Gods Games

Sommes-nous les jouets des dieux ?
Dans ce forum RP, des rencontres crues impossibles pourront avoir lieu
entre d'illustres ressuscités et des personnes de notre siècle

 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Aux armes citoyens...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Neil Chesterfield

avatar

Messages : 232
Date d'inscription : 07/03/2011

MessageSujet: Aux armes citoyens...   Mar 26 Avr - 11:26

Elle disait oui ?
Peut-on sentir le plus heureux des hommes ? Ben, là, Neil Chesterfield pouvait affirmer que oui. Si Lind l’avait remballé, il en aurait tiré une tête.
Pas gênée, la miss lui avait proprement sauté au cou devant témoins qui plus est.
Marrant de voir que beaucoup de villageois célébrèrent avec eux ce grand moment. Le « maire » expédia vite fait le protocole et les nouveaux époux purent prendre le chemin de leur foyer.
Neil avait tenu à ce que tout se déroule dans les « règles » quoique, vu la situation, c’était loin des noces auxquelles pouvait prétendre Miss Fairchild.
Aucun regret pour l’échange de son beau Dupont. Les yeux de Lind valaient bien plus que ce léger sacrifice. Il lui fit franchir le seuil dans ses bras, l’amena sur le canapé près des bougies allumées par les voisins prévenus en douce. Musique douce, fleurs, Champagne… Il espérait ne rien avoir oublié. N’empêche qu’il n’était pas très à l’aise.
Servant les flûtes, il porta un toast :


À une nouvelle vie, Lind. Je ferai mon possible pour te la rendre la plus facile qui soit.

Comment s’y prend-on avec une vierge ? Ne connaissant pas ce cas de figure, Chesterfield se sentait assez coincé. D’habitude, ses « conquêtes » étaient très délurées. Camilla, la dernière en lice datait de… euh, au moins 6 mois. Possessive, arrogante, dynamique, la blonde aurait hurlé de rage et de dépit en voyant Neil se comporter de façon si galante. Elle ne le connaissait pas, ne voyant en lui qu’un reproducteur potentiel friqué. Il avait pris ce qu’elle lui donnait mais sans aucun engagement ni promesses. Il se souviendrait longtemps de leur rupture quand il l’avait simplement plaquée pour une réunion administrative.
Lindsay, sans s’en douter, était peut-être la seule femme qui ait touché son moi profond. Par elle, il se sentait meilleur… vivant, prêt à se dépenser sans compter pour la protéger. Il ne faisait pas que la désirer : il l’aimait.
Tendresse délicate, chaleur enivrante. Ses baisers faisaient fondre son cœur.


Tu sais, en y repensant, je crois que je t’ai aimée tout de suite dans cette cabine partagée de force... J’ai râlé, oui ! Ton coup des serviettes trempées, je ne l’oublierai pas de sitôt… Ouais, les crackers c’était vache ! (rires) Si je te disais que je passais le plus clair de mon temps à imaginer des trucs dérangeants pour toi, tu me croirais ? … Oui, m’dame ! J’ai eu des idées pendables ! … Dévisser tes talons, découper tes vêtements et j’en passe. Aïe ! (rires) Je ne l’ai pas fait, c’est ce qui compte, non ? Tu m’intriguais… beaucoup. Comment peut-on allier tant de qualités dans une seule personne ? Sous tes petits airs de grande dame, tu es fragile et je t’adore aussi pour ça. Mais tu es très forte aussi ! La preuve ? Ben personne ne m’avait encore « forcé » à l’épouser !

Il la taquina longtemps, se racontant, se livrant à elle sans la brusquer. Neil n’était pas foncièrement séducteur. Il fut assez surpris par ce que Lind pensait de lui avant de le découvrir vraiment.
Les bougies fondirent, la bouteille se vida, la chaleur augmenta.


Tu ne feras plus de vilains cauchemars. Et même si tu en fais, je serai là !

Comment arrivèrent-ils à la chambre, n’est pas dit dans l’histoire.
Le fait est qu’au matin, Neil se prit un gant de toilette mouillé au visage. Marié ou pas, le boulot lui n’attendait pas.
Retour aux hangars.
Leur 1er était presque inventorié de A à Z. Il faudrait du temps pour regrouper efficacement ces trucs. Pas étonnant que l’autre équipe ait flippé devant tant de trésors.
À midi, ils croquèrent un sandwiche dehors, en blaguant. Mais la belle humeur tourna court quand ils assistèrent à ça…
Ça, c’était la mise à tabac, en toute règle par les vigiles de l’équipe du hangar 9.
Un coup de sang ? Neil ne tolérait pas l’injustice. Il fonça :


Arrêtez-ça ! Vous allez les tuer !

Mêle-toi de tes oignons ! On a des ordres. Les voleurs doivent crever !

Qu’ont-ils pris ? Des boîtes d’allumettes ? C’est pas si grave !

Si Lindsay ne l’avait pas tiré en arrière, la crosse du fusil l’aurait mis KO.

Ébranlé, dégoûté, Neil s’assit lourdement à la porte de leur hangar. La bière s’avala goulûment
.

On ne peut pas passer ça sous silence ! C’est quoi ce délire, cette organisation ? Higgins va m’entendre ! Non, je ne suis pas énervé, je suis révolté !

À force de câlins, Chesterfield se calma. Le hangar 11 n’attendait qu’eux. De quoi tomber des nues.
Que foutaient là des sacs de semences mêlés à des limousines pimpantes ?
Les heures laborieuses passèrent. Ils n’avaient pas répertorié un 100ème du lot quand ils rentrèrent.
Neil essaya d’oublier son humeur belliqueuse en se concentrant sur sa fraîche épouse.
Lui faire découvrir les joies d’un bain à deux ? La miss ne demandait qu’à être initiée… Elle le fut.

La serrant contre lui dans la balancelle de la terrasse après un bon repas, Neil ne put s’empêcher de lui faire part de ses idées :


Je n’arrive pas à me sortir du crâne ce que l’on a vu tantôt. Ils les ont tabassés à mort avant de les expédier j’sais pas où. Tu te rends compte ? Pour des boîtes d’allumettes ! Là-bas dorment des trésors. Qui les y a mis ? Higgins cache quelque chose, beaucoup de chose si tu veux mon avis.
Va falloir l’obliger à répondre. Ça te dit, un cambriolage ?... Non, suis pas tombé sur la tête, tu le saurais.


