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 Une femme à la mer!

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Daniel McIntosh

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MessageSujet: Une femme à la mer!   Ven 10 Fév - 18:32

On n’avait guère le temps de s’ennuyer dans ce village particulier où cohabitaient les rescapés du vol 747 pour Sydney.
Bien des événements s’étaient produits depuis que le Docteur McIntosh avait emménagé dans un des splendides pavillons qui étaient, apparemment, destinés à recevoir quantité de gens.
Passé le cap de l’installation, il avait d’abord fallu faire face à l’arrivée inattendue de naufragés d’un navire de luxe. L’ancien commandant de bord de l’avion, devenu maire du village formé, avait paré au plus pressé et organisé le logement des nouveaux venus qui étaient soit recueillis au hasard de balades sur la plage, soit retrouvé sur des embarcations de fortune. Le flux des débarquements s’était progressivement tari, on en était venu à croire qu’il n’y aurait plus de survivants à récupérer.
Bon an mal an, chacun avait forgé sa place dans la communauté.
Hélas, le paradis ne dura pas.
De nombreuses questions demeuraient en suspend, et le maire ne faisait pas grand-chose pour y répondre. Une mini révolution éclata un soir avec des révélations fracassantes : la majorité du staff des dirigeants était pourrie ! Le maire se défendit au mieux mais les preuves de ses malversations ou cachoteries étaient trop nombreuses. Qui dit révolution entraîne changement. Un nouveau régime s’instaura sous la houlette de Neil Chesterfied, un homme d’affaire qui n’avait pas peur de se mouiller. L’équité régna davantage qu’avec le commandant Higgins.
Deux anomalies extraordinaires agitaient aussi les esprits : une pierre magique et d’une zone garnie de hangars gardés longtemps secrets par le 1ère maire.
Lorsque l’amas de cailloux commença à refuser d’accorder les souhaits sans contrepartie en espèce, la population s’agita. Certains, comme les Walker, recoururent à l’huile de coude pour s’en sortir tout en faisant bénéficier leurs voisins des fruits de leur labeur. D’autres recoururent à la corruption ou au vol… Le récent maire eut du mal à maintenir l’ordre menacé mais la découverte d’une mine de diamants permit aux travailleurs de « nourrir » la pierre vorace et d’obtenir en échange de quoi s’alimenter ou vêtir.
Daniel McIntosh, médecin-chef du centre de soins du village, était loin de ces considérations matérielles. Il travaillait quasi nuit et jour et serait sans doute mort de faim si une motion n’avait été votée par le conseil municipal pour qu’il obtienne un digne salaire sans avoir à aller piocher à la mine.
Tranquille, assez taiseux, il passait ses rares moments libres avec ses quelques amis, dont les Chesterfield et Walker. Un moment, il avait eu une bonne assistante, même si peu douée au départ. Mais, du jour au lendemain, cette jeune femme dévouée avait disparu sans laisser de trace.
Récemment, d’autres disparitions avaient eu lieu. Une expédition menée par le maire avait permis de récupérer un groupe de dissidents peu amènes qui en voulaient aux villageois pour leurs facilités.
L’ordre régna à nouveau mais pas longtemps…

Ce jour-là, Daniel s’occupait d’une des dernières victimes du raid des conquistadores. Incroyable, ce truc ! Comme surgis de nulle part, des cavaliers et hommes armés, avaient investi le village. Une riposte vigoureuse les avait repoussés mais ils n’étaient pas partis seuls ! La femme du maire, la douce Lindsey, faisait partie du « butin » emporté par les pilleurs.
McIntosh n’avait pas eu le temps de se poser des questions quant au comment du pourquoi de l’invasion. Lui, il devait réparer les membres fracassés et les entailles multiples des défenseurs.
Bien sûr, Chesterfield n’allait pas rester les bras croisés pendant que sa femme était Dieu sait où !
Accompagné d’un petit groupe sélectionné, il traqua les voleurs et ramena leurs otages.


Voilà, Lind ! dit-il en débranchant la perfusion de réhydratation. Ton mari pourra te récupérer dans quelques heures. Je suis heureux que vous vous en soyez sortis si bien… Ah ? Grâce à Luke ? Il a disparu aussi ? Espérons que Jenny ne fasse pas de bêtises !

Son attention auprès de la jeune femme fut détournée par une agitation intempestive à la porte d’accueil. Des tours de garde du rivage s’effectuaient régulièrement. L’une d’elle rapportait un étrange colis : une femme !
Plus maintenue que soutenue entre deux malabars, la créature ruait dans les brancards.


