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Sommes-nous les jouets des dieux ?
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 Sauvés?

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Neil Chesterfield

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MessageSujet: Re: Sauvés?    Mar 16 Juil - 23:07

Des situations pareilles, il n’en avait jamais vécues ou si… ? Pour se sentir désorienté, Neil Chesterfield l’était. Lui qui, pragmatique, refusait paranormal, réincarnation et autres sornettes, se trouvait confronté à… À quoi ? Bien malin celui qui débrouillerait l’écheveau de ses pensées.  Dans ses « souvenirs » - pour autant que l’on puisse appeler ses flashes ainsi – Lindsay Fairchild était sa seule constante. La voir blessée l’avait terriblement affecté,  et que ce Cromwell poursuive ses manigances avec elle plus qu’énervé !
Il lui avait fallu prendre une décision déterminante quant à la révélation de la plaque menant, si tout allait bien, à l’arsenal magistral de la zone dite 51. Choix cruel s’il en est ! Pouvait-il réellement faire confiance à Reardon et sa clique ? Bien sûr Maya était convaincue de l’honnêteté de son parrain, quoi de plus normal ? Mais les gens changent, surtout en situation extrême ! Alors…


Ce ne fut pas sans rigoler que Neil assista aux vaines tentatives de violation de la plaque enfin montrée. La précédente, pourtant d’aspect différent, n’avait laissé passer personne et celle-ci recommençait le même cirque. Soudain, Maya décida de tenter l’expérience. Quel ne fut pas son ahurissement en la voyant se volatiliser ! Tous en étaient demeurés bouche bée. Mais Josh avait retenu, apparemment, les suppositions de Neil : seuls ceux appartenant à la maison commune pouvaient disposer des plaques actives ! Pas étonnant qu’il expédie méchamment Chesterfield sur cette fichue plaque.  

En un clin d’œil, il s’était senti aspiré et recomposé… ailleurs.
Dans un coin, mal à l’aise, Maya ouvrait des yeux ronds.    
Le temps de se reprendre de son transfert brutal, Neil l’engagea :


Surtout ne touche à rien !

Miséricorde ! En plein dans le mille. Il ne pouvait rêver mieux tomber.

Pensais pas le faire de sitôt… je te laisse le plaisir, tu as l’air de savoir de quoi il en va !

Ça, c’est ce qu’elle pensait. Mais la suite lui donna raison quand presque sans tâtonnements, le jeune homme parvint à restaurer l’alimentation générale de l’immense hangar réservé à l’arsenal.
Un à un des tubes illuminèrent l’ensemble. Ébahie, Miss Clairborne demanda :


C’est ça…la Zone 51 ?

Euh… oui et non ! Cette section constitue l’arsenal, pas de doute. Mais il y en avait beaucoup d’autres… à découvert. Là, nous sommes sous terre. Attends, je dois trouver un truc…

Si sa mémoire était bonne, le meilleur moyen de vérifier le contenu des caisses nécessitait un lecteur de code barre. L’engin en main, il scanna les étiquettes des multiples caisses et cartons.

Lance-roquettes… AK 630… Kalachnikov…  divers MG… des UKM… Là, ce sont les grenades et cartouches…  plus loin il doit y avoir des missiles sol-air.

Il était effondré face à cette puissance destructrice survolée, elle incrédule :

Tu te fous de moi ?

J’aimerais bien, je t’assure, grinça-t-il. Et ce n’est qu’un début d’inventaire…  Bon, ça doit s’énerver là-haut ! On va prendre des échantillons et remonter.

Il lui fila plusieurs cartouchières, un fusil mitrailleur à 600 coups-minute, quelques grenades puis la fit remonter sur la plaque :

Pense juste à revoir le jour ! Je te suis.

Comme s’il avait toujours connu la manœuvre, il l’effectua. Ensuite, il s’équipa également raflant plusieurs engins meurtriers au passage.

En haut, l’accueil fut  chaleureux quoique teinté d’incrédulité.
Reardon lui sauta sur le râble, le bombardant de questions dérangeantes:


Il y en a beaucoup ainsi ? L’arsenal est complet ? Combien d’hommes pouvons-nous armer ainsi ?

Ne me secouez pas, Colonel ! Il y en a… suffisamment.  

Une intervention aussi inattendue que splendide, changea Neil de ses tracas :

Lind ??? Par quel miracle ?

Accourant dans les bras tendus, elle avoua :

Sorry… je ne devais pas débouler de la sorte… mais tout été si clair du coup…

Mais c’est de la folie, dans ton état…

Non, je vais bien… la Pierre m’a guérie… comme Aristide… tu t’en souviens, non ?

*Euh, non !*

Sur le coup, Neil ne pigea rien. Ce que débita ensuite sa chère et tendre au sujet d’une entrée et d’une sortie lui sembla encore plus abscons quoique...
Poussés par les questions de Reardon, il fallut admettre certaines choses :


C’est pas pareil, ok ? gronda-t-il, énervé. Vous l’avez votre fichu arsenal, alors fichez-nous la paix !


C’est impossible, et vous vous doutez du pourquoi ! En quoi est-ce différent de vos souvenirs ?

Consultant Lind du regard, il rassembla ses idées et vida l’abcès :

La zone que nous connaissions était à ciel ouvert. Plein de hangars la constituaient. Ici, je n’ai vu qu’un des arsenaux de… euh… avant.  Il doit y en avoir avec de la nourriture, des équipements…

La suite, Neil s’en doutait. Encore plus alléché, Readon le poussa à tout détailler, Maya s’en mêlant, Neil concéda des infos supplémentaires au compte-gouttes. Et, fatalement, ce que redoutait Chesterfield se produisit. Reardon énonça tout haut ses cogitations :

Si la Plaque tient en compte que Neil a été le Maire…auparavant, cela veut dire qu’il est encore à ses yeux, investi du pouvoir mayoral…Il lui suffirait pour autant d’assermenter ceux qui seront désignés pour travailler dans la Zone. Je ferai personnellement le choix de ces personnes !

*Eh m***e !*

Il était parvenu à la même conclusion, hélas ! S’il distribuait ses » pouvoirs » majoraux à n’importe qui…  Dieu sait où cela les conduirait ?
Maya ne manqua pas d’ajouter son sel, insistant sur la candidature de son tonton. Il chercha à nouveau le soutien de sa femme. Lind avait l’air de pencher pour aussi, il agréa :

Ok, Colonel ! Je n’ai aucune idée précise de la procédure à appliquer, ni si elle fonctionnera en dehors des murs de la maison commune. On verra bien ! *Pourvu que ça rate !* Lind chérie, accorde au colonel la fonction de membre du conseil.

Tous furent un peu choqués de cette décision qui pourtant s’expliquait facilement. Neil voulait s’assurer que nul en dehors de lui ne puisse transmettre ce « sauf-conduit ».  
Son adorable épouse s’exécuta sans faille mais, au plus grand bonheur de son mari la plaque n’accepta pas le passage de Reardon
.  

Sais pas si cela fonctionnera mieux avec moi, essayons, ironisa-t-il avant d’énoncer haut et clair :

Moi, Neil Chesterfield, maire du village, vous déclare à présent membre à part entière du conseil général du village !
 

Une poignée de main plus tard, Reardon passait la plaque sans problème, suivi de Lind et du « maire ».

Quand il arriva dans le hangar souterrain, le colonel était planté dans une des travées gigantesques, muet de saisissement face aux caisses que dut, de nouveau, identifier Neil secondé par Lind.


C’est incroyable, murmura Reardon presque révérencieux. Contre ça Müller ne pourra rien… Il n’y aurait pas un hélico dans le secteur des fois ?

Aucun des Chesterfield ne le savait mais, tel un gamin à qui on a ouvert un coffre aux trésors, Reardon détailla par lui-même ce déballage d’instruments de mort.

À quoi sert ce truc ?

Il désignait une caisse énorme portant l’indication : DTA.

Je l’ignore, avoua Neil mais si j’en juge par les cinq signes rouges de l’écran détecteur, c’est très, vraiment très dangereux !  

Mon Dieu… Faudra des jours pour inventorier cela ! C’est… fou ! Allez, on prend des bonbons et on remonte !

Peu après, il déclarait en surface :

On a mis la main sur une version  surdimensionnée de la caverne d’Ali Baba. Il y a là, des armes que je n’ai jamais vues. Ce n’est pas un arsenal commun, c’est un rassemblement de prototypes inimaginables…Un soldat bien entraîné, pourvu de cet équipement serait pratiquement invincible… C’est effrayant… épouvantable presque… si cela tombe dans les mauvaises mains…

*Je me tue à te le dire !!*

Il paraissait vraiment secoué mais il prit des mesures de sécurité avant de rapatrier le gros de sa troupe.
Tout du long du chemin, il ne quitta pas les Chesterfield, tentant de leur extorquer des souvenirs de leur « temps ».


Pour prendre le pouvoir contre Higgins, qu’aviez-vous utilisé ? Les bazookas, les grenades ?


Lind se souvenait aussi bien que lui, cette fois. Son rire fusa, le réconfortant beaucoup.

… Hein ? Des feux d’artifice, rien d’autre ?

Les villageois étaient très remontés ; ils ont suivi la révolte et on s’en est sorti sans un bain de sang !  

