Gods Games

Sommes-nous les jouets des dieux ?
Dans ce forum RP, des rencontres crues impossibles pourront avoir lieu
entre d'illustres ressuscités et des personnes de notre siècle

 
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 ça passe ou ça casse¨[fe Hélène)

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Sissi

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Messages : 178
Date d'inscription : 03/04/2011
Age : 36

MessageSujet: ça passe ou ça casse¨[fe Hélène)   Dim 3 Avr - 19:29

Quelle sensation étrange ! Elisabeth se souvenait avoir eu si froid mais là… Elle était bien.
S’étirant, elle remarqua un fait singulier : ça grattait. Pour autant qu’elle sache, ses chemises en coton étaient douces. Un œil s’ouvrit. Aussitôt, l’Impératrice rougit :


*Je suis nue ?*


Un bras croisé sur la poitrine, une main sur son sexe, elle regarda autour d’elle, affolée.

*Impossible ! Que…*

Hommes et femmes, dépouillés comme elle, s’éveillaient, s’énervaient, couraient.
Oh ! Il y avait des taillis ! Vite, elle releva sa majesté et courut aussi s’y tapir.


*Du calme, Sissi ! Tu es morte et tu le sais ! Mais je me sens vivante, très vivante même !*


Ce qu’elle entrevit d’elle l’enchanta. Sa peau était ferme, soyeuse, sans taches de vieillesse.

*Je n’ai plus 60 ans ! J’ai… Je sais pas mais merci mon Dieu !*

C’était ça le paradis promis par les prêches ? Renaître en pleine forme ?
Sous le coup de l’émotion, un rire clair fusa. N’empêche que… Si Eve pouvait se mouvoir à l’aise aux jardins d’Eden, Elisabeth n’y arriverait pas. Beaucoup de ses voisins non plus, apparemment.
Il lui fallait se vêtir ! Le feuillage ne manquait pas. Habile de ses doigts, la jeune femme se tressa rapidement un costume ou un semblant de. Un genre de jupe avec corsage assorti se tressa.
Après, il lui fallut bien montrer son joli nez dehors. Ce qu’elle découvrit la révulsa. Les hommes resteraient-ils des porcs ? Ça couchait à gauche et à droite et avec plaisir en plus !
Courir, s’enfuir ? C’était l’unique voie.
Le désir de s’éloigner de la masse dévergondée saisit Sissi qui se jeta à corps perdu dans les bois.
Ses pieds souffrirent beaucoup ; elle ne s’en soucia pas.
Ce fut le manque de souffle qui l’arrêta.


*Toi qui avais toujours rêvé de liberté, tu as gagné !*

Elle reprit haleine lentement. En contrebas coulait un fleuve immense. Des gens en fréquentaient les berges. Se mêler à eux ? Jamais de la vie : trop dangereux pour une femme seule.
Son estomac gronda, elle passa outre. Par contre, sa langue lui parut très sèche.


*Au fleuve, il y a toute l’eau voulue ! Attends !*


Rester sur place des heures durant lui rappela les chasses avec son père. Cela ne la dérangea nullement. La nuit tombée, le rivage se dépeupla. Sissi attendit encore puis n’y tint plus. Avec prudence, elle descendit le coteau et approcha du flot. Pas de verre en cristal ni le moindre récipient à portée, elle se refusa pourtant à laper le liquide comme un animal. Sa main en cuillère, elle s’abreuva longuement.
Soif étanchée, Elisabeth réfléchit. La température douce ne nécessitait pas de feu. En rejoignant le fleuve de loin en loin, elle pourrait boire. Pour ce qui était de manger, c’était très secondaire. Peut-être existait-il des gens sympathiques dans le coin ?


*Tu ne vas pas céder ta liberté toute neuve pour un abri et un peu d’eau !*


Ayant observé les gens depuis son perchoir, Sissi avait compris l’utilité d’un tas de cailloux à l’allure de champignon. Aller le prier lui soulevait le cœur. N’était-ce point là blasphème ? Furtive, telle une souris, elle s’y soumit.

Euh… Si vous pouvez me l’accorder Seigneur, faites en sorte que je sois vêtue décemment et que je possède un récipient pouvant retenir les liquides. Merci.

La magie existait donc ? La tête qu’elle tira en recevant ses présents devait valoir le détour.
Comme costume, elle ne s’attendait pas à celui obtenu : très masculin mais ultra pratique !
Elle ramassa le tout et fila à nouveau dans la forêt.