Elle est en plein cirage ! se plaignit un des vigiles. On l’a trouvée inconsciente près des rochers avec des débris d’une sorte de radeau. Elle s’est réveillée pas contente du tout. Elle m’a mordu !

Sans cette couche d’algues mêlée de sable et son air furibond, la naufragée aurait pu être jolie. L’idée de l’aspect n’effleura même pas Dan qui prit les choses en main :

Portez-la au rideau 3. John, fais soigner cette morsure par Hilda.

Une seringue de sédatif s’emplit, il s’approcha de la rebelle :

Tout doux, Miss ! On ne veut que votre bien ici !

S’il n’avait pas été aussi prompt au réflexe, sûr qu’il se serait pris une baffe. Néanmoins, la force déployée vainquit la belle, la piqûre fit le reste.
Le premier examen de la belle au bois révéla ce à quoi l’on pouvait s’attendre : insolation et déshydratation. Pour le reste, elle semblait assez en forme, ne portant que des griffures légères dues à son naufrage.
D’où venait cette naïade ? Se pouvait-il qu’elle ait fait partie des passagers du navire chaviré des mois auparavant ? Où serait-elle passée tout ce temps ?
En souhaitant qu’elle ne soit pas amnésique et qu’elle puisse répondre à ces questions, Dan lui administra ses soins puis la laissa recouvrer ses sens en passant, de temps à autre à son chevet.
Il lui tâtait le pouls, quand la belle jeune femme révélée par un fort nettoyage, ouvrit des yeux admirables…

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Zoé Eperly

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MessageSujet: Re: Une femme à la mer!   Sam 11 Fév - 14:57

Me redressant, je frottais le sable qui s'était collé sur mes jambes avant de lancer un regard autour de moi. La plage où je me trouvais actuellement, m'avait accueillie pendant plusieurs mois juste après le naufrage de l'Ocean’s Queen. Je m'en souvenais comme si c'était hier ... Quand l'alarme avait retentit, j'étais en train de nettoyer une chambre. MP3 à fond dans les oreilles, je n'avais rien entendue jusqu'à ce que le bateau soit secoué comme une vulgaire brindille. J'étais donc sortie avec difficulté pour me rendre compte que les canots de sauvetage étaient déjà tous en train de s'éloigner. Criant le plus fort que je pouvais, j'avais fait de grands gestes pour me faire voir mais ils devaient être trop loin. Courant le long de la rambarde, je tentais de trouver un moyen de m'enfuir mais le seul que je voyais ne me plaisait pas trop ... Prenant ma respiration, je finis par sauter à la mer en priant pour m'en sortir. La suite était un trou noir jusqu'à mon réveil sur cette plage.

Le réveil avait été dur ... Découvrir qu'on était seule sur une île déserte n'était pas forcément une chose agréable. Et quand en plus la plage où l'on se trouve est entourée de hautes falaises insurmontables, ça n'aidait pas ! J'avais vite fait le tour de mon nouveau ... "domicile". Quelques squelettes au bas de la falaise à différents endroits indiquaient que des gens avaient vécus par ici et qu'ils y étaient morts. Ce n'était pas vraiment agréable de se dire que c'était le dernier lieu où j'allais vivre et ça ne m'intéressait pas ! Dès le lendemain, j'avais commencer à recueillir tout ce que la mer venait déposée sur le rivage, cherchant un moyen de me faire une embarcation de fortune. Cela avait été long, surtout que je devais aussi trouver de quoi me nourrir. Heureusement que la mer était généreuse et que des oiseaux nichaient dans la falaise à une distance raisonnable, j'avais fait plusieurs fois de l'escalade pour prendre des oeufs et malgré les quelques chutes que j'avais fait, ça ne m'avait pas empêcher de recommencer. Quand l'estomac crie famine, on est prêt à faire presque n'importe quoi !