Au retour au camp, Reardon les laissa enfin tranquilles non sans leur signifier :

Reposez-vous quelques heures, le temps que j’établisse la liste des futurs assermentés.


Tout juste s’il n’ajouta pas : rompez !  

Tu as l’air crevé, mon amour ! La Pierre t’a aidée mais je le vois bien… pas de souci, rafraîchis-toi, vais nous chercher de quoi dîner.

Comme il était bon de l’enlacer dans un torride baiser.
Il ne fit pas trois mètres hors de sa « cellule » sans remarquer qu’il était suivi, et de près. Il fit mine de rien et emplit son plateau à la cantine. Les cuistots se relayant non-stop, il n’eut aucun mal à emporter poulet frit, salade et fruits. Sitôt ses emplettes achevées, il se sentit à nouveau la cible de son « garde du corps »
Mâchoires serrées, il déposa les mets devant un Lind fleurant délicieusement bon, déjà à moitié endormie sur sa couchette.


… rien, rien de grave en tout cas… ( soupir) si je tire cette tête, voilà pourquoi : Reardon m’a fait filer le train par un de ses ploucs,! … Ouais, je le comprends aussi ! Trop peur de me voir déserter et aller assermenter n’importe qui. Avoue que la confiance règne, là ! Je ne veux pas devenir une sorte de manitou, gourou, sorcier ou qu’importe, moi ! … Ok, il n’a rien de commun avec Müller ou Higgins, il a l’air de réaliser que l’on détient plus qu’une mine de diamants… Moi aussi, je me demande où elle est planquée, celle-là ! … je sais pas, je verrai sa liste et jugerai… QUOI JOSH ?

Tout en douceur, en grignotant sa cuisse de volaille, Lind lui chanta sur tous les tons les « vertus » de son frangin.  

… Tu as raison, comme souvent mon cœur. C’est assez idiot de ma part mais je n’y peux rien s’il me tape sur le système. Je ne lui pardonne pas d’avoir voulu ma peau, c’est tout…  

Repas achevé, ils étaient claqués et s’endormirent en toute paix… trois heures.

Le colonel n’avait pris aucun repos, lui. Cerné, cheveux en bataille, une quantité de feuillets gribouillés écrasés dans la poubelle, il semblait à bout en aboyant :

Asseyez-vous !

S’entreregardant, les époux obéirent.

Voilà la liste que j’ai établie avec beaucoup d’hésitations. Outre nous quatre, il nous faut dix autres minimum pour remonter du matos pour tous les combattants. Les lecteurs de codes ne seront utilisés QUE par vous deux. On ne remontera QUE ce que vous voulez qui le soit, c’est correct ?

Ensemble, Lind et Neil déchiffrèrent les patronymes.  Pas à dire, le colonel avait trié au maximum ses troupes d’élite en éludant systématiquement ceux en qui il  conservait une certaine méfiance.

Josh est du lot, je sais Neil ! Mais pas pour les raisons que tu crois. De par ma longue carrière, je peux me targuer d’être très bon juge en hommes. C’est pas parce qu’il est le mari de ma filleule qu’il en sera. Il est malin, un poil tordu je l’accorde, mais honnête !

Honnête au point d’avoir failli m’empoisonner sur le bateau, vous l’ignoriez, non ?

J’ai eu des échos, si. Je ne lui donne pas raison, ni tort non plus. Quels que soient vos griefs, ça doit cesser ! On a bien plus grave à gérer, b****l
!  

La main de Lind agrippée à la sienne lui transmit de céder. Il haussa les épaules et approuva la liste.

Le lendemain matin, Neil eut l’impression d’être le Pape en personne en distribuant des accords multiples. Bien évidemment, lorsque ce fut le tour de Cromwell, il ne put s’empêcher de lui broyer la dextre en grinçant :

Fais pas le con en bas, j’aurai l’œil !  


Il passa le premier, réceptionna le reste de la troupe et l’inventaire express débuta.  

Chaque caisse fut vérifiée deux fois, au sortir de son emplacement et sur la plaque en mode retour en surface. Neil y tenait beaucoup. Nul ne dérogea à ses directives s’activant le plus possible.
Reardon en personne remonta plusieurs fois pour s’assurer du bon emploi des cargaisons.
Tout baigna. En fin de journée, crevés, tous vidèrent les lieux sauf les vigiles agréés.  
On se rafraîchit, se restaura puis commença la répartition du fourniment.
Une fois de plus, Reardon se montra capable et raisonnable. Si certaines mines s’allongèrent devant un refus de tel ou tel « bonbon », il en donna les raisons à chaque fois :


Non, Jim. Souviens-toi de la dernière fois que tu as tenu un flingue. Cette pauvre poule en est morte de trouille, ces couteaux t’iront mieux… Pas de grenades pour toi Ed, tu raterais une case de 10 mètres carré à deux mètres de distance !

Et ainsi de suite. Chacun reçut ses armes selon ses capacités prouvées et patentées.
Neil put s’estimer chanceux avec son artillerie multiple. Lind hérita d’un browning avec une musette de cartouches.
Plus tard, on dresserait un plan d’attaque. Là, le repos des futurs guerriers s’imposait.

S’il avait estimé son épouse encore fragile, Neil se trompait. De la plus tendre des façons, Lindsay le lui prouva par maintes ardeurs.
Assouvi, il ronflait doucement dans ses bras quand les échos d’une pétarade de fin du monde les réveillèrent en sursaut.
Ça beuglait à tout va !


Debout ! Aux armes ! On nous attaque !

En un rien de temps, ils s’équipèrent, sans rien piger mais ça tiraillait ferme en haut !

Soit c’est une révolte locale, soit on a été repéré ! T’es prête ?

Ils se précipitèrent dans les couloirs où beaucoup, hagards, accouraient aussi.
L’échelle n’était plus qu’à dix mètres. Déjà, des hommes y montaient.


GRENADE ! hurla quelqu’un.

Neil plaqua Lind au sol, ne pouvant lui offrir que le barrage de son corps sur le sien.
Vroum !!!  Des pans entiers de terre s’écroulèrent...  
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Lindsay Fairchild

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MessageSujet: Re: Sauvés?    Dim 21 Juil - 19:20

Tout est bien qui finit bien, prêchent les optimistes.

Cela tient le chemin au cas de finir, bien entendu ! Et cette histoire de fous était bien loin de l’être. Lind n’avait rien d’une pessimiste, que du contraire, mais là il fallait se remettre à la simple réalité…ils n’en étaient qu’au début de leurs peines et encore !

Elle comprenait tout le monde, en ces moments de confusion. Ce qui ne l’avançait pas plus, il faut le dire. Trop de détails inexplicables s’ajoutaient, ce qui n’aidait en rien. Le colonel Reardon, qui n’aimait pas faire les choses á moitié, n’y alla pas de main morte à l’heure de demander plus de précisions. Neil, s’énervait.
 
C’est pas pareil, ok ? Vous l’avez votre fichu arsenal, alors fichez-nous la paix !
 
L’autre n’allait pas se laisser démonter pour si peu. Il fulmina l’informateur récalcitrant d’un de ses regards acérés.
 
En quoi est-ce différent de vos souvenirs ?
 
Il en avait des bonnes, celui-là. Déjà qu’ils avaient du mal à y voir clair eux-mêmes. Agacé, son Neil chéri finit quand même par capituler et livra sa vérité sur la Zone « connue » auparavant. Ça ne rata pas. Très logique, somme toute ! La teneur de pareille trouvaille avait de quoi donner des idées au plus sensé des hommes, Reardon n’y dérogeait pas d’un poil.

Suite en accéléré. Colonel investi de pouvoirs municipaux par le truchement d’un serment au « maire », Neil circonspect et pas content du tout, on alla faire un petit tour de reconnaissance en ces lieux d’abondance insultante. Le résultat fut l’escompté.

On a mis la main sur une version  surdimensionnée de la caverne d’Ali Baba.
 
*Brave homme, il a tout bon !*
 
Le  brave homme en question pouvait être remué, secoué, choqué ou ce qu’on voudra, il ne perdait pas la perspective. En un temps deux mouvements, il sécurisa le périmètre, planta des vigiles et gambergea à toute chemin faisant vers le QG.

Pour prendre le pouvoir contre Higgins, qu’aviez-vous utilisé ? Les bazookas, les grenades ?
 
*Des missiles tant qu’à faire…on a contacté les Navy Seals…*
 
Y penser la fit rire de bon cœur, ce que le sérieux de service ne vit pas d’un bon œil.
 
Excusez moi, colonel…c’est trop gag, j’y peux rien…on ne disposait pas d’armes, là…on a fait avec les moyens de bord…des pétards…des simples pétards de rien du tout….cela a fait un superbe feu d’artifice !
 
De quoi le prendre de court, pas aisé avec un vieux loup rodé comme celui-là. Neil fit remarquer que l’humeur populaire était à point pour leur putsch sans bain de sang.

On les autorisa à rompre les rangs en arrivant au camp, non sans les avertir que la conversation s’en suivrait, ce dont elle n’avait pas douté un instant.
 
Dis donc…la prochaine fois, suis chiche de saluer…, rigola t’elle.
 
Tu as l’air crevé, mon amour ! La Pierre t’a aidée mais je le vois bien… pas de souci, rafraîchis-toi, vais nous chercher de quoi dîner.
 
