes employés, pas étonnant que ton armée ne vaille pas un clou.

Elle le prit de haut et commença à l’invectiver copieusement, l’obligeant à lui faire face :

… Tu ne m’impressionnes toujours pas, faudra trouver mieux. Désolé mais ou on fait l’amour, ou on fait la guerre, pas les deux ! Tu devrais le savoir avec les plâtres que tu as essuyés, ma vieille.

Elle gifla son visage hilare, rassembla sa dignité et s’envola.

Trois heures plus tard, Patton faisait sonner le clairon. L’entraînement sérieux débuta.
Des troupes, il n’en restait guère. Une vieille citation de Corneille amusa Manakiel :


« Nous partîmes 500, nous nous vîmes 3000.. »

L’inverse était plus réaliste. Des trois cents « soldats » il en restait à peine cinquante en comptant les dix fidèles ayant suivi George depuis sa résurrection.
Mains croisées dans le dos, il toisa les rescapé et tonna d’entrée de jeu :


Vous avez décidé de rester ? Il va vous en cuire. Vous voulez la gloire ? MÉRITEZ-LA !
Trente tours de piste pour commencer !


Ses potes avaient délimité un terrain de manœuvre avec des cailloux, aux autres de suer.
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