Baisers, câlins, à 23heures deux ombres se profilèrent à la maison commune.
Le bureau du boss, ils le connaissaient. S’y faufiler ne fut pas de la tarte mais Neil et Lind réussirent à s’y introduire.
Fouiller en discrétion : pas de souci.


Je le tiens !


La main sur un cahier à peine feuilleté, Chesterfield jubilait quand, soudain, la lumière envahit la pièce :

Euh…


Pas de euh qui tienne ! Je vous mets aux arrêts. Vol avec effraction, votre compte est bon.

Le vôtre aussi ! Lind, amorce !

Un feu d’enfer se déclencha dehors. Oui, il avait volé des pétards au hangar. Les risques étaient grands mais le jeu en valait la chandelle.


Retenez-ça sur notre salaire mais il est des choses incontournables, monsieur !

Un instant plus tard, devant la foule massée aux portes de la maison commune, Neil poussait Higgins face à ses responsabilités.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lindsay Fairchild

avatar

Messages : 753
Date d'inscription : 22/02/2011
Age : 29
Localisation : Quelque part?

MessageSujet: Re: Aux armes citoyens...   Ven 29 Avr - 23:27

À une nouvelle vie, Lind. Je ferai mon possible pour te la rendre la plus facile qui soit.

Bonheur : état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, le stress, l’inquiétude et le trouble sont absents. Définition donnée par Wikipedia. Lindsay avait souvent lu cela, parce qu’elle cherchait à comprendre avec exactitude la teneur de ce qui manquait à sa vie. Mais bien sûr, celle là n’est qu’une définition d’encyclopédie sur un thème si vaste qui avait occupé l’être humain depuis la nuit des temps.

Pour Lindsay le bonheur se résumait à un nom : Neil. Le voir, l’écouter, le sentir proche, l’entendre rire, ses baisers, ses caresses…Neil. Début et fin ! Bon, dans son cas…plus début qu’autre chose. En théorie, la jeune fille savait beaucoup de choses, après tout, lire était son dada et on ne pouvait pas dire que ses camarades de collège, aient été chiches dans leurs commentaires sur leurs propres expériences…mais de là à avoir elle-même quelque connaissance pratique sur ce qui se passait entre un garçon et une fille…enfin…on peut tout simplement s’imaginer que Lindsay débarqua dans le mariage munie de grand enthousiasme, ignorante mais confiée. La prévenante tendresse de son tout nouvel acquis mari vint à bout de son manque de savoir et inutile d’entrer en détails…ce fut une merveilleuse expérience pour tous les deux !

En rêvassant encore, juste avant de se réveiller complètement, Lindsay repassait les aveux que son chéri avait fait au cours de leur mémorable soirée de noces. D’après lui, il l’aurait aimée dés leur première rencontre. Elle ne pouvait pas dire la même chose, le choc d’avoir à partager sa cabine avec un inconnu, l’avait trop bouleversée comme pour se permettre d’autres considérations….C’était venu après…pas longtemps après. Bien sûr, il n’oubliait pas son mauvais tour avec les serviettes trempées, tout comme elle se souviendrait toujours de la panade aux crackers qui l’avait incommodée toute la nuit. Ils en rirent de leurs idées, des bêtises enfantines qui avaient, à la comme on peut, fini par les unir.


Tu m’intriguais… beaucoup. Comment peut-on allier tant de qualités dans une seule personne ? Sous tes petits airs de grande dame, tu es fragile et je t’adore aussi pour ça. Mais tu es très forte aussi ! La preuve ? Ben personne ne m’avait encore « forcé » à l’épouser !

Des étoiles dans les yeux, Lindsay avait soupiré :

Je…ne voulais te forcer à rien mais j’avais si peur que tu me laisses…La seule chose au monde que je veux…est être toujours avec toi !

Tu ne feras plus de vilains cauchemars. Et même si tu en fais, je serai là !

Comment ne pas en être folle ? Il était si merveilleux, son mari !

Mais bonheur délirant ou pas, la réalité du jour le jour les attendait le lendemain et pas de la meilleure façon. Même si leur désir le plus grand aurait été rester chez eux, nulle part dans leur contrat n’était stipulé un congé pour lune miel…fallait faire avec.

À mesure qu’ils avançaient, très peu à peu, dans leur travail de fourmi, les découvertes faites les laissaient pantois. Il était chaque fois plus clair qu’ils avaient à faire avec une tâche monumentale qui menaçait de les dépasser rapidement. Impossible ne pas s’étonner que ce pactole outrageant ait éveillé la convoitise de plus d’un. Ce cumul de richesses, qui laissait la caverne d’Ali Baba plus le trésor de Barbe noire comme cueillette de pie, ne pouvait qu’exacerber l’imagination au-delà de toute mesure.

Mais la scène surprise à l’heure de leur pause déjeuner était plus qu’ils n’en pouvaient supporter sans leur retourner les sangs. Les vigiles du hangar 9 passaient à tabac deux hommes. Neil s’insurgea. Lind, elle ne pouvait articuler mot, paralysée d’horreur face à tant de bestialité mais eut quand même la présence d’esprit de tirer son chéri en arrière pour qu’il ne se prenne un vilain coup…de crosse de fusil.

*Ils sont armés…pourtant la Pierre ne délivre aucun type d’armes…Mon Dieu…c’est quoi tout ça !?*

Rien de bon, si on y pensait bien. Ils allèrent se réfugier dans leur hangar. Neil pestait ferme.

On ne peut pas passer ça sous silence ! C’est quoi ce délire, cette organisation ? Higgins va m’entendre ! Non, je ne suis pas énervé, je suis révolté !