Neil…je t’aime !, et de lui enlacer le cou de ses bras, tu es merveilleux…et ça n’a rien à voir avec le dîner, même si je meurs de faim !
 
Sentiment réciproque. Son baiser la laissa hors d’haleine mais parfaitement ravie.  Se couler sous la douche fut un bienfait sans égal. Elle s’y prélassa, vidant son esprit de toute pensée dérangeante, disposée à jouir de cette paix accordée après tant d’efforts.

Elle s’endormait presque quand Neil revint avec le repas et une mine renfrognée qui ne disait rien de bon.
 
Tu en tires, une tête…des problèmes ?
 
Rien, rien de grave en tout cas… ( soupir) si je tire cette tête, voilà pourquoi : Reardon m’a fait filer le train par un de ses ploucs!

*Oups*
 
Il disait comprendre les raisons de Reardon mais déplorait le peu de confiance octroyée et en avait marre de ce qui suivrait.

Je ne pense pas qu’il s’y prenne comme cela, mon chéri…Il est un peu dépassé par tout ce qui se passe, c’est tout et ne veut, ni peut laisser de détails au hasard…
 
Ok, il n’a rien de commun avec Müller ou Higgins, il a l’air de réaliser que l’on détient plus qu’une mine de diamants…
 
Maintenant que tu en parles...que devient la fameuse mine ?
 
Moi aussi, je me demande où elle est planquée, celle-là !
 
Pas si planquée que cela…Müller l’a trouvée, je suppose…on dit pas qu’il paie en diamants ? À moins d’avoir un gisement sous son lit…Mais enfin, on saura tôt ou tard. Qui crois-tu que le colonel va choisir ?
 
Je sais pas, je verrai sa liste et jugerai…
 
Soupir, coup de dents à la cuisse de poulet.
 
En tout cas, j’espère bien que Josh en fera partie !
 
Réaction prévisible, Neil sauta, exaspéré :
 
QUOI JOSH ?
 
Pas la peine de te fâcher, mon amour chéri, je sais que tu ne gobes pas Josh et c’est très réciproque…tu sais aussi ce que j’en pense, de votre guéguerre privée mais revenant à Josh…C’est le meilleur des hommes… je te concède qu’il a un fichu caractère et sa façon à lui de faire les choses. Sa vie n’a pas été rose ni facile…Oui, je le connais bien et l’aime aussi…Arrête de te tourner les sangs avec ça…

Tu as raison, comme souvent mon cœur. C’est assez idiot de ma part mais je n’y peux rien s’il me tape sur le système. Je ne lui pardonne pas d’avoir voulu ma peau, c’est tout…
 
Neil, il n’en voulait pas à ta peau…il ne voulait que te faire passer un mauvais moment…il pouvait pas savoir que tout allait tourner si mal… Allez, n’y pense plus…viens…dormons un peu tant qu’on peut.
 
Repos de courte durée. Le colonel sollicitait leur présence.  Il alla direct au point et leur tendit la liste, laborieusement élaborée. Il avait l’air passablement fatigué mais fit comme si rien. Ils parcoururent les noms consignés. Neil tiqua, malgré tout, en y trouvant celui de Cromwell. Lindsay aurait applaudi les paroles de Reardon concernant le thème mais s’en garda bien. Cela se tasserait bien un jour, du moins l’espérait-elle !
Le lendemain, Neil assermenta les 10 hommes de la liste. Josh, entre eux. Et on se dirigea vers la Plaque. Le travail fut mené à train de diable. Neil et elle avaient la responsabilité de ce qui sortirait de l’arsenal souterrain. De commun accord, aucune arme jugée comme de destruction massive ne quitta les lieux.

*Question de s’y prendre peu à peu au lieu de nous souffler tous d’une seule fois !*
 
Reardon était en extrême pointilleux au détail. Sa distribution des armes le prouva encore une fois. Il savait exactement de ce que tous et chacun étaient capables. Quand ce fut le tour de Lind, il la regarda avec un de ses rares sourires « sympas » même si frayant l’ironique.

Et bien, Mrs. Chesterfield…vous choisissez le service actif, dirait-on ?
 
Que croyez vous ? Après toute la peine qu’on s’est donnée, je ne vais pas aller récurer les casseroles à la cantine ! je sais, pas eu le temps d’être aux entraînements ni faire mes preuves mais je peux vous assurer que je suis une excellente tireuse.
 
Il voulut voir et vit. Lind était toute fière avec son Browning 9mm et munitions, rien en comparaison avec l’équipement digne de Rambo hérité par son chéri qui plein de prévenances jugeait convenable qu’elle se repose pour finir de se reprendre.
 
Reprendre de quoi ? Neil…quand la Pierre guérit…elle guérit bien ! Je me porte comme un charme…Je te promets que je me sens parfaitement bien !
 
Elle lui en donna les preuves sans aucune réticence et en toute joie de cœur. Plaisir merveilleusement partagé.
 
L’instant le plus parfait n’a besoin que d’un autre instant pour basculer. Ce fut bien le cas, là. Un esclandre d’apocalypse les tira de leur repos, les faisant bondir de leur couche alors que dehors les ordres fusaient à tout azimut :
 
Debout ! Aux armes ! On nous attaque !
 
Il n’en fallut pas plus, vêtus et équipés à toute vitesse, ils quittèrent leur cellule. Ils couraient, à la suite des autres vers la sortie quand un hurlement les figea sur place :

GRENADE !
 
Neil se jeta sur elle au temps qu’une explosion terrible ébranlait l’endroit provoquant un éboulement monstre qui fut prés de les ensevelir.
Lindsay ouvrit les yeux, en toussant, à moitié étouffée de poussière mais aussi par le poids de son mari. Pendant quelques secondes, elle n’osa pas bouger, terrifiée, pressentant le pire mais déjà Neil toussait á son tour et se relevait un peu, lui permettant de respirer.  
 
Tu vas bien ?...Neil…tu vas bien !?
 
Il était un peu sonné, d’une pièce, sans blessures apparentes. L’explosion l’avait laissé un peu sourd mais dans l’ensemble ils pouvaient dire que la chance leur souriait. Pas ainsi à pas mal d’autres, fauchés par l’explosion en soi ou enterrés sous des tonnes de décombres.
 
C’est…affreux !, gémit Lindsay luttant pour ne pas pleurer, nous sommes…
 
Elle allait dire enterrés en vie mais réprima ses mots. Le moment était mal venu pour se laisser aller au désespoir. Il fallait agir, fallait encore savoir comment. Miraculeusement le générateur d’urgence avait démarré et une lueur blafarde illuminait un spectacle de fin de monde. On ne pouvait rien faire pour les morts mais des blessés réclamaient attention. Heureusement, le décompte des victimes ne s’avéra pas aussi lourd qu’ils auraient pu prévoir. Quelques uns étaient déjà sortis, la plupart se trouvait à mi-chemin quand la grenade était tombée.

Quand l’émoi du premier moment se tassa un peu, Neil et quelques autres examinèrent les dommages. La sortie était condamnée par quelques tonnes de terre et pierres. Impossible de songer à sortir par là. Les travaux de déblayage, avec machinerie lourde prendrait des jours, avec les pelles et les pioches dont ils disposaient, valait mieux ne pas y penser.

Reste toujours la sortie de la Plaque…ou une de celles qui mènent au village, mais on se doute bien que celles là seront surveillées…ou closes !

On brassa toutes les alternatives possibles. Quelques hommes partirent en éclaireurs. À leur retour, l’idée resta confirmée. Les issues vers le village étaient impraticables. Ils étaient une quarantaine, attrapés dans le dédale souterrain. La plupart n’était pas armée. La solution était évidente. L’arsenal pourvut du nécessaire. Lindsay n’était pas trop convaincue de cet arrangement, vu que pas tous n’étaient aptes pour tenir une arme mais compte tenu de leur précaire situation, ce serait toujours mieux mal se défendre que pas du tout.

Ils eurent beau trafiquer des appareils de communication. Tout signal avait été coupé. Le bon sens indiquait que jamais Reardon ne resterait sans réaction à l’attaque de la veille. La troupe assemblée en surface était supérieure à la leur en nombre et armement. Il battrait la fer tant qu’il était encore chaud…

J’ai une trouille monstre, Neil…et si…

Valait mieux ne pas y penser. La nuit tombée, ils avaient avancé, silencieux comme des ombres. Un éclaireur parvint aux abords du village. La Milice veillait au grain mais ne semblait pas spécialement en alerte.  Neil, instauré en chef de groupe, ordonna de rester sur place et attendre…

Ils n’eurent pas à patienter longtemps. Dès que les premiers coups de feu éclatèrent du côté Sud, ils foncèrent en venant du Nord…

 
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Neil Chesterfield

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MessageSujet: Re: Sauvés?    Ven 2 Aoû - 17:38

Avec la grenade, les pertes humaines furent hélas importantes, mais les rescapés assez nombreux pour tenter quelque chose sauf qu’ils étaient faits comme des rats.  
Lindsay, une fois remise du choc de la déflagration et de la vision d’horreur des corps écrasés, reprit son bon sens.


*Elle a raison… comme toujours !* l’admira-t-il en silence.