En tout cas ce jour-là, je venais enfin de mettre la dernière touche à mon radeau. J'en étais fière et j'étais pressée de prendre la mer pour partir de ce lieu. La civilisation me manquait et j'en venais même à penser que mes parents me manquaient. J'étais devenue une véritable sauvage et j'avais autant peur de partir en mer que de retrouver d'autres personnes. Faisant un dernier repas, j'embarquais bientôt sur mon bateau de fortune, attachant les quelques vivres que j'avais pour être sûre de ne pas les perdre. Attrapant la pagaie que j'avais faite, je m'éloignais assez vite de la plage, tentant de voir dans quelle direction je pouvais aller. Mais je dus me rendre rapidement à l'évidence que malgré mes coups de pagaie, ce n'était pas moi qui dirigeais mon radeau. Une sorte de force inconnue me dirigeait vers une autre partie de l'île comme si elle refusait que je quitte ces lieux. Pestant et maugréant contre je ne sais quoi, je fus ballottée dans tous les sens, et bientôt je m'aplatis sur le radeau, m'accrochant comme je pouvais et priant pour en ressortir vivante.

Encore une fois, je me réveilla sur une plage. Cette fois je n'étais pas seule puisque deux hommes étaient penchés sur moi. Sursautant, je me débattis quand ils commencèrent à poser les mains sur moi. Je ne savais pas du tout ce qu'ils me voulaient mais je me sentais comme prise au piège. Un bras passa devant moi et je mordis de toutes mes forces pour tenter de les arrêter. L'homme cria mais ne me lâcha pas pour autant. Continuant à me débattre, je les sentis m'emporter très certainement vers leur tribu d'hommes cannibales. Bientôt je me retrouva face à un autre homme et bien que je n'étais pas au meilleur de ma forme, je continuais à me débattre et je tentais même de lui mettre une baffe. Malheureusement pour moi, et peut-être heureusement pour lui, il m'administra je ne sais quoi qui me plongea dans un sommeil sans rêve.

Nouveau réveil ... Cette fois plus doux ... J'étais dans un lit, un lit très confortable. un homme me tenait le poignet et ... Les souvenirs me revinrent et je me redressais d'un seul bond. La tête me tournait légèrement mais je ne pensais qu'à une seule chose. Où est-ce que j'étais et surtout que me voulaient-ils ? Lançant un regard inquiet sur l'homme qui se tenait à mon chevet, je baissais ensuite les yeux sur ma tenue. Qui m'avait changée ? Etait-ce lui ? Tournant la tête, je vis la perfusion dans mon bras et l'arracha d'un seul geste. Avant même que le ... "medecin" ne réagisse, j'étais déjà debout et je m'éloignais vers la porte sur des jambes tremblantes. J'étais fatiguée mais je n'allais pas rester sans rien faire alors que je ne savais pas ce qu'ils me voulaient. Ouvrant la porte d'un seul coup, je m'immobilisais sur le seuil en découvrant le village. Comment était-il possible qu'un tel village existe sur une île déserte , Enfin, l'île n'était pas aussi déserte que je le croyais ...

Me retournant vers le medecin, je lui adressa un regard lourd de questions avant de me laisser tomber sur une chaise non loin. Ce n'était pas que j'étais malade mais c'était comme si je ressentais une certaine fatigue alors que je n'avais jamais été ainsi depuis mon arrivée sur l'île. Etait-ce un contre coup de ma nouvelle découverte ? Un soulagement de ne plus être seule ? Ouvrant la bouche pour poser une question, je ne pus émettre aucun son. Fermant les yeux quelques secondes, je les rouvris et lança de la voix le plus assurée possible.


Je ne sais pas ce que vous me voulez mais je vous assure que je ne me laisserais pas faire ! Je suis ceinture noire de karaté !

Oui bon, j'exagérais peut-être un peu mais j'avais quand même un bon niveau en karaté et je n'hésiterais pas à le mettre en pratique. Quoique en ce moment, je ne me sentais pas vraiment capable de le faire ...
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Daniel McIntosh

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MessageSujet: Re: Une femme à la mer!   Mar 14 Fév - 13:08

Si les yeux de l’inconnue étaient admirables, leur éclat ne reflétait rien d’amène.
Avant qu’il ait pu intervenir, telle une biche affolée, la demoiselle arrachait sa perfusion et sautait du lit en titubant un peu. La vue du dehors parut l’assommer . Elle chaloupa jusqu’à une chaise où elle se laissa tomber lourdement. Au second essai, la parole lui revint :


Je ne sais pas ce que vous me voulez mais je vous assure que je ne me laisserais pas faire ! Je suis ceinture noire de karaté !