Oui, moi aussi…mais à deux on n’y peut rien…Je ne veux pas que tu risques quoique ce soit…Viens de te trouver…veux pas te perdre…et puis…

En parler à Higgins ? M’est avis que c’est lui qui orchestre toute cette mise en scène…qui sinon ? Ces gardes sont armés jusqu’aux dents…personne d’autre n’a d’armes ici…Si on proteste…on est bons pour le même traitement que ces deux pauvres de tantôt…

Cela donnait pas mal de quoi penser mais le travail qui les attendait et de quoi leur retourner, encore un peu plus, les idées. Le contenu de ce hangar, tout comme celui des précédents, les laissa tout simplement…bouche bée ! C’était de la démence pure, une insulte abominable…une farce innommable !?

Neil était du même avis et ce soir, après un gentil petit dîner, il lui exposa ses idées.

Là-bas dorment des trésors. Qui les y a mis ? Higgins cache quelque chose, beaucoup de chose si tu veux mon avis.

Hum ! La question est plus que bonne…mais je suis presque sûre que Higgins n’a pas accumule tout ça…il n’a fait que mettre le doigt dessus...et ça lui a plu…

Va falloir l’obliger à répondre. Ça te dit, un cambriolage ?...


Tu es fou !???

Non, suis pas tombé sur la tête, tu le saurais.

Non, il n’était pas fou…enfin pas de folie dangereuse, de l’autre genre de folie que Lindsay partagea sans qu’on l’entende s’en plaindre.

Première fois de son existence que Lindsay s’introduisait chez quelqu’un par effraction. Pas à dire, ce n’était pas un boulot pour elle mais suivant les indications de son mari, pas plus doué, ils arrivèrent à leur but sans être découverts : le bureau de Higgins. Petite fouille en toutes règles, il ne tarda pas à trouver ce dont ils avaient besoin : des évidences ! Un petit cahier, l’air tout neuf, qui semblait détenir plus de vérités qu’il n’en faut…

Et puis…Lumières. Pris in fraganti délit d’effraction de propriété privée. Toute ne première pour une Fairchild et sans doute pour un Chesterfield !


Je vous mets aux arrêts. Vol avec effraction, votre compte est bon.

Le vôtre aussi ! Lind, amorce !

Leur premier coup, certes mais cela ne signifiait pas qu’ils ne savaient pas comment s’y prendre ! En toute joie de cœur, Mrs. Chesterfield obéit. Le beau feu d’artifice !!! Pas une âme au village ne pouvait ignorer ça.

Retenez-ça sur notre salaire mais il est des choses incontournables, monsieur !

Et on n’y alla pas de main morte. Le staff, venu prêter main forte à leur chef, se vit réduit rapidement par la foulé là massée. Lindsay craignait à tout moment voir s’amener les vigiles de la Zone 51, comme ils l’avaient dénommée avec Neil, mais il n’en fut rien. Ils devaient avoir des ordres stricts de ne pas abandonner leur poste même si l’Apocalypse se déclenchait.

La suite fut aussi inattendue que surprenante…dire qu’ils n’avaient voulu que mettre une paire de choses au clair…


Tu es merveilleux...Big Boss!!!

*Oh oui!...Il est le meilleur, mon mari!*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Neil Chesterfield

avatar

Messages : 232
Date d'inscription : 07/03/2011

MessageSujet: Re: Aux armes citoyens...   Mer 11 Mai - 20:07

Faire la révolution ?Jamais Neil n’y aurait pensé si la situation n’avait pas dérapé de façon si…extravagante. La foule massée devant la maison commune ne demandait pas mieux que de se mettre en action. D’un même mouvement, des villageois participèrent à l’arrestation du staff complet, les autres se massèrent dans la grande salle.

Pendant que la majorité s’installait, Neil discuta un peu avec les « gendarmes » improvisés. Il leur abandonna les prisonniers et retourna au bureau du commandant avec quelques comparses. Ils raflèrent une quantité impressionnante de documents qu’ils ramenèrent au
« théâtre ».

Devant un public nombreux, Chesterfield ne se démonta pas. Une fois la scène installée, il accusa :

ON NOUS A MENTI ! Depuisdes mois, il se passe ici des choses incompréhensibles. J’ai pu assister à des scènes de violences inacceptables. J’en veux les raisons. J’accuse le commandant Higgins et sa clique de nous prendre pour des moutons. Leur organisation ne vaut rien. Des détournements de biens publics ont eu lieu : les preuves sont là !

Higgins, mauvais, tenta de se défendre et la foule réagit dans un brouhaha incroyable. Les interrogations, accusations fusaient de partout et l’assemblée risquait d’échapper à tout contrôle.

Sans doute cela se serait-il produit sans l’intervention inattendue de Luke Walker. À ce paisible gars, d’humeur inaltérable, Neil et Lindsay devaient une fière chandelle. Là encore il se montra d’une aide exceptionnelle en montant sur scène. Comme s’il avait fait ça de toute sa vie, il organisa les débats mais, le mieux, c’est que sans avoir l’air d’y toucher, il provoqua les aveux complets d’Higgins. Ce que tous redoutaient d’entendre se confirmait : ils étaient irrémédiablement coincés sur ce bout de plage inconnu.

Nous avons embarqué tout le matériel de l’avion, radio, fret, tout ce qui pouvait l’être. Dans cette maison, il y avait un plan des environs. De courtes expéditions alentours nous ont permis de découvrir une zone spéciale, pleine de hangars bourrés de matériels divers. L’inventaire a commencé tôt. Nous ignorons qui a mis tout cela là-bas et pourquoi. Nous avons gardé le secret pour éviter les pillages massifs, mais il y en a eu et les contrevenants ont été correctement punis.

Les battre comme des chiens pour une boîte d’allumettes , vous appelez ça correct ? Faire avaler les insoumis par la pierre, est-ce correct ? … Oui, j’ai noté ça aussi ! Votre « journal intime » mentionne du reste que vous avez vous-même prélevé plusieurs caisses de vin, des conserves, des vêtements, armes et autres « babioles » pour votre usage personnel…

On n’a pas besoin de rebelles, de voleurs ! Par hasard, on a constaté que la pierre faisait disparaître des gens… Je ne sais rien de plus à ce sujet. Pour mes soustractions, il faut bien payer les employés ! Qui me paie, selon vous ?