Leur meilleure option était de remonter en surface au niveau de la plaque menant à l’arsenal.
En haut, ils expliquèrent aux vigiles ce qui s’était passé. Eux n’avaient rien remarqué, of course.
Neil ne se donna pas la peine d’assermenter des personnes supplémentaires. En compagnie de sa femme, il alla faire son « marché » et ils ramenèrent nombre de munitions ainsi que plusieurs « jouets » pas trop destructeurs.


Bon, dit-il à ses troupes qui l’avaient adopté comme chef, s’il a survécu Reardon ne va pas baisser les armes. Dès que nous serons positionnés aux abords du village, nous attendrons l’ouverture des hostilités. Au cas où il n’y en aurait pas, ce sera à nous de faire payer à Müller ses infamies !

La planque dura peu.
Grâce à des jumelles à vision nocturne, Neil surveilla les mouvements ennemis.
Sa gorge se dessécha en constatant de l’activité autour de la maison commune. Dans toutes les stratégies militaires lues, on parlait qu’abattre la tête anéantissait l’ennemi.


Neil, j’ai peur… lui souffla Lind restée à ses côtés.

Pas plus que moi, j’te jure !

Il ajusta son tir en muselant sa conscience.  
La suite fut un méli-mélo sanglant odeur de poudre, cris en sus.  L’esprit fermé, Neil abattit ses cibles prises entre deux feux nourris.

Avancer, ne pas penser.
Tout se calma aussi vite que commencé.
Dans un état second, il perçut des clameurs victorieuses qui crurent lorsque les groupes fusionnèrent.


Dieu m’est témoin, je suis heureux de te voir, fiston ! C’est un miracle !

Reardon, dans son élément le félicitait chaudement ainsi que d’autres dont Maya :

… content aussi que tu t’en sois tirée… toi aussi Josh…

Ah ? Le colonel expédia sa nièce en repos avec son « mari » mais insista pour que fiston reste à gérer le bordel créé.

Je sais que l’on a tous besoin de repos mais la population attend, là… Tu es le spécialiste, Neil…

*Hein ?*

Il n’eut pas le temps de dire ouf qu’on lui fourrait un microphone en main.
Grand moment de solitude. Tous les visages anxieux étaient levés vers lui. Son désarroi se refléta dans le regard jeté à Lindsay toujours proche. Était-ce un encouragement qu’il y lisait ? Il toussota avant d’approcher le micro de ses lèvres :


Mesdames, messieurs, ce soir marque un virage dans nos existences à tous. L’oppression du maire Müller a vécu !! *Tiens, des vivats? * Nous n’allons pas vous promettre oisiveté et facilités ( dès oh déçus fusèrent) mais plus jamais vous n’aurez à craindre pour vos vies en cas de manquements ! ( regain d’intérêt) Nous allons essayer, ENSEMBLE, de vivre en équité impartiale ! J’aimerais vous présenter l’homme de la situation, quelqu’un que vous connaissez déjà : le colonel Reardon !

Avec un grand sourire, Neil passa le flambeau au militaire.

*Débrouille-toi !*

Il était plus que vanné mais plusieurs choses demandaient urgence.
Prenant Lind par la main, il l’entraîna à sa suite
:

Faut savoir où est passé Müller… Oui, bien sûr, Tim aussi…


Ils découvrirent ce dernier dans la geôle de la maison commune. Le pauvre était au bord de trépasser tant il avait été torturé. Il balbutia néanmoins avant de s’évanouir:


Vous êtes le Sauveur, je l’ai toujours su !

Hey, Tim, nous lâche pas ! le secoua en vain Chesterfield. Tim, Tim… !

Pour une urgence c’en était une.  

LA PIERRE ! AMENEZ-LE à la Pierre, vite !

On cavala bellement puis, comme espéré, le miracle eut lieu. Curieusement l’autel ne réclama pas de diamants, chose extrêmement rare aux dires de certains ayant assisté à la scène.  
Même s’il voulut se boucher les oreilles, certains échos atteignirent les tympans de Neil :

L’élu… Le sauveur… Gloire à lui…

*Jamais de la vie !*


Extrêmement las mais autant énervé, tractant à sa suite une Lind déboussolée, Neil planta là ce beau monde en post-révolution pour aller goûter une paix plus que méritée dans la villa occupée antérieurement.
Assez rageusement, il fouilla les placards qui, évidemment, avaient été soigneusement vidés.


Génial ! soupira-t-il. On va même devoir se refaire une garde-robe, et pas la moindre goutte d’alcool à l’horizon.


Lind ouvrit alors son petit sac à dos, révélant foule d’objets mais surtout, bien qu’en plastique, une petite bouteille de scotch.


Tu es merveilleuse, s’exclama-t-il en leur servant des verres.

Calmé par la rasade qui lui brûla le gosier, Neil désira passer au jardin où il s’affala sur un transat. Sa chère et tendre tenta de le dérider en commentant à sa façon les récents événements :

… C’est une bonne chose, en effet. On peut faire confiance à Reardon pour purger le village au complet… Euh… il se sera planqué en attente que ça se tasse... Où ? Peut-être là d’où il tire les diamants ? Tu sais ma chérie, je m’en fous ! Je vois comment les choses se dessinent ici et ça ne me plait pas, alors là, pas du tout…

Elle captait 5 sur 5. D’ici peu, on voudrait le propulser au premier rang. Cette place si convoitée, il n’en voulait sous aucun prétexte :


Ce serait comme… un retour en arrière or, nous savons comment ça s’est terminé… non, je l’avoue…


Elle non plus ne conservait aucun souvenir précis des suites sauf qu’on les avait – en quelque sorte – rayé des cadres avant de les replacer au même endroit avec d’autres personnes.  

… On pourrait en parler des heures ça ne changerait rien : on doit filer au plus vite !


Ils complotèrent en douce afin de préparer leur désertion puis, vaincus par la fatigue, s’endormirent dans la balancelle, sous les étoiles. En s’y prenant bien, dans quelques heures, ils s’évaderaient…  


Mr. Chesterfield, monsieur le maire, le colonel souhaiterait vous parler immédiatement.

L’estafette, un certain Hopkins – jeune, roux et boutonneux - insista tellement que Neil finit par grogner, mal luné en cherchant à s’accommoder davantage dans les bras de Lindsay :

Suis pas le maire, il y a erreur.

Désolé Monsieur. Une élection a eu lieu et vous l’emportez haut la main ! Veuillez me suivre, s’il vous plait.

Cette annonce fit l’effet d’une douche froide au couple qui, du coup, s’éveilla pour de bon.

À peine le temps de se rafraîchir un peu, les Chesterfield accompagnèrent leur guide jusqu’à la maison commune où un semblant de staff s’organisait.


Applaudissons le nouveau maire,
sourit Reardon en les voyant entrer.

Neil crut vivre un célèbre tableau de la Cène. Dix apôtres sans le Christ et un douzième disciple. Il ne manquait que Lind et lui…

Félicitations, Mr. Chesterfield, sourit Timothy Firth éperdu de reconnaissance. Je sais ce que vous avez fait pour moi, merci infiniment…


Pas de quoi,
grommela Neil en pensant déjà à la voie express de secours.

En tant que premier adjoint – fonction que vous agréerez j’espère- j’ai pris la liberté de nommer au staff les personnes les plus recommandables. Je souhaiterais que vous ratifiiez ces nominations, s’il vous plait.

Placé en tête de table, Chesterfield examina liste et têtes proposés. Voir Reardon en chef de milice ne l’étonna qu’à moitié. Lindsay Fairchild et Maya Clairborne étaient bombardées secrétaires ? Pourquoi pas. Untel Kaspersky veillerait à la sécurité des lieux communs avec sous ses directives trois sbires. Le jeune McNeill était promu directeur de l’unité médicale en remplacement du Dr. Gardner définitivement inculpé à la solde de Müller, et donc déchu de prérogatives. Deux autres  - un asiatique et un couleur ébène – assumeraient réjouissances et bienêtre local. Restait le douzième apôtre…
Déjà présent rien de quoi surprendre Neil en lisant le nom de :


Cromwell en surintendant des stocks… *On aura tout vu… !*

Il lui aurait fallu deux double-scotches, dix heures de repos puis 2 litres de café pour analyser l’ensemble. Au pied du mur que faire ?  


Tout ceci m’a l’air parfait…


Bien, mon garçon, s’empressa le colonel. On ratifie, et…

Et si je refuse le poste si généreusement offert, il se passe quoi ?

Neil adora le silence de mot qui suivit. Firth fut le 1er à réagir :


Vous ne pouvez pas ! Ce qui est écrit doit…

Rien du tout ! Si je prends cette fonction, on rentrera dans la boucle antérieure et les conséquences risquent fortement d’être identiques !  Les acteurs sont différents hormis certains, soit ! Mais le système semble identique. Je ne serai pas le maire d’un village voué à sa perte, bonsoir ! Nommez donc le colonel, il a toute mon estime !

Sur ce, fermé, il crut clore le débat en amorçant un recul.


Vox populi vox dei !
clama Tim.