Le lendemain, après avoir dormi contre une souche, Sissi se laissa reprendre par l’optimisme.
Il y avait des arbres fruitiers, des baies nutritives et des sources, dans ce coin. Avec de bonnes bottes, culotte et corsage doux, que demander de plus ?


*Si ça tombe, des pierres magiques, il y en a ailleurs.*


Forte de ces espoirs, Elisabeth s’engagea vers l’inconnu.

Les jours se ressemblèrent. Pour marcher, l’impératrice marcha. Elle fuyait tout contact mais entendait ce qui se passait de loin en loin. Ce n’était pas le Paradis promis mais une sorte de compromis. Il fallait faire preuve de débrouillardise ici. Les bois étaient terrifiants malgré leur apparence paisible. Elisabeth vit des bestioles jamais imaginées, de quoi la faire décamper à toutes jambes. Contrairement à ses espoirs, elle ne rencontra pas d’autre pierre avant longtemps. Parfois, secouée de sanglots, elle se laissait aller à sa peine. À quoi bon revivre dans ces conditions ?
Les sources croisées se firent rares, les fruits aussi.
Gourde à sec, estomac dans les talons, Elisabeth dut à nouveau se rapprocher du fleuve.
Elle y but comme une bête assoiffée, tant pis. Sa gourde remplie, elle se croyait seule sur ce rivage. Mais non !
Ethérée, telle une vision d’ange déchu, une très belle jeune femme avançait dans l’onde.


*Elle est folle ! *


Pour l’avoir observé, Sissi savait le fleuve très traître. Une espèce de monstre le hantait. Il mangeait tout ce qui passait à sa portée.
Idée comme un autre, L’impératrice fonça :


Hey ! Que comptiez-vous faire ? Oui, je vous parle ! Sortez de là. Vous voulez vous faire croquer par le monstre ?

La belle haussa les épaules et poursuivit sa direction. Sissi se rua sur elle et la tira en arrière :

Sainte mère de Dieu, non ! Je ne sais pas qui vous êtes ni ce qui vous afflige. On ne nous donne pas une seconde chance pour la gâcher à la première occasion ! Sortons !


Trempées, elles l’étaient. Des pleurs, elles en essuyèrent sur les galets de la berge.

… Hélène… La belle de Troie… Je comprends. Je suis née bien après vous mais rien ne justifie le désespoir, au contraire. Je suis Elisabeth, autrefois impératrice d’Autriche… ça ne m’étonne pas que vous n’en sachiez rien. Je n’ai pas d’abri, je marche depuis… le réveil. J’ai de l’eau, quelques fruits… partagerons-nous ce maigre avoir ?


Une amie ? Une vraie ? Jamais Sissi n’en avait eue. Toutes ses relations étaient protocolaires jusque-là. La détresse d’Hélène était sincère. L’amitié offerte aussi.
Après une nuit blanche à ressasser des souvenirs, les deux femmes s’accordèrent.


… je ne sais pas où aller. Je marche, c’est tout. Je n’apprécie pas les environs : les hommes sont… brutaux… Ce que j’espère ? Découvrir autre chose. Un horizon plus calme que ces débauches.
Si tu veux, on marchera ensemble
.

Accord conclu !

L’errance reprit. Avoir une compagne déstabilisait un peu Sissi. Néanmoins Hélène était tout charme et pleine de bonne volonté. Si abattre un oiseau la révulsait, l’ex-impératrice tablait sur la nécessité. Il fallait bien manger, non ?
Pour cuire leurs aliments, ce fut Hélène qui trouva le truc par hasard. Elle s’énervait en frappant des cailloux… Une étincelle jaillit enflammant des brindilles…


J’aurais dû y penser depuis longtemps. Je suis si nulle ! Excuse-moi !


Marcher sans but, manger, boire, les deux femmes se débrouillaient. Que de soirs autour du feu ! Sissi évoquait sa vie, Hélène la sienne. Regrets ? Espoirs ? Bah…
Le soir, côte à côte, vidées de papotes, les filles s’endormaient enlacées.
Pas d’ambigüité dans cette relation. Sissi considérait Hélène comme sa sœur du même nom. Plus « moderne » elle s’estimait plus apte dans la situation. Puis, tout dérapa.

Ce qui se produisit, Elisabeth ne le sut pas de suite. Elle priait un caillou, le seul rencontré depuis son errance et tout devint noir.


Hélène ?


Oui, elle était là, aussi entravée qu’elle.
Allongée sur le sol, retenue par de multiples liens qui la piquaient sur place, Sissi ne comprenait pas ce qui arrivait.

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Hélène, la belle de Troie

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Messages : 553
Date d'inscription : 20/03/2011

MessageSujet: Re: ça passe ou ça casse¨[fe Hélène)   Lun 4 Avr - 0:11

Quelle douce caresse, que celle de l’air tiède sur sa peau. Était ce donc cela la mort ? Était donc si doux l’Enfer ? Et cette sensation délicieuse, depuis si longtemps perdue, du soleil chauffant ses membres engourdis ou encore celle de l’herbe picorant son épiderme. Hélène ouvrit les yeux. L’idée qu’elle se faisait du royaume de Pluton vola en éclats face à ce soleil resplendissant et ce ciel bleu. Où était-elle ? Son père, Zeus, se serait il senti marri de son triste destin et envoyée à l’île Blanche pour y passer une douce éternité ? Se découvrir nue, livrée au rayons vivificateurs du soleil ne la surprit qu’à moitié…mais se rendre compte qu’elle n’était pas la seule dans ces conditions et que les autres semblaient passablement bouleversés, l’agita. Ça courait par ci, par là, sans ordre ni concert, trop apeurés ou trop énergiques pour n’être que des ombres. On criait, on se battait, on se débattait…

Hélène ne fut pas longue à saisir que cet endroit n’était sans doute pas celui où elle s’était attendue à se retrouver. Une humanité bigarrée se livrait à la vie avec débauche et brutalité dans une désolante pagaille. La nudité des femmes semblant éveiller des appétits sans nom, elle fila dans le premier buisson venu pour s’y tapir, trop affolée pour penser à autre chose qu’à invoquer les Dieux en quête de miséricorde. Prier ne donnant rien, pas plus que pleurer, elle observa. Heureusement que personne n’eut idée de chercher refuge dans son buisson, de là, la vue de l’ensemble était privilégiée. C’est ainsi, que sans trop d’efforts, elle avait découvert la Pierre et la singulière foule qui s’y pressait. Foule qui priait et à qui des dons étaient accordés. Sachant qu’elle ne pourrait pas se montrer, dans toute la splendeur de sa jeunesse miraculeusement retrouvée, sans causer une émeute, Hélène se barbouilla toute de poussière, emmêla sa chevelure d’or en y mêlant des brindilles et prenant son air le plus rébarbatif, couverte à la comme on peut de feuilles, avança vers cette étrange déité.


Je te supplie, ô Dieu miséricordieux, de m’accorder de quoi me vêtir de la façon la moins voyante… si tu sais qui je suis…comprends, ô Dieu, mon dilemme…

Un Dieu très compréhensif la pourvut du nécessaire. Basique et élémentaire. Une tunique et une espèce de grand drap de couleur incertaine qui l’enveloppa aussi bien qu’un linceul mouvant. Ainsi dissimulée, elle s’éloignait lentement de la foule quand elle surprit les rumeurs d’une bagarre et en s’approchant vit celui qu’elle craignait plus que la mort même : Achille.

*Suis-je revenue à la vie seulement pour qu’il ait le loisir de me tuer de sa main ?*

Il en avait fait serment, en la quittant, à Troie et le prince des Myrmidons, était aux dires de tous, un homme de parole !

La panique lui serrant le ventre, Hélène avait fui sans même voir où elle allait. La forêt lui offrit un abri mais elle ne fut pas longue à deviner que cet isolement n’était pas non plus des plus bienfaisants. L’endroit grouillait de créatures jamais vues, sans doute dangereuses. Elle mourait de peur mais aussi de faim et de soif. Pour étancher cette dernière, il lui suffisait de se rapprocher du fleuve. Combien de temps avait elle marché, sans but, le désespoir dans l’âme, taries prières et larmes ? Ce jour là, vaincue, elle avait décidé mettre fin à tant de peines. Le monstre du fleuve la trouverait sans doute à son goût et c’en serait fini de tant de misères.

Tu m’as redonné une vie, ô grand Zeus, je te la rends…je ne suis ni forte ni courageuse…reprends moi, ô père, si tu m’as aimée tant soit un peu…

Mais voilà qu’au lieu de la miséricorde divine du maître de l’Olympe, elle se voyait houspillée de maîtresse façon :

Hey ! Que comptiez-vous faire ? Oui, je vous parle ! Sortez de là. Vous voulez vous faire croquer par le monstre ?

Hélas, c’était celle là son intention mais l’inconnue, car il s’agissait d’une jeune femme, ne voulut pas l’entendre de cette oreille :

Sainte mère de Dieu, non ! Je ne sais pas qui vous êtes ni ce qui vous afflige. On ne nous donne pas une seconde chance pour la gâcher à la première occasion ! Sortons !

Quelle étrange divinité invoquait-elle ? Peu importait ! Emportée par sa force et détermination, Hélène se retrouva sur les galets du rivage à pleurer les lames qu’elle ne pensait plus avoir en hoquetant de plus belle pour se présenter.

Je…je suis Hélène…Reine de Sparte…et…je…je…ne veux plus rester ici ! Je ne peux le faire…

L’autre semblait comprendre bien de choses. Elle assura venir d’un temps postérieur au sien et avoir eu vent de ses déboires et autres misères. À croire qu’elle avait occupé l’imagination de bien de gens même très longtemps après sa disparation terrestre.

Je suis Elisabeth, autrefois impératrice d’Autriche…


Femme pratique, cette Élisabeth, qui comprenait qu’elle ne pouvait rien savoir d’elle…ni de rien, en fait. La trouvant défaite et affamée, elle proposa, généreuse de partager son maigre avoir.

Je…je…n’ai rien à te donner en échange mais…je te remercie. Je n’ai point d’ami ni de repère, je suis perdue et j’ai peur, je ne comprends rien et ta présence ici, en ce moment béni, est un baume pour mon esprit affolé. Sais-tu où aller ? Sais tu où nous sommes ? Sais-tu pourquoi nous sommes ici ? J’ai cru que la mort me libérait de mes angoisses, du tourment de mes souvenirs... Si tu savais…

Elle en savait…et long.

Tu vois bien, même les siècles n’ont su effacer le mépris du monde envers moi…je ne suis qu’une femme que tous veulent comme qui veut un trophée mais que personne n’aime…Tu sembles si différente…me juges tu aussi si vile ?...Ta générosité est un cadeau que je ne mérité certes pas mais…

Elle lui avait offert son amitié. Ceux qui l’aimaient l’appelaient Sissi.

Tu es bonne et ton cœur est pur. Si leu peu je peux offrir te suffit, mon amitié est tienne pour ce que cette vie nous déparera !

De sa vie, Hélène n’avait songé compter avec la sincère amitié d’une autre femme. Elle avait été toujours la rivale par excellence, sans le désirer jamais. Même débarbouillée et sa beauté resplendissant au soleil, Sissi n’avait cessé de la voir comme l’amie déclarée.

Mais tu es si belle, toi…et si grande…de ton temps, tu as dû aussi éveiller l#admiration de beaucoup, j’en suis sûre…mais tu n’as été point aussi sotte que moi…au moins, tu n’auras pas provoqué une guerre si atroce et encore moins éveillé le juste courroux de tant…d’Achille entre eux…Oui, il est là, aussi…et tu sais…il a juré de me tuer des ses mains si je croisais de nouveau son chemin !

Sissi n’avait pas trop bien compris le pourquoi du comment et elle n’avait pas donné trop d’explications, c’était mieux ainsi et avec un peu de chance, elle ne croiserait jamais le chemin du héros de Troie.

Et puis ce réveil atroce. Affolée, Hélène s’était réveillée, entravée par mille liens, clouée au sol et entourée, horreur ou cauchemar, par une horde innombrable de petits êtres surexcités qui ne tardèrent pas à lui monter dessus pour la regarder de plus près.

Sissi !!!!

Hélène ?

OUI…je suis là…à côté de toi…Sissi, que…que se passe t’il ? Qui...sont ces…petites gens ? Pourquoi…

On venait de lui piquer la joue d’un coup d’épingle. Ça fit mal.

Pourquoi me faites-vous mal ? Je ne vous ai rien fait !!! Qui êtes vous ? Que nous voulez vous !? Arrêtez de me piquer…ça fait mal !!!

Tu es un géant !!!, brailla un petit bonhomme drôlement accoutré, perché tout près de son nez, ce qui la faisait presque loucher pour pouvoir le regarder, tu vas détruire notre monde !!!

Je ne veux rien détruire…je suis certes plus grande que vous , mais ni mon amie ni moi ne songeons faire du mal à personne…

Perfidies !!!, s’époumona l’autre.

Sissi…explique leur…tu sauras mieux t’y prendre !

Le bonhomme sur son nez lui donnait des chatouilles, ce qui la fit éternuer. Le résultat fut…déplorable ! Le petit bonhomme effectua le vol plané de sa vie…

Je n’ai pas voulu…Pardon !!! SISSI !!!

On la piqua de nouveau et elle se débattit, libérant sa tête des entraves…juste le temps d’apercevoir une autre femme prisonnière, non loin d’elles…Une rousse qui ne semblait pas contente du tout, non plus…
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