J’ai aussi remarqué que le trafic d’influence était votre spécialité ! Des gens vous ont soudoyés afin d’obtenir des avantages : emplois, dispenses ou autres. J’aime à croire qu’ils ne se doutaient pas que c’était vous, et uniquement vous qui empochiez les bénéfices. Avec des comptes clairs et une transparence de vos activités, nous n’en serions pas là ! Je réclame l’équité, qu’un nouveau comité efficace soit créé avec des comptes-rendus transparents réguliers pour informer la population. Un vote doit être mis en place !

Quelqu’un cria :

Chesterfield président !

Neil rigola mais plusieurs voix s’élevèrent en sa faveur. Un vote oral succinct s’ouvrit au bout duquel, plusieurs têtes émergèrent.
Quand le nouveau comité provisoire fut formé, la foule calmée (et fatiguée) se dissipa.
Les prisonniers furent enfermés dans les pièces du sous-sol de la maison commune. Les frais mariés purent rentrer chez eux.


Crevé, Neil s’abattit dans le divan en serrant son épouse dans ses bras. Marrant comme Lind était radieuse :

Tu ne t’attendais pas à devenir la première dame du village, hein, mon cœur ? Ben… moi non plus !... Je sais pas du tout si je serai à la hauteur… Tu es sûre que si ? Je t’aime !

Ils burent un peu de vin avant de se mettre au lit.

Dors, ma chérie. La journée commencera tôt… nous n’avons droit qu’à quelques heures de repos avant d’aller au premier conseil communal.

Pas de gros câlin possible, ils étaient claqués.

Le temps d’un petit déjeuner rapide, Neil et Lind se rendirent dans les bureaux. Ayant exploré les lieux la veille, les amoureux y avaient fait une découverte peu banale : une mini pierre magique.

Premiers arrivés, ils s’interrogèrent :

Tu crois que c’est la machine à café ? On va en avoir besoin pour tenir la réunion. On essaye ?

En rigolant, il commanda :

5 litres de café, un pot de lait et du sucre, viennoiseries pour 10 personnes, s’il vous plaît !

Leur requête fut accordée au quart de tour.

Et Higgins se plaindra encore des difficultés de son ministère !

Lorsque les huit autres nouveaux membres se présentèrent, ils furent ravis et surpris par l’accueil du « président » qui s’empressa de les informer de la provenance du cadeau.

Régalons-nous à l’œil en discutant.


Ils s’installèrent. Luke et Lind faisaient office de secrétaires pour retranscrire l’ensemble des délibérations.

Bon, merci d’être venus. Je ne suis pas préparé à occuper un tel poste mais j’ai deux ou trois idées à vous soumettre. Je pense que la priorité principale est de mettre en place de nouveaux groupes de sécurité. Il faut éviter panique et pillages à tout prix.

Tous approuvèrent.
Chesterfield désigna un gars baraqué que la majorité avait jugé honnête, répondant au nom de Thomas Perkins, pour s’occuper de recruter la milice. Ancien sergent instructeur, il collait bien au rôle.

Les tâches sont multiples, on va essayer de se les répartir. Je crois qu’il nous faut d’abord un plan solide pour alimenter convenablement le village. Certains se la coulent douce pendant que d’autres bossent : c’est intolérable. Le troc fonctionne mais ne durera pas. Je n’attends pas de décision immédiate, songez-y pour demain.
Lind et moi allons rendre éplucher les inventaires établis de zone 51… Je sais que le nom est bizarre mais c’est celui qui lui convient le mieux. D’après ce que nous y avons vu ma femme et moi, c’est… colossal. Un volontaire pour nous y accompagner ?

Les curieux de voir ces lieux furent nombreux à lever la main.

Je préviens que la milice y est armée. J’espère qu’avec les bons badges, nous n’auront pas de résistances.

Les trouillards s’abstinrent soudain. Seul Percy Dalton laissa sa main levée.

Je suis ou plutôt j’étais antiquaire. Je sais estimer la valeur des biens et me repérer dans un fouillis…

On lui accorda le poste.

À deux autres, j’aimerais confier la tâche de réorganiser la maison commune : virez ceux qui foutent rien et sont juste là par les bonnes grâces d’Higgins ; engagez des nouveaux sérieux. Si quelqu’un s’y connaît en électronique, je souhaiterais l’engager. Les autres, vous allez devoir faire du porte à porte… Pour demain, je veux la liste de tous les candidats possibles aux futures élections. Une fois la liste établie, il faudra la publier aux valves puis créer les bulletins de votes.

On n’a pas le matériel pour ! rouspéta la jolie Veronica Bones, recrutée pour être la championne des publics relations.

Demandez à cette pierre dans le coin. Elle fait peut-être office de photocopieuse aussi ? Des questions ? Des recommandations ?

Choses bizarres, il n’y eut aucune objection. Le comité se dispersa.

Ben, ça a été plus facile que prévu, finalement, dit Chesterfield à l’adresse Lind et de Dalton, on embarque ces inventaires et on y va.

Ils prirent les inventaires déjà dressés, tous les badges disponibles et s’apprêtèrent à vider les lieux. Une inspiration soudaine arrêta Neil qui revint sur ses pas et commanda à la mini pierre 10 plateaux repas avec boissons.

Aux regards intrigués de ses compagnons, il répondit :


Les gars là-bas auront peut-être faim ? Une façon comme une autre de les amadouer, non ?

Dalton marqua sa surprise en découvrant le parking des voiturettes électriques. Assis à l’arrière, le pauvre n’en menait pas large. Cependant sa tête valut de l’or quand ils parvinrent aux grilles.

Un garde, manifestement fatigué les arrêta, réclamant les badges. Ceux-ci fournis, il céda à la curiosité :


Personne n’est venu travailler ce matin. On n’a pas eu la relève. Qu’est-ce qui se passe ?

Simplement une révolution, mon ami. Higgins a été démis de ses fonctions. Vous sentez-vous d’attaque pour résister encore quelques heures avant d’être relevés.

Le canon de l’arme se leva, menaçante :

C’est quoi l’embrouille ? Qui me dit que vous ne me racontez pas des craques pour vous introduire illégalement ici ?

Lind trouva l’astuce pour l’amadouer. Un bon repas fit le reste.