Je n’ai pas eu mon mot à dire ! se retourna Neil, fulminant. En aucun cas je ne souhaite que, contrairement à vous, tout recommence ! Que voulez-vous ? Me voir accepter un poste dont je ne veux pas ? Je vous jure que si vous m’y contraignez je serai le pire Maire que ce village ait eu à supporter. J’enverrai les femmes au turbin, lèverai des taxes énormes, je me promènerai nu et ivre partout en chantant des hymnes à la gloire de Müller. C’est ce que vous voulez ?…

En hâte le nouveau conseil discuta. Les seuls impavides se consultèrent rapidement du regard. Reardon finit par soupirer :

On ne peut pas t’y forcer Neil mais… ton aide, tes souvenirs, nous seraient précieux.

Il faut briser le cercle !

Tim tenta d’en placer une mais il lui coupa la chique :


TAISEZ-VOUS ! Vous croyez savoir mais vous vous basez sur des écrits très... anciens qui relatent un passé dont vous ignorez la moitié de la teneur. Il ne faut pas, IL NE FAUT PAS, que cela se reproduise ! Je démissionne immédiatement !  
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Lindsay Fairchild

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MessageSujet: Re: Sauvés?    Ven 6 Sep - 22:26

Action conjointe, pressentie mais non préméditée qui donnait le résultat voulu même personne n’y avait cru vraiment.  On aurait pu dire que Lindsay avait vaillamment suivi le mouvement, la vérité était qu’elle avait tout simplement suivi Neil, aveuglement, s’en remettant à lui…À la vie, à la mort !

Et pour le moment, c’était une nouvelle vie qui s’annonçait, bruyamment.  Liesse générale ! Le tyran était vaincu, gloire aux vainqueurs ! Et Lind ne pouvait que songer à une seule chose :

*C’est quand qu’on va dormir ?*
 
Revoir Josh et sa Maya l’avait comblée. Le colonel semblait avoir tout sous contrôle. Leur petit monde rentrait dans l’ordre ou du moins c’était l’impression qu’on voulait avoir. Elle se fichait un peu de la suite et ne rêvait que d’une douche et un bon lit mais voilà que M. le grand dirigeant par excellence avait décidé autrement.

Je sais que l’on a tous besoin de repos mais la population attend, là… Tu es le spécialiste, Neil…

Ce qui ne pouvait que signifier une chose : il voulait mettre Neil en avantage et lui endosser d’autres responsabilités que celles prévues.

*Misère...et quoi maintenant ?*
 
C’était exactement la question que semblait se poser Mr. Chesterfield alors qu’on lui fourrait un micro dans la main. À son regard plein de désarroi, elle ne put que se montrer encourageante et articuler en silence :
 
Tu es le meilleur…fonce !
 
Et pour foncer, on peut dire qu’il le fit, à sa façon ! Ce soir marquait un virage dans l’existence de tous, c’était certain. Confirmer que le temps de Müller était bel et bien révolu, attisa l’enthousiasme populaire. Acte suivi une rapide esquisse du futur commun, comme quoi plus de vie oisive et facile, déclenchèrent une houle de discrète indignation mais la promesse de sécurité et équité, raviva l’intérêt, le tout pour finir en passant gracieusement le flambeau à Reardon et le laisser se débrouiller avec la suite.

*Enfin !...Dodo !*
 
Mais non, pas encore ! Neil avait sa petite idée de ce qui devait être fait : chercher Müller…et Tim Firth aussi, en passant.  Lindsay serra les dents, fit abstraction de sa fatigue et suivit son chéri.

Timothy Firth faillit ne pas s’en tirer. Cueilli lors de la razzia chez les Jeffrey, on l’avait torturé sans relâche pour qu’il avoue où se trouvaient les Rebelles.  À demi-mort, il se trouva néanmoins l’esprit de joliment encenser Neil en l’appelant le Sauveur. Il y avait quelque chose de très vrai dans cette assertion car sans l’intervention de ce dernier, il serait bel et bien mort ce soir-là. Mené à la Pierre d’urgence, Firth eut droit à son miracle…et Neil aux acclamations des témoins ébahis.

L’élu… Le sauveur… Gloire à lui…
 
*Amen !...et foutons le camp !*
 
Cette fois ce fut la bonne et ce fut comme en songes que Lindsay suivit son chéri jusqu’à leur antérieur domicile.  Là, il fallut se rendre à l’évidence qu’on avait gentiment pillé leurs possessions sans rien laisser ou presque de leurs vêtements et logiquement pas une miette dans les placards de la cuisine pourtant si bien garnis.

*Faudra que je retourne à la plage récupérer mon sac…avec mes bijoux on aura de quoi se ressourcer !*

Mais en attendant, n’en pipa mot à ce respect et se contenta de fouiller dans son sac à dos qui dissimulait quelques petites surprises, comme par exemple, une bouteille de scotch.

Je pense que ceci nous sera utile, ce soir…suis vannée mais trop énervée pour aller dormir…
 
Tu es merveilleuse !
 
Elle se  limita à sourire en pensant  que sa vie avait radicalement changé…encore une fois ! Si elle était claquée, Neil lui semblait à bout, même si l’alcool le remit un peu d’aplomb. Après une rasade,  et sans trop penser aux dignes conseils de sa mère qui voulaient qu’une dame bien née ne boive jamais cul-sec,  Lindsay se sentit mieux.
 
Tu sais, Neil, cette histoire est de la pure démence…mais c’est bien la nôtre…encore une fois ! Bien sûr, convenons-en, cette fois avec des variantes…On a Reardon…

C’est une bonne chose, en effet. On peut faire confiance à Reardon pour purger le village au complet !

Ben oui…on fera table rase et recommencera du bon pied mais avant faudra retrouver cette racaille de Müller.

Selon Neil, l’ex maire serait sans doute planqué dans sa mine de diamants où qu’elle voulut bien se trouver. Elle ne gardait qu’un souvenir très flou de cet endroit et de la façon d’y accéder mais étant donné que tout avait changé, pourquoi pas cela aussi.
 
Tu sais ma chérie, je m’en fous ! Je vois comment les choses se dessinent ici et ça ne me plait pas, alors là, pas du tout…

On est déjà deux à penser la même chose, soupira t’elle.
 
Ce serait comme… un retour en arrière or, nous savons comment ça s’est terminé.
 
Nouveau soupir, plus profond, cette fois.
 
Non, Neil…c’est celui-là notre problème…nous ne savons pas comment cela s’est terminé…c’était moche, je le sais parce que chaque fois que j’essaye de m’en souvenir des frissons d’épouvante me courent le dos…Nous ne savons rien…enfin, moi, je ne sais rien…toi ?
 
Non, je l’avoue !
 
Elle posa la tête sur son épaule et regarda la lune.
 
Celle-là est notre seule constante…même si parfois je me demande si c’est notre lune…mais enfin…ce que je me demande est à quoi rime tout ça…une histoire qui, en essence, se répète sauf que nous sommes les seuls à le faire avec un entourage différent…d’autres situations mais tout pour revenir au même point.

On pourrait en parler des heures ça ne changerait rien : on doit filer au plus vite !
 
Elle se lova étroitement dans ses bras, le seul endroit où elle se sentait pleinement en sécurité.

Je pense que c’est la seule solution. Si nous disparaissons, on leur donne l’opportunité de poursuivre à leur façon…ça changerait peut-être quelque chose ! Nous pourrions nous y prendre en douce, au petit matin…mais pas demain, il nous faut des provisions, des vêtements…

Des plans se bâtirent, cette nuit mais il est dit que vouloir n’est pas pouvoir.  Très tôt, le lendemain, ils surent que leur projet d’évasion était remis. En guise de réveil, on leur servit la nouvelle que Neil avait été élu, en absence, maire du bled.
 
*Bonté divine…ça déconne à fond de caisse, là !
 
Mais c’était la stricte réalité du moment, mais c’était sans compter avec le catégorique refus de Neil. Il s’en fallut des tours, détours, arguments et menaces pour parvenir á faire comprendre à tout le monde que ce retour du pouvoir n’était pas une honneur mais une condamnation absolue pour tous.

Si je prends cette fonction, on rentrera dans la boucle antérieure et les conséquences risquent fortement d’être identiques !

Tim insista en assurant que c’était l’élection du peuple. Reardon y mit du sien en assurant que leurs souvenirs seraient précieux.

*Parce qu’ils n’ont pas idée de quels sont nos souvenirs…et veulent pas le savoir… quoique…*
 
Elle fut interrompue dans ses élucubrations par une reprise de la discussion. Neil démissionna et proposa le colonel comme maire mais celui-ci, avec incontournable sapience refusa le poste et nomma Timothy Firth comme maire intérimaire jusqu’à élections.

Et ç’aurait été tout si après des recherches approfondies on n’avait pas trouvé l’astuce pour parvenir à la mine. Les événements se précipitèrent .

Son monde bascula en voyant Neil s’engager sur la Plaque de la Mairie et disparaître avec le colonel et deux autres. Fi du courage affiché jusque-là, elle éclata en sanglots désespérés. L’étreinte rassurante de Josh l’apaisa à peine mais ses mots la firent sourire entre ses larmes :
 
Neil est un grand garçon, il s’en sortira… je sais bien qu’ils peuvent tomber sur n’importe quoi mais ils seront très prudents. Pleure pas ! Si tu nous faisais plutôt les honneurs du gadget de bureau ?