Cette déclaration faillit déclencher l’hilarité de Dan qui n’en revenait pas que cette jeune femme puisse penser à un truc pareil. Le soleil avait dû lui déranger l’esprit…
Prenant sur lui d’éviter tout malentendu, McIntosh exposa les faits avec calme :


Je ne doute pas de vos talents en arts martiaux mais je vous assure qu’ils sont inutiles ici. Je suis le docteur Daniel McIntosh et on vous a retrouvée sur la plage il y a quelques heures. Nous sommes dans le centre médical du village. Ne me demandez pas lequel, nous n’en savons rien. Personnellement, je faisais partie des passagers du vol 747 pour Sydney. C’est une longue histoire… Vous seriez mieux dans votre lit pour l’entendre, Miss… ?

Plein de prévenance, Dan s’approcha de la naufragée qui, comme à regret, se leva. Elle refusa néanmoins son soutien et se réinstalla sous son drap.
Par chance, peu de patients réclamaient son attention, aussi Dan put-il résumer à l’aise la situation. Le récit, biscornu pour des oreilles étrangères, parut troubler celle qui avait juste soufflé son prénom. Jusque-là. Des questions fusèrent, Dan répondit aussi sincèrement que possible :


Oui, le village était vide mais prêt à nous recevoir. Non, à part les naufragés du paquebot et les passagers de l’avion, il n’y a personne d’autres et nous n’avons trouvé aucune explications aux phénomènes.

Il jugea inutile d’effrayer davantage cette Zoé en parlant de la pierre magique, de la révolution ou des conquistadores.
Peu à peu, elle sembla se détendre et avoua quelques détails personnels qui impressionnèrent le médecin :


Vous avez survécu seule tout ce temps ? Chapeau Miss ! Bientôt vous retrouverez la santé et je suis sûr que le maire vous trouvera un logement en vous expliquant le fonctionnement du village.
Je repasserai vous voir dans une paire d’heures. Reposez-vous, vous êtes en sécurité.


Une bouteille d’eau bien fraîche posée sur la table de chevet, Dan retourna à ses occupations.

*Pauvre fille, il lui faudra du temps pour digérer tout ça…*
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Zoé Eperly

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MessageSujet: Re: Une femme à la mer!   Lun 19 Mar - 18:05

Je ne doute pas de vos talents en arts martiaux mais je vous assure qu’ils sont inutiles ici. Je suis le docteur Daniel McIntosh et on vous a retrouvée sur la plage il y a quelques heures. Nous sommes dans le centre médical du village. Ne me demandez pas lequel, nous n’en savons rien. Personnellement, je faisais partie des passagers du vol 747 pour Sydney. C’est une longue histoire… Vous seriez mieux dans votre lit pour l’entendre, Miss… ?

Zoé ... Je m'appelle Zoé

Il n'avait pas besoin d'en savoir plus et de toute façon un nom n'était guère utile sur une île où on ne connaissait personne. Me levant, je me dirigea vers le lit qui m'avait accueillis, refusant que le médecin m'aide. J'étais fatiguée mais pas impotente, j'étais tout à fait capable de me débrouiller seule. A peine installée, je lui posa quelques questions, un peu curieuse de savoir comment ils étaient arrivés là.

Le village existait déjà à votre arrivée ? Il y avait quelqu'un d'autres sur l'île ? Et ... vous savez pourquoi on a atterrit là ?

Oui, le village était vide mais prêt à nous recevoir. Non, à part les naufragés du paquebot et les passagers de l’avion, il n’y a personne d’autres et nous n’avons trouvé aucune explications aux phénomènes.

Me mordant les lèvres, je commençais à comprendre que même si j'avais échapper à ma petite plage, j'étais toujours bloquée sur l'île. Peut-être un bien pour recommencer une existence saine. Après tout, l'entente à la maison n'était pas au beau fixe et je n'étais pas complètement sur des sentiments de Michaël ... Ca me faisait bizarre d'y repenser maintenant alors que pendant tout le temps où j'avais été seule, mon but était juste de quitter l'île ...

J'ai été la dernière à quitter le bateau ... On m'avait ... oublier. J'ai plongé à la mer et je me suis réveillée seule sur une plage enfermée par des falaises. Je me suis donc débrouillée avec ce que la mer me ramenait pour faire un radeau de fortune et partir de l'île mais les courants m'empêchaient de m'éloigner et ... la suite vous la connaissez ...

J'avais préféré raconter ça rapidement, je n'étais pas du genre très bavarde, surtout avec une personne que je connaissais à peine. D'accord il était, visiblement, médecin mais je préférais rester méfiante.