Des heures durant, ils sillonnèrent le site immense. Par veine, ils ne durent pas essuyer de coups de feu. Des choses étranges, ils en virent. Tout fut relevé avec minutie mais à 15 heures, Dalton manifesta une certaine mauvaise humeur car si Chesterfield avait pensé aux gardes, il les avait oubliés, eux.

Lieux vidés avec promesse d’envoyer une équipe de remplacement, le trio rentra se restaurer à l’œil dans les bureaux.

Convoqué, Perkins présenta les nouveaux gardes que Neil accompagna sur le terrain.


Vos consignes sont simples : pas d’accès non autorisés mais je réclame vos chargeurs. Je ne veux que de la dissuasion, pas d’exécution.

La journée s’écoula en diverses tâches. À 22heures, Lind le secoua alors qu’il piquait du nez dans des dossiers.

Rentrer ?... Il y a tant à faire ? J’aimerais instaurer une poste, un service de coursier. Si cette pierre pouvait…

Après tout, pourquoi ne pas demander ? Elle semblait si généreuse, ici.

Les émetteurs-récepteurs reçus l’enchantèrent. Cela devrait hautement faciliter les communications. Recru de fatigue mais satisfait, Neil accepta de fermer son bureau.

Enfin seul avec son épouse, il se délecta des soins qu’elle lui prodigua.

Demain serait un autre jour et ne dit-on pas qu’à chaque jour suffit sa peine ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lindsay Fairchild

avatar

Messages : 753
Date d'inscription : 22/02/2011
Age : 29
Localisation : Quelque part?

MessageSujet: Re: Aux armes citoyens...   Ven 20 Mai - 15:27

Oh la ! Ce n’était pas exactement de la sorte que Lindsay s’était imaginé le début de sa vie comme femme mariée. Tout prenait une tournure trépidante et finissait en révolution. Cela la changeait rudement de sa placide existence de fille de papa absolument exemplaire.

Tu ne t’attendais pas à devenir la première dame du village, hein, mon cœur ?

Lindsay secoua la tête en souriant.

Pas le moins du monde…enfin, pas de la sorte en tout cas.

On l’avait élevée pour se tenir toujours au premier rang de tout, si elle pouvait, selon sa mère, tenir le rôle de première dame à la Maison Blanche le cas étant, le devenir de cet endroit si singulier ne devait pas être beaucoup plus compliqué…au moins là, le protocole ne serait pas si empesé et on n’aurait pas le service secret pour suivre faits et gestes. Par contre, son chérie, lui, ne semblait pas si assuré que ça.

Je sais pas du tout si je serai à la hauteur.

Elle se glissa dans ses bras avec un soupir d’aise, ça faisait si bon être là, avec lui. Rien ne lui semblait impossible si Neil était là.

Mais voyons, je ne vois pas pourquoi tu ne serais pas à la hauteur, chéri…Tu es le président de la Chestco…et c’est pas précisément l’épicerie du coin…tu sais parfaitement t’y prendre pour gérer des situations difficiles …je suppose que mettre cette pagaille en ordre doit ressembler à remettre à flot une entreprise avec des problèmes, si ce que j’ai lu sur le Net est vrai…oui, je l’ai fait…c’était aussi mon droit savoir à qui j’avais affaire, non ?, elle rigola en douce avec la tête de son mari, on dit que tu sais t’y prendre à merveille…s’il se trouve…on cotise en Bourse l’an prochain !

Façon de dire qu’elle confiait aveuglement en lui. Une coupe de vin avant d’aller dormir. À peine quelques heures plus tard, après cette nuit de folie démocratique, il faudrait affronter le premier conseil communal. Génial, comme lune de miel !

La mini Pierre magique découverte la veille continuait de les intriguer.


Tu crois que c’est la machine à café ? On va en avoir besoin pour tenir la réunion. On essaye ?

*Homme pratique !*

Pourquoi pas ? On a rien à perdre !

Ils rigolaient en passant la commande de café et viennoiseries pour dix personnes et furent très agréablement surpris quand leur demande fut agréée au quart de tour.

Et Higgins se plaindra encore des difficultés de son ministère !


Hum, veux plutôt savoir quel savant usage il en a fait, de sa Pierre privée, celui là !

Mais déjà les autres conviés à la réunion se présentaient, flattés d’être reçus si bien. Neil les informa de la particularité trouvée sur les lieux puis la session débuta. Elle prenait les fonctions de secrétaire avec Luke Walker, qui les avait si bien secondés la veille. Ils retranscriraient toutes les délibérations, si on devait faire un travail autant le faire de la meilleure façon possible.

Neil prit la parole et après les remercier d’être venus passa à exposer ses idées.


Je pense que la priorité principale est de mettre en place de nouveaux groupes de sécurité. Il faut éviter panique et pillages à tout prix.

Approbation générale. Acte suivi on choisit Thomas Perkins, un brave gars d’aspect imposant, ancien sergent instructeur, pour se charger de recruter la milice. Réglé, pour le moment, le problème de la sécurité on passa à d’autres thèmes non moins importants.

*Dire qu’il avait peur de mal faire les choses…il s’y prend à merveille et pense à tout…d’abord la sécurité et après l’alimentation…*

Lind concordait avec son mari sur le fait qu’il fallait repartir le travail. Que d’uns bossent d’arrache pied, comme Luke et sa copine Jennifer avec leur exploitation agricole, pendant que d’autres se payent du bon temps, était tout à fait indésirable. Le troc, comme moyen de subsistance ne tiendrait pas longtemps le chemin ça très bientôt beaucoup n’auraient rien à échanger. Et puis vint le moment de la parler de la zone 51.

Je sais que le nom est bizarre mais c’est celui qui lui convient le mieux. D’après ce que nous y avons vu ma femme et moi, c’est… colossal. Un volontaire pour nous y accompagner ?

Elle espérait avoir plusieurs volontaires mais à la seule mention des gardes armés jusqu’aux dents, il n’en resta qu’un. Un antiquaire du nom de Percy Dalton.

Après d’autres décisions prises pour veiller au bon fonctionnement de la maison commune, comme déloger les inutiles qui y régnaient parce qu’étant dans les bonnes grâces de Higgins. Neil voulut engager un expert en électronique et trouver d’autres candidats pour les élections. Tout le monde se trouva nanti de son devoir à faire et en compagnie de Dalton ils se rendirent enfin à la Zone, sans avoir oublié d’emporter avec eux de quoi nourrir les pauvres gardes qui n’avaient pas été relevés depuis la veille.