Une mini Pierre. Avec un soupir à fendre l’âme, elle s’acquitta. Café pour tout le monde pour tenir l’horreur de l’attente. Ce qui s’en suivit tint tout simplement du cauchemar éveillé…encore un ! Elle agit en automate, sans quasi conscience de ses faits, qui lui furent rapportés plus tard, mais quand tout fut fini, elle ne pouvait que pleurer, accrochée à son Neil comme noyé à sa planche de salut.

Veux rentrer chez nous…, renifla t’elle, sans le lâcher.
 
Et miraculeusement, personne ne trouva rien à redire. Enfin dans leur refuge, elle parvint à reprendre ses esprits.

Je ne voulais pas faire de show…mais là, ça a été plus fort que moi…je ne m’habituerai jamais à ça…tuer des gens…Je sais que c’est une cause juste et je veux bien la défendre…mais…reconnais le, mon amour…on ne nous a pas élevés dans ce sens-là…c’est brutal, ça me secoue…

En soupirant elle alla vers le meuble-bar, à sa surprise de nouveau bien garni.

Tiens…Tiens…marrant ça ! Hier on n’avait rien et maintenant…
 
Les placards de la cuisine et le frigo étaient pleins. Une inspection rapide des leurs armoires révéla aussi un retour de leurs vêtements.
 
Sais pas si la Pierre ou Les Dieux mais on est de nouveau parés à toute éventualité…ça sent le pot de vin plein nez…Ils veulent nous retenir ici, à tout prix…c’est débile…mais enfin, tant qu’à faire, profitons en…on verra après !

Un long bain parfumé dans leur baignoire à jets rasséréna un peu leurs esprits  en déroute.  Après, ils prirent tout leur temps pour préparer un superbe dîner, qu’ils prirent dans la terrasse, en tout calme et paix, comme tout couple heureux dans un monde normal.
 
Tu sais, Neil… J’ai beaucoup pensé…entre mes souvenirs et les tiens, on a un ensemble assez concis de l’histoire…de ce qui s’est passé, l’autre fois…c’est comme assembler un puzzle…On sait que tout a foiré mais on en sait pas exactement quand…en tout cas, c’était après notre retour …après notre rencontre avec les « autres »…à partir de là…si c’était déjà flou avant…c’est encore plus flou…
 
Il en allait de même pour lui.
 
Je pressens que ce ne sera plus aussi facile que ça de filer…Ils tiennent à nous…Je sais tu as déjà refusé le poste de Maire…c’est déjà un changement mais suis sûre que Firth n’en restera pas là, il est du genre tenace, le bonhomme !

Elle n’eut pas tort. Si en premier adjoint auprès du maire, Timothy Firth s’était montré comme exemple de bon sens, en tant que Maire, il promettait.

Notre communauté, si vous le souhaitez, sera basée sur l’entraide, la fraternité. L’ancienne milice a été modifiée. J’en ai nommé le colonel Reardon comme chef ; il a mon entière confiance. Au département des plaintes et griefs, j’ai adopté Mrs Chesterfield et Mrs Cromwell. Leurs époux, de concert, géreront développement et économie …

*Pas à dire…il a de la suite dans ses idées, celui-là !*
 
Je te l’avais dit, Neil…sont pas près de nous lâcher ! Faisons de notre mieux…et dès que ca donne des signaux de ratage…on file !

Baiser éperdu en cherchant À se rassurer elle –même, mais déjà « frangin s’amenait avec son « épouse », l’air ravi.

Salut sœurette, ça va ?
 
Elle sourit, c’est fou ce que ce grand bonhomme la rassurait et faisait se sentir autant à l’aise que s’ils avaient été vraiment frère et sœur.

Ma foi, que veux-tu que je te dise…ça a été plutôt éprouvant…
 
Ouais, pas commode cette nuit mais tout baigne, non ?
 
Oui…tout va bien, dans la mesure du possible. Avec tout ce qui se passe, tu me diras…je viens de savoir que ce pauvre homme, blessé à mort lors de l’arrestation de Müller avait déjà quitté l’hosto et était parti Dieu sait où…plutôt étrange, tu ne trouves pas ?

Ça ne m’étonne pas trop qu’il ait fichu le camp, ce Manakiel ne me bottait pas trop…

Tu ne le connaissais même pas, Josh…sois pas si méfiant…Il aura agi en toute bonne foi…ce qui m’étonne est qu’il était mourant hier encore et là…

Ok, ok, suis trop méfiant, tu as raison. Tu partagerais un café en ma compagnie, ou tu préfères une balade sympa ?

Adorable Josh. Elle lui coula un regard attendri en devinant qu’il avait besoin de parler, tout autant qu’elle et pas précisément des derniers soubresauts politiques du coin.
 
Une balade…personne n’a besoin de moi pour le moment et je parie que tes fonctions quant à l’économie nationale peuvent attendre…

Bras dessus, bras dessous, ils prirent le chemin de la mer sans que personne ne songe à les arrêter.
 
J’avoue être sens dessus- dessous…cette situation me dépasse, Josh…c’est si extrême…Non, gros bêta, pas entre Neil et moi…là, c’est parfait, soupira t’elle, rêveuse, non…c’est tout le reste…toute ce qui se passe…tu sais de quoi je parle…
 
J’ai eu du mal à m’en convaincre mais tout porte effectivement à croire que toi et Neil vous êtes déjà venus ici, mais si dingue !
 
Oui, je sais…c’est dingue…mais enfin tu nous crois…Dieu merci, je me sentais misérable en pensant que tu me tenais…enfin nous tenais pour fous…

Je n’en sais rien ma belle sauf, peut-être que Neil a raison de vouloir éviter ça...
 
Elle ne put que rigoler en douce en s’arrêtant pour le dévisager en levant la tête.
 
Là, je suis vraiment heureuse, grand, grand frère…le jour est enfin venu où tu lui reconnais un peu de raison à ton…euh…beau-frère !?

Suis pas un gamin, je sais enterrer la hache de guerre quand il faut !

Lind soupira de nouveau et lui caressa gentiment la joue.
 
Je sais que tu n’es pas un gamin, seulement un grand ours grognon…mais allez, déballe…qu’est ce qui te pèse autant sur le cœur ?...Parce que tu as quelque chose qui te tracasse, non ?
 
Moi, des soucis ?
 
Josh !
 
Elle s’attendait à peu près à n’importe quoi sauf à ce qui vint :
 
Suis impuissant avec Maya, ça te va comme souci ?
 
*Et merde…et moi, je suis la Dr. Joyce Brothers…j’arrange ça en deux temps trois mouvements !*
 
Ils étaient au bord d’un promontoire surplombant la mer, pour si jamais elle accrocha son bras en inspirant avant de dire, avec ce qui lui sembla un fil de voix.
 
Je suppose que ça n’a rien à voir avec une certaine timidité, non ?
 
Non, je ne suis pas timide à ce point LInd ! Cette relation est… tellement différente ! J’aime Maya, du moins je le crois. Pour une fois, j’aime, euh, de façon… normale et ça coince bordel !

*C’est encore la vielle s****e d’Emily qui le hante…oh la…fais quoi là ? Un exorcisme ?*

La confession qui s’en suivit, sans qu’elle songe à l’interrompre, la secoua jusqu’aux tréfonds de son âme. Que cet homme magnifique avoue des choses pareilles à ses chastes ouïes avait de quoi remuer n’importe qui. IL avait vécu sous le joug d’une femme adepte á de pratiques pas trop orthodoxes, dont elle soupçonnait la plupart classées sous le chapitre de péché capital. Elle prit sur elle de rester coite et de ne pas extérioriser son épouvante, et ignorance en passant, tant tout ce qu’il racontait d’une voix brisée lui semblait affreux.

JE NE PEUX PAS DEMANDER À MAYA DE ME FRAPPER AVEC… AVEC TOUT ?? De s’habiller en kapo matraquée, de… oh Lind, sais pas comment m’en sortir !! Qui- tu-sais m’a complètement détraqué ! Le pire est qu’Emily adorait que je réplique et jamais, JAMAIS je ne veux lever la main sur Maya. J’ai peur de l’approcher trop intimement et de la blesser, tu piges ? Ça me fait perdre tous mes moyens, si bien que je pense qu’elle me prend pour un frimeur de première. Ferais mieux de sauter…
 
Là, ce fut elle qui lui sauta pratiquement dessus pour le tracter à sa suite, loin du bord.

Bonté divine, Joshua Cromwell, tu en as des façons de me raconter ta vie…mais passons…oui, suis secouée…que veux-tu ? Ben non, savais pas qu’il y avait des gens qui aimaient…cela…comme ça ! Sans commentaires…Mais je comprends bien ce que tu as sur le cœur…et ce qui coince…Bon sang, c’est comme si tu étais programmé pour agir seulement sous certaines conditions…Mais non, voyons, je ne te tiens pas pour un dévoyé...ni débile sexuel…T’es con, vieux frère, tu me débites ton histoire et après veux foutre le camp !...Fichu pour toi, maintenant tu restes là et écoutes…
 
Sans le lâcher, elle se gratta un instant le crâne, soupira et prenant finalement une longue inspiration le regarda droit aux yeux.
 