Vous avez survécu seule tout ce temps ? Chapeau Miss ! Bientôt vous retrouverez la santé et je suis sûr que le maire vous trouvera un logement en vous expliquant le fonctionnement du village.
Je repasserai vous voir dans une paire d’heures. Reposez-vous, vous êtes en sécurité.


Je m'apprêtais à protester que je n'étais pas fatiguée mais c'était faux, je sentais bien que je n'étais pas au mieux de ma forme. Daniel me parla du village, du maire et de logement. Finalement, j'allais peut-être trouver ma place ici et même si j'allais avoir du mal à m'habituer à ça, il était peut-être temps que je murisse vraiment et que je vive pour moi et non juste dans l'optique de rentrer chez mes parents ... Fermant les yeux, je plongea dans un sommeil sans rêve, oubliant tous mes soucis pour juste ... me reposer ...

Quand j'émergeais, il me fallut quelques minutes pour me souvenir où j'étais. Regardant autour de moi, je vis la bouteille d'eau. Je me redressa et l'attrapa avant d'en boire la moitié en un rien de temps. Profitant que j'étais seule, je promena mon regard sur la salle, surprise de voir une telle technologie sur une île. Balançant mes jambes au bord du lit, je testa la solidité de mes jambes avant de faire quelques pas. Apparemment j'allais déjà mieux mais bon, je n'étais pas médecin pour dire ça ! Cherchant autour de mon lit, je ne trouva pas mes habits ni aucun autres vêtements plus corrects que cette chemise d'hôpital. Soupirant, je me mis à la recherche du médecin et déambula dans le centre médical. Je le trouva bientôt, penché sur un autre malade. Attendant bien sagement qu'il ait fini, je bus encore un peu d'eau pour enfin réaliser que ma bouteille était vide. Cherchant une poubelle, je lança ma bouteille qui tomba pile dedans avec un léger tintement. Le médecin se retourna et je lui adressa un timide sourire.


Hello Doc ! Je crois que je vais mieux ...

Tirant sur la chemise qui m'habillait, je lui lança une grimace avant de continuer.

Vous n'auriez pas quelque chose d'autre comme tenue ? Je ne me vois pas visiter le village comme ça ! Même si je ne suis pas pudique, je pense qu'on me prendrait pour une folle !

Le souvenir de mon arrivée au village entre deux malabars, ruant comme la sauvage que j'étais, me mit mal à l'aise. Finalement on pensait peut-être déjà que j'étais une folle ...
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Daniel McIntosh

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MessageSujet: Re: Une femme à la mer!   Mer 21 Mar - 11:38

La donzelle semblait devenue docile. Elle se donna même la peine de révéler son prénom. Mais Dan n’avait pas trop le temps pour la conversation. Il l’aurait volontiers poursuivie en d’autres circonstances car cette fille avait de quoi intriguer. Pour survivre seule ainsi des semaines durant, être parvenue à se bâtir une embarcation, Zoe méritait de l’attention. L’ennui était que Dan semblait le seul véritable toubib du coin. Il avait réussi à former plusieurs assistants assez acceptables mais il n’en demeurait pas moins l’unique praticien de talent.
Par veine, la majorité des cas se présentant au centre n’étaient pas complexes. Une écharde ici, une foulure là, ou autre bobo mineur rythmaient la monotonie. L’ensemble de la population se portait bien même si quelques dénutritions avaient été signalées. En général, il s’agissait de gens trop flémards pour piocher à la mine et d’en retirer les diamants indispensables au paiement des vivres. Certains refusaient les dons de la pierre, préférant se débrouiller seuls ou escomptant sur la charité d’autrui. Grâce aux systèmes mis en place par le maire, les vols étaient l’exception, la solidarité marchait à fond. Où se situerait Zoé ? Dans les mendiants ou les débrouillards ? Dan pencha pour la seconde option puis, absorbé par son travail, n’y pensa plus.
Ce fut le bruit incongru d’une bouteille en plastique tombant dans la poubelle qui le fit relever la tête du genou enflé de Mrs Everett. Elle se l’était tordu en jouant au volley sur la plage, rien de grave.
Un sourire un peu timide s’afficha sur les lèvres de la responsable du jet de bouteille.


Hello Doc ! Je crois que je vais mieux ...

Vous m’en voyez ravi. Vous désirez une autre boisson ?

Vous n'auriez pas quelque chose d'autre comme tenue ? Je ne me vois pas visiter le village comme ça ! Même si je ne suis pas pudique, je pense qu'on me prendrait pour une fol
le !