Premier garde, premier pépin. À l’avis de Lind, son mari aurait pu se montrer un peu plus circonspect pour communiquer au garde armé que le pouvoir auquel il devait le boulot avait été renversé par un putsch très démocratique mais putsch enfin. L’autre ne lambina pas et ils se trouvèrent sous la menace d’un canon levé par un gars assez nerveux.

C’est quoi l’embrouille ? Qui me dit que vous ne me racontez pas des craques pour vous introduire illégalement ici ?

Elle soupira et sourit angélique, à l’adresse du milicien exaspéré.

Mais je vous en prie…si on voulait entrer illégalement on ne se serait pas arrêtés pour vous le dire, quand même. Nous avons nos badges en ordre et vous nous avez vus tous les jours depuis un certain temps, donc vous nous connaissez. Mr. Higgins a été relevé de son poste justement parce que coupable d’abus, je suppose que vous ne voulez pas paraître, face à tous les autres, comme son complice, n’est ce pas ?...Bien, en attendant ceux qui viendront vous relever, voici ces plateaux repas pour vus et les autres qui avez trimé ces dernières 24 heures, avec la promesse que cela ne se reproduira pas.

On leur franchit passage et ils passèrent les heures suivantes à tout répertorier mais il fallut bien s’arrêter à moment donné quand Mr. Dalton déclara, un tantinet vexé que Neil s’était bien occupé des autres, sans penser à eux et lui, il avait faim et soif. Lindsay , trop absorbée dans son travail n’aurait rien remarqué avant un bon moment mais puisqu’on y était autant en profiter. Retour aux bureaux.

Ce jour là, Lind découvrit une nouvelle facette chez son tout nouvel acquis mari : celle de bourreau du travail. En guise de nourriture, ils avaient grignoté des sandwiches fournis par la mini Pierre. Pendant que Neil s’occupait avec acharnement, à mettre un semblant d’ordre dans l’administration, plutôt complexe de cette embrouille sans nom, Lind, elle, esquissait quelques plans, moins agressifs, appelés à créer une atmosphère plus conviviale entre tous ceux qui, par la force des singulières circonstances, se trouvaient attrapé, comme eux, dans le piège de cet étrange paradis.

Rien de mieux pour alléger les esprits d’une communauté si hétéroclite que des réunions sociales pour permettre à tout le monde de se connaître. Le travail, c’est bon mais il faut aussi avoir du temps pour les loisirs et la paix de l’esprit. Pourquoi ne pas organiser un groupe de théâtre ? Un autre musical ? Un autre pour embellir les alentours fonctionnels mais assez vides d’âme. Puisque celui-ci serait leur foyer imposé, d’autant en faire un foyer confortable et accueillant. Peut être qu’il y aurait parmi les rescapés un curé, un pasteur, un rabbin…prendre soin des âmes est aussi indispensable que nourrir les corps…

Un coup d’œil à l’heure et un gargouillis de son estomac l’informa qu’il était temps d’en finir pour cette journée. Neil avait travaillé d’arrache pied et menaçait de s’endormir sur son bureau.

Là, mon chéri…il est temps de lâcher prise pour ce soir…Rentrons à la maison !

Il ne se fit pas trop prier, le pauvre chéri était à bout. Enfin de retour chez eux, Lindsay tint à s’occuper de son mari chéri. Un bain aux essences aiderait au relax, accompagné de champagne et bougies aidant, ils purent joyeusement recréer l’atmosphère d’une lune de miel.

Le lendemain, de bonne heure, la routine se fit un plaisir de les ramener tout droit à sa réalité. Non sans surprises !

La Milice regroupé grâce aux bons soins du sergent Perkins, tous les membres du Conseil munis de leurs badges, on se rendit à la Zone 51. La tête tirée par les présents valait de l’or. Apparemment ils n’avaient pas trop cru aux explications données par Neil, la veille, pensant, sans doute, que le jeune homme exagérait, or les évidences surpassaient toute explication. Le parcours commença. Et puis, il y eut : la Plaque !

Une plaque. Lisse, brillante, sans une motte de poussière dessus, comme si on venait de la polir. On discuta en long et en large l’usage que pouvait avoir cet objet surtout qu’après l’avoir regardé de tous les côtes et de plus près, on dut se rendre à l’évidence qu’il n’était pas simplement posé là mais qu’il faisait partie intégrale de la structure du hangar. Hangar, qui en soi, était un peu différent des autres. Là, ne régnait pas le discordance habituelle des autres où s’entassaient les choses les plus hétéroclites, sans ordre ni concert.

Regardez ça, signala Lindsay, tout cet équipement…on dirait plutôt un centre de contrôle, ces moniteurs…ces écrans…, elle avait approché la main et soudain, avec un doux ronronnement l’ensemble sembla s’éveiller, oups…j’ai rien touché !

Cela réagit à la chaleur,
assura Ray Banks qui semblait en savoir plus que les autres.

La Plaque…elle brille encore plus !, s’écria quelqu’un d’autre.

La curiosité humaine est comme celle des chats…irrésistible ! Faut à tout prix savoir, voir, sentir…douter un peu, il va de soi, parce qu’on est une espèce à peu près rationnelle, mais surtout…faut toucher !

On dit les femmes plus curieuses que les hommes mais le fait fut, ce jour là, qu’aucune de deux femmes présentes, à savoir Lind et Veronica Bones ne toucha à rien…ce fut un des hommes…ou plutôt trois d’entre eux. Banks, Reese et Rodgers…et avant de pouvoir dire ouf…ils avaient disparu…pour reparaître devant les autres médusés, en proie d’une exaltation terrible.

Vous devez venir voir ça !!!, criait Banks, qui jusque là avait semblé plein de bon sens, vous devez venir !!!

Neil avançait déjà mais Lindsay le happa du bras.

Sans moi, nulle part, mon beau monsieur !!!