Sais ni pourquoi ni comment mais je t’aime vraiment comme au frère que j’ai jamais eu…ce qui t’arrive Josh…est le résultat de dix ans de torture. Cette femme a fait de toi son jouet mais tu étais aussi son prisonnier, sa victime…Elle mérite l’enfer et s’y trouve, sans doute…au moins a t’elle eu la déférence de faire de toi son héritier…Dis rien !...Elle t’aimait, sans doute, à sa façon…Je crois qu’elle ne pouvait pas se passer de toi…mais ça n’a rien à voir maintenant…Josh, je ne suis pas psy, ni psychiatre…la seule chose qui me vient à l’esprit est que si tu aimes vraiment Maya, tu devrais lui parler…lui raconter ce que tu m’as raconté….c’est la seule qui peut t’aider…Elle t’aime, Josh…je l’ai vue, une fois qu’elle a su que tu étais dans les alentours, elle a tout lâché…et tu le sais, elle te l’a dit…Personne d’autre que Maya ne peut t’aider à sortir de cette misère…tu vas parler avec elle, oui ?...Bien sûr que je t’aime aussi…c’est quoi ça comme question !?...Tu es mon frangin favori !

Plus calmés, ils reprirent le chemin vers le village où  on essayait de débrouiller au mieux la nouvelle situation.
 
Va la retrouver, Josh…n’ait pas peur…quand l’amour est bon, ça tient tous les coups !...Vais chercher Neil, il doit être par là en train d’arranger le monde…on se voit ce soir pour dîner, ça te va ?...Allez, bouge-toi, me dis pas que tu es trouillard à tes heures !
 
Elle trouva Neil en pleine discussion avec le Maire, mettant à point un système de juste exploitation de la mine. Faute de mieux alors qu’ils discutaient leur soul, elle alla chercher un bloc -notes et s’asseyant près d’eux, transcrivit les points principaux à tenir en compte de cette constructive conversation.

Plus tard, en rentrant à leur villa, Lind ébauchait les détails de son menu pour le dîner quand elle resta muette au beau milieu d’une phrase, le regard rivé vers un bosquet.  Elle aurait pu jurer avoir vu un homme se faufiler dans l’ombre, cela n’aurait eu rien d’étonnant s’il n’avait pas eu, à son avis, deux plumes fichées dans les cheveux.
 
Neil, souffla t’elle en reprenant enfin l’usage de la parole, il y a avait…un Indien dans le jardin des Travers !
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Neil Chesterfield

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MessageSujet: Re: Sauvés?    Dim 8 Sep - 20:26

Müller, ce salaud, se terrait dans la mine. Reardon se fiant entièrement à lui, Neil ne put que suivre ou précéder, selon le cas.

*J’aurais dû accepter la proposition de Lind, Ndd !*

Peu avant ils s’étaient quasi accordés sur l’imminence, l’impérieuse nécessité, de foutre le camp le plus tôt possible. Hélas le temps les avait rattrapés.
Ils s’étaient fait avoir en beauté, à peine débarqués de la plaque trouvée dans le bureau du maire.
Le colonel fut fauché d’entrée de jeu par un tir. Par veine, ce n’était pas mortel. Lui se prit un coup magistral sur le crâne et se réveilla plaqué au sol sous une menace très convaincante.


Toujours sur tous les coups, hein Chesterfield ? J’ai su, dès l’instant où j’ai vu ta tronche, que j’aurais des emmerdes avec toi !

Pareil pour moi, répliqua Neil en se massant le crâne. Qu’est-ce que vous comptez faire de nous ?

Vous êtes mon billet de sortie…

Faudrait d’abord s’occuper du Colonel, non ?

Du menton, il désigna le corps allongé près de lui. D’un bref assentiment, Müller accepta que Neil fasse un bandage de fortune au blessé et le ranime en douceur.

Norman, ça va ?


L’ex-militaire ne prit que quelques secondes à retrouver toute sa lucidité et, même en grimaçant, cracha à l’adresse du tyran :

Les renforts vont pas tarder Gert, t’es foutu ! Rends-toi et tu auras un procès équitable…

L’autre ne l’écouta qu’à moitié et ricana :


Levez-vous ! Quitte à crever, autant le faire en beauté. Vous autres, éteignez tout dans cinq minutes.

Laissant ses deux derniers fidèles en embuscade pour les suivants à apparaître dans la mine, Müller força Neil et Reardon à gagner une salle un peu en retrait. La coupure de courant se produisit peu après que les otages furent obligés de s’adosser à distance contre les parois.
Un petit discours lui succéda :


Je n’ai que peu d’échappatoire : me rendre ou mourir d’une façon ou l’autre. Vous n’imaginez pas le mal que je me suis donné pour donner un sens à ce cirque !

VOUS AVEZ ASSASSINÉ DES INNOCENTS !
clama Neil.

Pour paraphraser La fontaine : la raison du plus fort est…

NON ! Vous avez tort de bout en bout, et…


Colonel, j’ai toujours eu du respect envers vous. J’ai compris, J’AI COMPRIS que nous n’étions que des pions dans un jeu plus vaste que nos simples entendements bassement humains. J’ai juste voulu en tirer le meilleur profit, et nul n’entravera mon parcours.

Des tirs proches s’échangèrent.


*Les renforts…*

… Si quelqu’un franchit cette arche, je ferai tout sauter, tout, TOUT !

Il eut le doigt sur un boitier. Lumière, arme, tir. L’affaire était close, seule comptait Lind qui l’étreignait. Qu’un des prisonniers ait reçu la balle fatale importait peu
.

Veux rentrer chez nous…

Et moi avec toi !

La paix, le paradis existaient-ils ? En tout cas, enfin seul avec Lind, Neil en fut convaincu. Bizarre mais leurs provisions avaient été « miraculeusement » renouvelées.

*Cette aubaine aura un prix…*

Velouté de tomates, veau tendre aux jeunes carottes, ils soupèrent en tête-à-tête sur la terrasse non sans rester attentifs aux soucis à venir. Lind rompit la quiétude :

… entre mes souvenirs et les tiens, on a un ensemble assez concis de l’histoire… c’est comme assembler un puzzle…On sait que tout a foiré mais on en sait pas exactement quand…en tout cas, c’était après notre retour …après notre rencontre avec les « autres »…à partir de là…si c’était déjà flou avant…c’est encore plus flou…

Je n’y comprends rien non plus. Nous étions ici, avons rencontré des « autres » puis… le brouillard.


Lind émit des doutes quant à une possible évasion des événements, elle eut raison une fois de plus. Une allocution du nouveau maire les prit un peu au dépourvu peu après.

*Quoi ? Développement de l’économie et… avec… lui ? Travailler de concert avec Josh ??? Ces types veulent ma mort !...*

Lind lui passa la pommade :

Je te l’avais dit, Neil…sont pas près de nous lâcher ! Faisons de notre mieux…et dès que ça donne des signaux de ratage…on file !

*Oh que oui !*


N’empêche que ce n’était pas pour de suite, hélas !

Firth le réclama auprès de lui pour un entretien avec d’autres membres de son staff. Curieusement ni Cromwell ni Lind n’y furent conviés.


Firth y développa ses idées concernant l’avenir du village :

Nous avons à présent à disposition une mine de ressources exploitables qui pourront être utiles à nos administrés. J’aimerais aussi que des efforts soient fournis concernant les cultures qui n’ont jamais été soutenues. Neil, vous souvenez-vous avoir vu des champs agricoles dans le coin ?

Chesterfield battit des paupières. Impossible de rater certains faits antérieurs. Révéler ou cacher ? Mentalement il revécu en vrac divers épisodes et, malgré lui, lâcha :

Luke et Jenny étaient très bons dans ce domaine… Sont partis de rien puis ont fait de l’élevage… des lapins géants, fruits, légumes, blé ensuite…

Comment s’étaient-ils procuré ça Neil ?


Euh… la Pierre je suppose.


Un grand débat s’ouvrit entre les participants. Pouvait-on obtenir réellement cela par des prières ou des diamants ? Les questions fusaient tellement qu’un mal de crâne commença à s’installer sous les cheveux bruns de Neil.

Neil, comment pensez-vous qu’il faille s’y prendre avec la mine ?

Aussi posément qu’il put, il exposa ses plans. C’est à peine s’il remarqua la venue discrète de sa femme et poursuivit :

De… mon temps, on avait instauré le travail obligatoire par roulement. Chacun piochait une heure puis changement d’équipes. C’était le système le plus équitable pour tous. Évidemment, certains piochaient à la place d’autres comme ceux de mon staff car… nous ne… pouvions abandonner nos… fonctions.

Est-ce que ça va Neil ?

Suis claqué, excusez-moi.


On lui accorda le repos demandé et il rentra avec Lind chez eux.
Pensif, un verre de scotch non entamé en main, il chercha à combler ses trous de mémoire. Lind babillait à proximité, il ne l’entendait pas. Mais soudain elle lui murmura :


Neil, il y a avait…un Indien dans le jardin des Travers !

Un éclair fulgurant le frappa.

UN INDIEN ?? Bordel, ça recommence !


Le verre lâché se brisa dans son décollage du fauteuil. Il piqua un sprint vers la maison commune où il déboula comme un fou en pleine crise :

ILS SONT LÀ ! Faut surveiller toutes les plaques, les barricader. ON A UNE GUERRE IMMINENTE À… à…

Sous l’assaut de souvenirs douloureux, il eut l’impression que sa tête explosait.

Conquistadores, Indiens se battaient. Lind était enlevée… Les visages d’amis venus du néant flottèrent dans son esprit en pagaille.


*Achille… Louis… Hélène… Lucrèce… oh mon Dieu !*


Il voulut crier mais aucun son ne sortit.
Une main douce et fraîche lui caressa le front. Il tenta de se relever et de hurler, on le rabattit sur son oreiller avec des paroles lénifiantes :


… Lind, Lind c’est toi… ? Je… je…


Elle parlait, parlait, se montrant douce, ferme et rassurante à la fois. Le cœur passa lentement de 160 à 80 battements.

… ça va oui. Désolé de t’avoir inquiétée à ce point mais tu es sûre de ce que tu avances ?

Elle l’était.
Son poing frappa le matelas :


Un canular, merde ! Je te je jure que ce que j’ai vu n’en était pas un ! … Toi, tu ne te souviens vraiment pas ? Si je te parle d’un enlèvement avec des hispaniques et des Indiens, ça ne te rappelle vraiment rien ?

Elle changea de couleur, preuve d’une forme de mémoire rétroactive.

On doit impérativement fermer les plaques connues, tu piges ? Faut que… Non ? Comment ça non ? … Mais je vais bien ! Faut juste que… Hein ??

Du plus doucement qu’elle le put Lind lui expliqua qu’il avait été dans le cirage trois bons jours, que tout était calme au village, qu’aucune menace externe ou interne ne régnait.

*Trois jours ?*

Pour lui ça faisait trois minutes. Il encaissa la nouvelle à la va-comme-on-peut, puis expira lentement :


Ok ! Si je capte bien, tout est sous contrôle actuellement. Néanmoins des mesures doivent être prises pour… Ah ? Josh s‘en est chargé * Brave gars !* Je dois parler au maire, et…

Refus de son épouse.

… Non j’ai pas besoin d’avis médical, je veux que…

Tintin ! Il devait subir des examens.

Au son de sa voix, Neil reconnut le toubib :

Dr Gardner, je vais bien, c’est inutile de perdre votre temps avec vos trucs. Il y a plus urgent ailleurs, sûrement !

Que nenni !
Lind, discrète, sortit.


Neil subit prise de tension, vérification des réflexes des articulations puis :


Suivez la lumière, s’il vous plait Mr. Chesterfield.

La main de Neil freina celle munie d’une petite lampe :


C’est inutile Docteur.


Tout est bon jusque-là. Je dois juste vérifier que…


Pas la peine. Je vois que dalle… enfin c’est difficile à expliquer. Je vois sans voir.

Je dois absolument…

Vous taire ! Je mettrai ma femme au courant quand le moment sera venu. Là, je dois sortir, compris ?

Mr. Chesterfield, cette cécité devrait être étudiée, traitée au besoin. Je pense qu’elle ne sera que temporaire. Elle est probablement due au trauma crânien et…

Je connais la chimie docteur. Des anticoagulants sinon permanent, blabla… M’en fous. Signez mon billet de sortie ou je dis à votre compagne que vous la trompez avec l’infirmière Brightman !

Co… Comment…

SIGNEZ !

Peu après, Chesterfield put sortir du centre médical au bras de son épouse. Elle désirait qu’ils rentrent chez eux, lui pas.


On doit aller à la maison commune... pas de mais... Non, suis pas bizarre. Tu as entendu le toubib, non ? Donc je vais très bien.

Tu parles… Il ne fallut pas cinq mètres dehors pour que Lind remarque l’anomalie.


Pourquoi on s’arrête ? Eh, qu’est-ce que tu fabriques ?


Elle le fit pirouetter plusieurs fois sur lui-même avant de l’affronter de face :

… chut, deux tons plus bas, s’il te plait. Viens par là…


Évidemment il se goura de direction. Croyant l’entraîner vers une ruelle, il allait droit sur la place.
Lind l’accrocha fermement, et le réorienta. Dos au mur il dut avouer :


Il n’y a pas d’inquiétude à avoir, mon cœur. Je ne vois plus, c’est vrai… enfin… plus comme avant, ni comme le commun des mortels... c’est difficile à expliquer. Je vois, euh… à un niveau supérieur. Là, tu viens de secouer ta main devant mon visage, et tu tires une fameuse tête ! Pleure pas, surtout pas ! Je crois que la crise que j’ai eue vient d’eux… Des dieux, qui d’autres ?... Non, non ( petit rire) suis pas complètement dingue ! Je ne vois plus gens, choses, je vois… au travers…

Elle paniquait, normal en somme.
Lui prenant le visage entre ses mains, lui embrassant doucement les lèvres, il sourit :


Tout va bien ! Là, je lis en toi. Je sais que tu as très peur mais je lis aussi la profondeur de ton amour sincère. C’est tout, tu m’entends, TOUT ce qui m’importe : toi !

Ronde des questions mêlées de larmes impossible à contenir. Il l’enserra :

… J’aurais pu, peut-être dû paniquer aussi mais ça semble si… normal !... Peu importe d’où vient ce « don », ce qui est sûr c’est que c’est un fameux atout… Non, pas un handicap : un atout ! Maintenant, plus personne ne nous mènera en bateau, je te le jure… ben qu’en sais-je ? Ça sera tant que cela sera ! Seulement tu dois rester la seule au courant, promis ?


Bien que réticente, Lindsay opina. Ils se dirigèrent enfin vers la maison commune.

… je veux « scanner » tout le monde, souffla-t-il à sa femme qui le guidait adroitement dans le hall.

Il perçut une légère agitation à leur entrée. Sons et parfums étaient aussi identifiables que les voix.


Maya, tu vas bien ? … Salut Josh, ouais, ça roule, merci ! Où est Tim ?... Je peux y aller ?


Le maire et le colonel se levèrent à leur arrivée :

Content de vous voir debout, Neil ! Vous avez l’air en forme ! Je suppose que vous êtes au courant qu’il n’y avait pas de vrais Indiens dans le coin ?

Merci Tim. Oui, je sais sauf que ça ne change rien. Des mesures ont été prises, je le sais aussi. Voudrais savoir lesquelles, please.

Nous avons posté deux hommes à la plaque près des champs. Ici, c’est pas utile…

C’est insuffisant : il y a d’autres plaques.

Où sont-elles ?

Bonne question. Neil fut pris de court, Lind lui sauva la mise :

… Oui, c’est ça. Leur position a changé depuis notre… retour en arrière. Faut que j’aille sur le terrain.

On n’y vit aucun inconvénient.


Pas besoin d’escorte, Lind suffira. Tu viens, ma chérie ?

Ouf, nul ne s’interposa. Ils montèrent dans des voiturettes électriques mises à disposition des membres du staff et roulèrent en silence cinq minutes.

Prends au Sud, s’il te plait.

Elle obtempéra sans retenir ses interrogations :


… Je sais que l’on doit y aller, c’est tout... euh oui, fiables, tous. Tim, Josh, Maya sont blancs… Ouais c’est comme ça que je les vois : blancs ! Je suppose que ça veut dire du même côté que nous.

Coup de frein brutal qui faillit l’envoyer le nez contre le petit pare-brise.

Qu’est-ce que tu…

Il n’avait aucune idée de l’endroit où ils se trouvaient mais Lind n’aurait jamais été si démonstrative en public. Il répondit à ses ardeurs comme il put, s’enfiévrant à son contact si chaleureux, la câlinant, la rassurant du mieux possible :

… tout va bien mon amour. Ça ne change strictement rien… Oui, de tout et c’est bien pour cela que l’on doit trouver un maximum de ces plaques… je sais pas… C’est comme si une voix interne me guidait… Euh… pourquoi ne lui ferai-je pas confiance ?


Il éprouva l’envie folle de lui faire l’amour, là, tout de suite mais…

*Au Sud puis aux rochers, tournez à droite…*

Reprends la route, faut continuer.

Elle râlait, il en aurait presque rigolé s’il n’y avait eu cette sorte d’ultimatum à suivre.
Elle obéit et quelques centaines de mètres plus tard, ils la virent.


Marque-la sur la carte. On va à l’Est now.

Ils en débusquèrent deux autres ensuite. La dernière provoqua un cri de Lind :

Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Tu vois quoi ?

Selon elle, il y avait un corps nu au sol.

Nu ? Complètement ?

Apparemment oui et il commençait à remuer.


C’est la façon dont les « autres » viennent nous visiter. Couvre-le, on l’embarque !... Oui, il est blanc.

Lui, à part rester dans le véhicule ne sut aider en rien. Sens ouverts, il écouta les échanges assez particuliers entre Lind et le visiteur.


Le gars était très désorienté et demeura muet. Cependant, aussi claires que de l’eau de roche ses pensées atteignirent Neil qui se tourna vers lui alors que Lind revenait vers le village.

[b]Bonjour et… bienvenue. Je suis le mari de Lindsay. On va vous mettre à l’abri et, désolé, au secret…


Vous avez été victime d’une chute fatale en pensant rejoindre votre Isabel, c’est ça ? … Bouclez-la si ça vous chante, j’entends tout !... Louis ? Vous connaissez Louis ? Où est-il ?... Non, suis pas télépathe ou oui, sais pas, c’est nouveau pour moi. Lind et moi avons bien connu Louis, Achille et leurs épouses Hélène et Sissi. Richard et Amelia aussi. Lind, oblique vers la falaise. On va le planquer dans les grottes…

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