Elle en avait de ces idées. La blouse d’hôpital lui seyait mais elle ne semblait pas s’en rendre compte. Bien sûr, déambuler ainsi dans le patelin aurait été inconvenant. Aussi Dan prit-il les choses en main.
Il confia Zoe à une infirmière qui la conduirait au vestiaire juste à côté puis promit de la récupérer sitôt quelques paperasses achevées.
Il ne s’attarda pas et, un quart d’heure plus tard, il cueillait la miss sapée de pied en cape avec des fringues d’été neuves.

On fait un tour rapide ? C’est ma pause.

Il lui montra les installations importantes du village : la maison commune, le port, les rares boutiques.
S’arrêtant devant un des trois restaurants, il osa la convier à déjeuner. Elle parut ravie de manger du poulet tandis qu’il lui expliquait comment des habitants se procuraient leur pitance.

Plusieurs sont devenus éleveurs ou cultivateurs. Les terres voisines sont très riches. Je suis navré de vous l’annoncer mais pour survivre, il faudra travailler.

Cela ne sembla pas la contrarier.
Le repas achevé, il la conduisit à la mairie où Neil Chesterfield déploya son efficacité. Un pavillon devrait convenir à la miss. Une avance en diamant lui fut octroyée. Elle pouvait démarrer une nouvelle vie.
Estimant avoir rempli ses obligations, Dan laissa Zoe vaquer à son aménagement.

Je serai toujours ravi si je puis vous aider en m’importe quoi.

Il réintégra l’hôpital, un peu soucieux quant aux propos surpris à la maison commune. Les Walker avaient disparu…
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Zoé Eperly

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MessageSujet: Re: Une femme à la mer!   Lun 16 Avr - 23:09

Vous m’en voyez ravi. Vous désirez une autre boisson ?

Refusant la proposition du medecin je lui demandai de quoi m'habiller. Quelques minutes plus tard, il me remettait entre les mains d'une infirmière qui me conduisit dans une arrière salle où elle ouvrit une armoire pour me choisir quelques vêtements. La voyant hésiter tout en me jetant discrètement un coup d'oeil, je finis par la pousser doucement et fis moi-même mon propre choix. Prenant des sous-vêtements à ma taille, j'optai pour un tee-shirt et un short et attrapai une paire de basket puis chassant l'infirmière, je pris mon temps pour m'habiller trop contente de porter autre chose que cette blouse d'hôpital. Un peu moins d'un quart d'heure plus tard, finissant ma deuxième tresse, j'étais fin prête pour aller visiter les lieux.

On fait un tour rapide ? C’est ma pause.

Avec plaisir !

En compagnie du jeune homme, je découvris enfin le village ou plutôt devrais-je dire une parfaite petite ville. Il y avait tout ce qu'on pouvait avoir envie de trouver, du moins pour tout ce qui était de première nécessité. C'était l'essentiel et bien que je me doute que j'aurais du mal à m'y faire, je savais déjà que je serais bien mieux là que sur ma petite plage à discuter avec les mouettes.

En passant devant ce qui semblait être le troisième restaurant du village, Daniel m'invita à manger. Réalisant que je n'avait rien dans l'estomac depuis mon départ, j'acceptai avec plaisir. La surprise vint du mets qu'on me proposa. Du poulet ! Voilà plusieurs semaines que je ne mangeais que des fruits de mer, du poisson ou des oeufs et voir un autre aliment était comme un rêve que je voyais enfin se réaliser.


Plusieurs sont devenus éleveurs ou cultivateurs. Les terres voisines sont très riches. Je suis navré de vous l’annoncer mais pour survivre, il faudra travailler.

Et alors ? C'est logique de travailler pour avoir sa pitance. Ce n'était pas ce qu'on faisait dans nos vies d'avant ?

Je lui souris tranquillement tout en terminant mon assiette, vérifiant de ne pas oublier la moindre miette. C'était fou comme le fait de ne pas avoir beaucoup à manger nous apprenait à faire attention. A peine le repas terminé, le médecin me conduisit jusqu'à ce qui semblait être l'hôtel de ville. Je fis la connaissance du maire, un homme pour le moins sympa qui s'organisa rapidement pour me trouver un toit. Quand on me donna les diamants, je ne compris pas vraiment à quoi ça allait servir mais je les pris comprenant qu'ils avaient une certaine importance, peut-être la monnaie des lieux ? Grâce à Daniel, je trouvai rapidement mon pavillon. Plongeant la clé dans la serrure, j'ouvris la porte, un peu curieuse de voir comment il était meublé.

Je serai toujours ravi si je puis vous aider en m’importe quoi.

Merci beaucoup !

Si j'étais déçue qu'il me laisse là, je n'en dis rien comprenant qu'il avait d'autres occupations en tant que seul médecin du village. Juste après son départ, je fermai la porte derrière moi et visitai les lieux. Le tour fut rapide mais j'appréciais ce que je venais de voir. Prenant une douche, je finis par me coucher, trop contente de pouvoir me reposer autant que je le désirais.

Quand je me réveilla plusieurs heures plus tard, il faisait presque nuit. Encore à moitié endormie, je sortis sur le seuil de mon nouveau chez-moi essayant de prendre mes repères dans ses lieux. Ce n'était pas forcément évident mais j'allais y arriver. Fermant, la porte, je marcha entre les pavillons, remarquant que presque tout le monde travaillait encore ou du moins avait des occupations. Il allait falloir que je me trouve moi aussi un boulot. Ramassant une branche, je la regardais vaguement quand une idée me traversa l'esprit. Ramassant rapidement une deuxième, je repartis vers mon pavillon, bien décidée à me préparer pour mon futur job !

Quelques heures plus tard, alors que l'aube pointait, j'étais fin prête. Sac à l'épaule, canne à pêche à la main et marchant d'un pas décidé vers le port, je le dépassa rapidement tout en continuant de fixer l'étendue bleue des yeux. Bientôt je trouva enfin ce que je désirais. M'installant au bord de l'eau, je prépara ma canne et pris dans mon sac un appât. J'avais suffisamment d'expérience maintenant pour savoir quoi faire pour réussir à tous les coups. Pour la première fois, j'avais prévue de ne rester que quelques heures, juste histoire de prendre mes marques et avoir de quoi préparer un repas et c'est ce que je fis.

De retour chez moi, je prépara le poisson que j'assaisonna avec quelques légumes que j'avais acheté en revenant de ma pêche. Quand le plat fut terminé, je le stocka dans le four, alla me rafraichir avant de sortir une nouvelle fois de chez moi et de me diriger vers le centre médical. Poussant la porte, il ne me fallut pas longtemps pour trouver la personne que je cherchais.


Bonjour Doc ! J'espère que vous avez bien dormi parce que moi oui ! Et j'espère aussi que vous avez faim ! Et pas la peine de refuser, le repas vous attend déjà !
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Daniel McIntosh

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MessageSujet: Re: Une femme à la mer!   Dim 22 Avr - 13:34

Dan était souvent débordé. Il ne s’en plaignait pas puisqu’il n’avait aucune vie sociale au village. L’un allait peut-être avec l’autre… Il avait des relations extérieures au boulot mais il pouvait les compter sur les doigts d’une seule main. Le maire et son épouse étaient des amis ainsi que les Walker. Pour le reste… des patients reconnaissants, sans plus.
La municipalité lui payait un salaire depuis que la mine de diamants avait été découverte. Il n’avait pas le temps d’aller piocher et requérir les services d’un mineur ne lui seyait guère.
Distractions : très peu. Les rares fois où il rentrait chez lui après le boulot, McIntosh se contentait d’un verre de vin en écoutant un peu de musique classique obtenue gracieusement grâce à la générosité de certains patients très contents de ses services. C’était gratifiant de recevoir de menus présents. Il se souviendrait longtemps de son premier cadeau, celui de Mrs Anderson, une des rescapées du même vol que lui. Le soin était banal, elle s’était juste entaillée méchamment le pouce en ouvrant des huîtres. Satisfaite des points de suture, elle avait absolument tenu à lui offrir… un bouton. Pour cette collectionneuse invétérée, il représentait une mine d’or. Cet objet nacré avait dû parer la chemise d’un duc du XVIème siècle. Dan, qui n’en avait rien à cirer, l’accepta pour ne pas froisser la dame.
Il avait reçu de tout depuis. Du bouton au transistor inutile en passant par des roches colorées ou de la pâtisserie faite maison ainsi que de vieux 33 tours. Le tourne-disque, il l’avait acquis à la pierre. Ça mettait de l’ambiance dans ses soirées solitaires.
La bagatelle, il n’y pensait pas. Pas que les occasions manquent ! Pas de temps, pas l’envie…
Parfois il songeait à sa fiancée, la ravissante Pauline Campbell, qui devait l’avoir pleuré d’une larme de crocodile avant de le remplacer. C’était mieux pour elle… et pour lui.

Ce jour-là, Dan était très pris avec un couple de jeunes gens mariés depuis cinq ans. Ils refaisaient leur lune de miel sur l’Ocean ‘s Queen lorsque celui-ci fit naufrage. Or Mrs Cartwright débutait une grossesse à l’époque. Arrivés sur l’île, ils crurent avoir perdu le bébé car les tests effectués peu après leur installation étaient négatifs. Seulement les nausées continuaient…
Les assistants infirmiers en ayant marre de voir ce couple revenir tous les mois pour des problèmes digestifs insolubles, s’étaient décidé à entretenir Dan du problème. Il avait fait refaire les analyses sanguines, tout paraissait normal. Par contre, l’échographie le laissa béat. Il la recommença trois fois avant d’être certain qu’aucun doute ne subsistait puis annonça l’étrange nouvelle aux Cartwright : le fœtus était toujours dans la matrice ! Son âge correspondait à celui qu’il avait lors du naufrage. Aucun signe vital n’était décelable, il n’était ni mort ni vivant… il était comme figé dans le temps.
Comment expliquer l’inexplicable ? La seule chose que Dan sut faire fut de leur donner de l’espoir :

Les nausées persistantes pourraient signifier que votre corps ne rejette pas le fœtus. On pourrait peut-être redémarrer le processus naturel en augmentant les taux d’hormones mais…

Il dut avouer n’avoir aucune idée du résultat d’une telle expérience. Jamais il n’avait entendu parler d’un cas similaire humain. Certes, chez différentes espèces animales, des femelles gravides retardent l’évolution des embryons, voire de la fécondation des ovules, en attendant des conditions meilleures pour la mise-bas. Comparer Mrs Cartwright à une louve ou une ourse polaire… Dan s’abstint.
Il établissait les ordonnances lorsque la porte de son bureau fut poussée par la dynamique Miss Eperly.


Bonjour Doc ! J'espère que vous avez bien dormi parce que moi oui ! Et j'espère aussi que vous avez faim ! Et pas la peine de refuser, le repas vous attend déjà !

Zut ! Il avait complètement oublié cette jeune naufragée. Pataugeant un peu d’être interrompu si cavalièrement, il répondit machinalement :

Bonjour ! Je… crois que j’ai dormi et… maintenant que vous m’y faites penser, j’avoue avoir très faim. Deux minutes, s’il vous plaît.

Cette diversion était une bénédiction. Il acheva la paperasse qu’il confia à un assistant avant d’enfiler son veston et de suivre la demoiselle.
Chemin faisant, il s’informa :


Le pavillon vous plaît ? C’est confortable, c’est-ce pas ?

Elle admit qu’il lui convenait et qu’elle ne s’était pas ennuyée de la matinée. En tout cas, elle semblait avoir hâte de lui démontrer ses talents culinaires.
Pas de chichis avec cette fille, on passa directement à table. Un fumet délicat s’élevait du plat présenté, de quoi titiller délicieusement les narines d’un affamé.


C’est vous qui avez pêché ce poisson et l’avez préparé ?

Elle eut l’air de trouver cela tout naturel.
Simple mais extrêmement savoureux, le plat conquit McIntosh qui en reprit deux fois avant de se caresser l’estomac, repus et heureux :


Wow ! Cela faisait longtemps que je n’avais rien dégusté d’aussi bon ! Félicitations, Miss Eperly. Si vous doutiez de votre vocation, je puis vous assurer que vous l’avez trouvée. Ça vous dirait de travailler dans un restaurant ? Ou d’ouvrir le vôtre… ? … Bien sûr cela requiert des fonds mais le maire est assez cool et pourrait vous faire une avance… Oui, nous sommes amis. Je lui en toucherai deux mots.

Il était extrêmement malpoli de quitter une table sitôt le repas achevé. Mais…

Veuillez m’excuser de déjà vous quitter. Je vous remercie pour tout ; le devoir m’appelle.

Déjà, il se dirigeait vers la porte puis, pris d’une inspiration soudaine, il se retourna :

Suis libre demain soir. Un barbecue, ça vous dit ?

C’était à peu près la seule chose qu’il savait cuisiner…
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