Rien ne les avait préparés pour le spectacle insolite s’offrant à leurs yeux. Après une sensation assez inexplicable mais pas désagréable pour autant, ils se retrouvaient dans une caverne très vaste aux parois scintillantes…en fait, ça scintillait un peu de partout. Des rais de lumière venant de l’extérieur par diverses ouvertures se reflétaient sur…

Cristaux de quartz !, émit doctement Rodgers après une instant de silence quasi religieux.

Mais déjà Lindsay, ébahie se baissait et prenait dans sa main ce qui à première vue était un joli caillou aux reflets lumineux.

Euh…je ne voudrais pas jouer les savantes, messieurs-dame…mais ceci n’est pas du quartz…ça n’a ni la forme ni les caractéristiques…si je ne me trompe pas…Seigneur Dieu…ceci...est…un diamant en état brut !

Si elle avait avoué avoir des visions et être en présence du Saint Esprit les autres n’auraient pas mieux réagi. Les uns rigolèrent, les autres hochèrent la tête, compatissants, seuls Neil et Luke Walker semblèrent vraiment intéressés par sa version des choses.

Sans vous commander...réunissons quelques échantillons et emmenons les pour faire des preuves !, dit elle presque timide, s’il se trouve…il y aura quelqu’un qui pourrait avoir des connaissances sur les minéraux…

L’idée, en principe, était bonne, mais s’ils ne voulaient pas faire courir la nouvelle comme une traînée de poudre et éveiller la convoitise folle des habitants du « village », il faudra s’arranger autrement. On prit tout de même quelques échantillons, s’embarqua de nouveau sur la fameuse Plaque et on se retrouva dans le hangar de départ.

Trouvez un marteau…un gros marteau…si ça se brise...un cristal…si non, Mrs. Chesterfield aura eu raison, c’était Dalton, l’antiquaire, qui parlait.

Un quart d’heure plus tard, ils étaient fixés : ils étaient tombés sur une mine de diamants…

Ce soir, en regardant les étoiles, Lindsay soupira.

Cause et effet…étonnant comme tout tourne, change et se bouleverse…tu sais, mon amour…je voudrais quand même savoir le nom du jeu…de ce jeu…

*Et de qui le mène…*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Neil Chesterfield

avatar

Messages : 232
Date d'inscription : 07/03/2011

MessageSujet: Re: Aux armes citoyens...   Sam 21 Mai - 11:49

Pour être crédible, Neil désirait la transparence totale de ses actions. Il trouvait plus juste qu’au moins le comité complet soit au courant de la zone 51 et ce qu’elle contenait. Aussi, de grand matin, tout le staff Chesterfield prit des voiturettes et se dirigea vers les entrepôts. Les gardes furent relevés et heureux de l’être.

Nous avons des relevés un peu sommaires des 9 premiers hangars. Nous embaucherons le personnel nécessaire aux tris à effectuer. Même avec des équipes renforcées, cela prendra des mois pour s’y retrouver, je vous assure.

Pour prouver ses dires, Chesterfield ouvrit grand chaque porte. Un seul regard permettait de comprendre l’énormité de la tâche.

À quoi servent ces trucs ? s’informa Victoria Bones.

Ben… Ce sont des réserves, apparemment.

Ou le butin de pillages ? suggéra Dalton. J’ai remarqué ça hier. Il ya des trucs très anciens là-dedans et d’autres très modernes… en vrac.

Eh bien, fameux pirates ! rigola Reese.

Les hangars 7 et 8 contiennent essentiellement des conserves d’aliments. Les 2 et 3 sont assez ordonnés aussi avec de nombreux engins agricoles, et semences.

Aussitôt Walker se montra intéressé et désira les voir. Il ne fit pas de commentaires mais Neil aurait juré que le gars gambergeait beaucoup.

De visites en visites ils arrivèrent au 10ème. Dans les papiers de Higgins, aucune mention à cet entrepôt n’existait. L’ouverture fut un choc pour tous. Non seulement ordre et propreté régnait mais tout semblait se concentrer autour d’une… plaque.
Les explorateurs s’en approchèrent avec circonspection s’interrogeant sur la nature de cet objet inconnu. Par hasard, Lindsay déclencha un processus de fonctionnement. Les curieux appareillages proches se mirent à ronronner et la plaque à briller, comme si elle les appelait.
Avant que Neil ait pu les empêcher Banks, Rodgers et Reese montèrent sur la plaque et… disparurent.


Les idiots ! clama Chesterfield. Où sont-ils passés ? Vous avez vu ça ?

Le temps de le dire, voilà le trio qui réapparaissait, très perturbé :

Vous devez venir voir ça !!! Vous devez venir !!!


Impossible de leur demander ce qu’ils avaient vu. Force fut d’y aller aussi. Bien sûr Lindsay ne lâcha pas son frais mari et, main dans la main, ils firent un pas en avant sur la plaque.
Renversant ! Être à un endroit puis à un autre le temps d’un battement de cil…
Ils se retrouvèrent tous dans une caverne aux parois scintillantes sous l’effet d’une lumière peut-être extérieure. Rodgers fut le premier à parler en suggérant qu’il s’agissait de quartz. Chose que démentit Lindsay en ramassant un caillou :


Euh…je ne voudrais pas jouer les savantes, messieurs-dame…mais ceci n’est pas du quartz…ça n’a ni la forme ni les caractéristiques…si je ne me trompe pas…Seigneur Dieu…ceci...est…un diamant en état brut !

Quelques « échantillons » furent ramenés au hangar via la plaque. La gemme fut soumise à la pression d’un lourd marteau et y résista parfaitement.
L’ampleur de la trouvaille et de ses conséquences possibles assommèrent Neil qui renvoya tout le monde dans ses quartiers avec interdiction de l’ouvrir dessus à quiconque.


*Autant rêver*

Ce soir-là, après un repas simple, les nouveaux époux s’installèrent sur la balancelle de la terrasse. Lind était pensive :

Cause et effet…étonnant comme tout tourne, change et se bouleverse…tu sais, mon amour…je voudrais quand même savoir le nom du jeu…de ce jeu…


Tu crois que c’est un jeu ? J’ai toujours refusé de jouer à quoique ce soit dont j’ignore les règles. Tout est bizarre ici, tordu. Je comprends qu’Higgins ait tenu au secret sur la zone 51. Je suis moi-même dépassé par tout ça… Je sais que tu as confiance en moi, ma douce. D’ailleurs je pense impératif de gagner ces élections. Nous sommes déjà 10 au courant de plus de choses que n’importe qui ici. Mon successeur sera peut-être meilleur que moi mais il pourrait être pire et… vouloir nous empêcher de causer. Or, je tiens par-dessus tout à ce qu’il ne t’arrive rien, mon amour.

En tout cas, Mrs Chesterfield s’arrangea pour lui prouver que dans leur domaine privé, Neil était bien le meilleur.

Le conseil matinal réunit les 10 membres. Vu leur tête, plusieurs avaient eu des insomnies.


Alors ? La nuit porte conseil, dit-on. Je vous écoute. Banks : à vous.


Je… Je ne sais pas du tout. J’ai retourné le problème dans tous les sens. Pour moi, il faut taire cette découverte.

L’un après l’autre désigné put s’exprimer. La tendance générale optait pour le silence plus par crainte de l’émoi populaire qu’autre chose.
Le tour de Neil arriva :


Vous savez aussi bien que moi que ce secret se dévoilera tôt ou tard. Combien d’entre vous ont-ils déjà parlé de la mine à leur compagnon ?

Tous les nez piquèrent vers la table.

Je ne vous en veux pas ! J’aurais sans doute fait pareil si ma femme n’avait pas fait partie de ce comité. Vous voyez bien où cela va nous mener… Percy, ta femme est très amie avec Andréa Parrish, qui est elle-même copine avec Mélanie Cole, etc.
Ce soir, il y a débat entre les candidats à mon poste actuel. Qui veut parier que l’un ou l’autre de mes adversaires va me mettre ça sous le nez ? Je prendrai les devants en révélant absolument tout. J’aimerais que les équipes de milices soient doublées à la zone 51 et dans les rues. Les voiturettes seront déménagées d’endroit. Maintenant, j’aimerais que l’on décide de l’organisation de l’exploitation de la mine… Je pense l’ouvrir à tous, oui. Qui y travaille bien, s’emplit les poches et peut payer la pierre…


Tu vois Miss Powels aller piocher ? Elle aurait trop peur de se casser un ongle ! rigola Bones.

Personne ne sera forcé à y aller. On procédera par un tirage au sort de numéros pour travailler dans l’ordre et ils n’auront qu’un quart d’heure par jour pour extraire autant qu’ils peuvent afin de limiter l’exploitation. C’est plus juste, non ? Ceux qui ne voudront pas ou ne pourront pas piocher, devront se trouver un remplaçant à leurs frais et prendre un autre boulot.
Qu’en pensez-vous ?


À l’unanimité la motion fut acceptée.

Soirée préélectorale ! Voilà bien un truc que n’aimait pas Neil. Chaque fois qu’il tombait sur ce genre d’émissions à la télé, il zappait. Là, se retrouver face à ses adversaires sous les spots, le mettait mal à l’aise.
Bon an mal an, cela alla bien jusqu’à la question piège de Davis Longsdale :


Et la zone 51… ? Oserez-vous en parler ?


Certainement ! J’allais y venir. Nous avons déjà inventorié la majorité des hangars qui s’y trouvent. Il y a tout un tas de trucs assez inutiles comme des clubs de golf et des boules de pétanque mais aussi un compartiment assez singulier. On y trouve ce que nous avons appelé : la plaque de téléportation.


Beau pavé dans la marre. Tumulte général.
Sans rien cacher, comme promis, Neil avoua tout ainsi que la façon dont son équipe et lui comptaient exploiter le filon.


Vous aussi vous irez piocher ? ironisa Dujardin.

Avec tout le boulot que j’aurai, ça m’étonnerait. J’y enverrai ma femme !

On rigola beaucoup et, dans la bonne humeur, face à un avenir moins sombre, l’assemblée se dissout.
Rien de mieux que des attentions pour flatter l’électorat. Neil aurait pu tricher et régaler égoïstement son monde avec la mini pierre du bureau.
Il n’alla pas jusqu’à la partager avec ses rivaux, de peur de l’épuiser. Aidé de ses partisans, il avait été prier. Son Dupont démembré y avait été sacrifié et tous y mettant du leur, la salle de Chesterfield connut un beau succès.
La veille des élections, Neil ne parvint pas à fermer l’œil.
Lind collée à lui, il se laissa aller aux confidences :


Tu imagines, si je perds ? L’élu est chiche de nous mettre dehors : on en sait trop ! Dujardin m’a promis de me prendre dans le comité mais je ne le crois pas. Longsdale me hait, lui…


Pleine de bon sens, Lindsay fit de son mieux pour le calmer.
Au matin, dans leurs meilleurs atours, les Chesterfield se rendirent aux urnes. Selon l’accueil reçu alentours, la confiance de Neil grimpa. Le couple prit place dans une des files, s’isola pour cocher son choix puis le déposa.
Le dépouillement débuterait à midi, sous la surveillance de commissaires des trois candidats afin d’éviter toute fraude.
Neil ne voulait pas y assister. Il entraîna son épouse le long du rivage. Gentille balade en amoureux, en évitant de parler boulot.
Ils s’amusèrent à lancer des galets dans l’eau, se remémorant leur rencontre sur le bateau et ce rivage.


Ce que tu pouvais être agaçante, et moi idiot ! Je ne comprends toujours pas pourquoi j’étais si borné… Tu penses parfois à ta famille, Lind ?

Elle s’émut un instant qui passa vite. Manifestement, avec lui à ses côtés, elle était comblée.
Ils s’embrassaient comme des fous quand Walker, sa compagne et tout le comité coururent à leur rencontre. Leur mine reflétait la joie. Neil sut qu’il avait gagné !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Aux armes citoyens...   

Revenir en haut Aller en bas
 
Aux armes citoyens...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Aux armes citoyens
» Aux armes citoyens! (Lysandre)
» liste des armes pour l'obtention des runes RA
» Instruction Technique Armes de Poing
» Vers le respect des droits economiques et sociaux des citoyens haitiens

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Gods Games :: Monde des rescapés :: Le Village :: Maison commune-
Sauter vers: